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Marion Mourgue

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Proposer une information vérifiée sur la politique française à partir d'analyses personnelles. Articles, photos, vidéos... Autant de manières de revenir sur l'actualité.  Sans m'interdire de mettre en ligne les articles publiés, sur lesquels j'ai aimé travailler.


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Mercredi 19 mars 2008

Remaniement.. gouvernement Fillon, acte IIIEN BREF

Et de 3! Voici le nouveau gouvernement Fillon, le troisième en dix mois. Hier, six Secrétaires d'Etat ont fait leur entrée  (Christian Blanc, Hubert Falco, Yves Jégo, Anne-Marie Idrac, Nadine Morano et Alain
Joyandet) et certains ministres (Lagarde, Borloo) ont vu leur portefeuille élargi.

- Jean-Louis Borloo se voit adjoindre l'énergie. Il devient ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire.

(ancien intitulé : ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables)

- Christine Lagarde se voit adjoindre l'industrie, les finances ne figurant plus dans son intitulé. Elle devient ministre de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi.

(précédemment : ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi)

 -Brice Hortefeux : le codéveloppement est remplacé par le développement solidaire. Il devient ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire.

(ancien intitulé : ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité et du Codéveloppement)

- Xavier Bertrand se voit adjoindre la famille. Il devient ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité.

(précédemment : ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité).

- Roselyne Bachelot se voit adjoindre la vie associative. Elle devient ministre de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative.

(ancien intitulé : ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports)

- Eric Besson se voit adjoindre le développement de l'économie numérique. Il devient secrétaire d'Etat chargé de la Prospective, de l'Evaluation des politiques publiques et du Développement de l'économie numérique auprès du Premier ministre.

(auparavant : secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre chargé de la Prospective et de l'Evaluation des politiques publiques)

- Hervé Novelli perd le commerce extérieur et se voit adjoindre le commerce, l'artisanat, le tourisme et les services. Il devient secrétaire d'Etat chargé du Commerce, de l'Artisanat, des Petites et moyennes entreprises, du Tourisme et des Services auprès de la ministre de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi.

(auparavant : secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi, chargé des Entreprises et du Commerce extérieur)

- Bernard Laporte se voit adjoindre la jeunesse et la vie associative. Il devient secrétaire d'Etat chargé des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, auprès de la ministre de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative.

(ancien intitulé : secrétaire d'Etat chargé des sports auprès de la ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports)

Changements de portefeuilles :

- Laurent Wauquiez, anciennement porte-parole du gouvernement, devient secrétaire d'Etat chargé de l'Emploi, auprès de la ministre de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi.

- Luc Chatel, jusqu'alors secrétaire d'Etat chargé de la consommation et du tourisme, devient secrétaire d'Etat chargé de l'Industrie et de la Consommation, auprès de la ministre de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi, ainsi que porte-parole du gouvernement.

- Jean-Marie Bockel, anciennement secrétaire d'Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie, devient secrétaire d'Etat à la Défense et aux Anciens combattants, auprès du ministre de la Défense.

- Alain Marleix, anciennement secrétaire d'Etat à la Défense chargé des Anciens combattants, devient secrétaire d'Etat à l'Intérieur et aux Collectivités territoriales, auprès de la ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales.

(source AFP)

par Marion Mourgue publié dans : En bref!
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Mardi 18 mars 2008

Le PS... et maintenant?ECLAIRAGE

Il y a des victoires qui peuvent se transformer en cauchemars. Le PS pourrait en faire les frais, une nouvelle fois, avec une bataille des chefs. Pourtant, le parti est désormais majoritaite à tous les échelons locaux : régions (20 sur 22), départements (déjà majoritaire, la gauche devrait en récupérer une dizaine jeudi après les élections des conseils généraux), grandes villes (14 sur 20).

Alors que les socialistes engrangent les villes et les conseils généraux, les divisions se font sentir entre les leaders. Les candidatures se multiplient pour occuper le poste de premier secrétaire que François Hollande quittera cette année. Avec en ligne de mire pour tous les socialistes : la présidentielle de 2012.

Martine Aubry contre Ségolène Royal. Ségolène Royal contre Bertrand Delanoë. Les strauss-kahniens et les fabiusiens contre Ségolène Royal mais prêts à «tendre la main» au Maire de Paris, selon leurs dernières déclaration... Le feuilleton ne fait que commencer puisque le congrès est censé se tenir en novembre prochain. Déjà ce mardi, sur Canal+, le proche de Ségolène Royal, Jean-Louis Bianco, a modifier le calendrier pour choisir le leader du PS, avant l'été. Selon les calculs des Ségoléniens, ce calendrier avantagerait Ségolène Royal qui jouit aujourd'hui d'une cote de popularité importante et surtout supérieure à celle de ses "amis" socialistes.

Autre problème à résoudre : la clarification de la stratégie du PS vis-à-vis du PC, des Verts et du Modem. Pendant les municipales, les positions des socialistes ont fluctué d'une vilel à l'autre. Alors que Ségolène Royal appelait pendant l'entre deux tours à des alliances avec le Modem, François Hollande et Bertrand Delanoë s'y sont montrés hostiles. Qui a tort, qui a raison? LEs socialites devront parvenir à se mettre d'accord. On se souvient du clivage qui avait parcouru le parti au moment des débats sur le projet de constitution européene. Qu'en sera-t-il sur la stratégie du PS. 

Enfin troisième épine pour les socialistes : comment parvenir à parler d'une voix audible alors que les égos sont nombreux rue de Solférino, que les déclarations se multiplient dans tous les sens et que beaucoup des ténors du parti sont en concurrence pour le même poste?

Pour l'instant, les trois questions restent sans réponse.

par Marion Mourgue publié dans : Eclairage
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Mardi 18 mars 2008

Le ParisienARTICLE PUBLIE dans le quotidien Le Parisien, du 18 mars

COMME en métropole, les électeurs de l'outre-mer ont majoritairement voté à gauche au second tour des municipales. A quelques exceptions près.

C'est à la Réunion
que cette tendance est la plus sensible.

La gauche dirige désormais 12 communes, contre 5 avant le scrutin. A Saint-Denis, le PS Gilbert Annette qui avait intégré six colistiers UMP sur sa liste l'emporte avec 54 % des suffrages contre le maire sortant, René-Paul Victoria. A Saint-André et à Saint-Paul, ce sont les communistes Eric Fruteau et Huguette Bello qui sortent vainqueurs du scrutin.

A la Guadeloupe, la surprise est venue de l'UMP Lucette Michaud-Chevry. A 79 ans, l'ex-présidente de la région ravit la mairie de Basse-Terre, au cours d'une triangulaire, avec 50,06 % des suffrages contre le maire sortant, Guy Georges. A Saint-François, le sortant Ernest Moutoussamy, apparenté PC, est battu par le jeune UMP Laurent Bernier.

En Martinique, le second tour a confirmé la progression de la gauche. A Schoelcher, elle l'a d'ailleurs emporté sur le député UMP, Alfred Almont.

En Guyane, le PS a perdu la ville de Cayenne qu'elle dirigeait depuis quarante-trois ans, avec la victoire du dissident Rodolphe Alexandre, face au maire sortant Jean-Claude Lafontaine (Parti socialiste guyanais). Quant au président de l'UMP Guyane, Gorges Michel Phinéra, il réalise à Montsinéry-Tonnégrande un score très faible... 6 % des suffrages.

En Polynésie, la commune de Pirae, dont Gaston Flosse (ex-UMP) fut le maire pendant des décennies, a donné, à quelques voix près, la majorité à l'UMP Béatrice Vernaudon devant le maire sortant Edouard Fritch, allié de Flosse.

A Saint-Pierre (Saint-Pierre-et-Miquelon), la maire PS sortante Karine Claireaux a été réélue avec 51,57 % des suffrages exprimés, malgré une triangulaire. 


Cf. Autres article publiés dans la presse.

par Marion Mourgue publié dans : Articles publiés
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Mardi 18 mars 2008
Le ParisienARTICLE PUBLIE dans le quotidien Le Parisien, daté du 18 mars

Adeline Hazan, 52 ans, à Reims (51)
Adeline Hazan, député européen socialiste, sort victorieuse du second tour avec 56,07 % des voix contre la candidate UMP, Catherine Vautrin. En 2001, cette magistrate proche de Martine Aubry avait raté la mairie à 1500 voix près. Elle a bénéficié de la rivalité sans merci entre les deux candidats de droite et anciens ministres, Catherine Vautrin et Renaud Dutreil. Elle est la première femme à occuper le siège de maire de la ville.

Gilles Demailly, 59 ans, à Amiens (80)
Gilles Demailly a fait chuter, à la surprise quasi générale, Gilles de Robien avec sa liste d'union des formations de gauche. Ce professeur de chimie l'emporte avec 56,21 % dans une ville où l'ancien ministre de l'Education nationale, tombeur des communistes en 1989, était systématiquement réélu au premier tour. Gilles de Robien, représentant la France au Bureau international du Travail, abandonne la politique locale.

Pierre Cohen, 57 ans, à Toulouse (31)
Encore inconnu des Toulousains il y a quelques mois, le député PS Pierre Cohen a fait basculer à gauche la quatrième ville de France. A la tête d'une liste d'union de la gauche, cet ingénieur informaticien a gagné une ville que la droite dirigeait depuis 1971. Successivement proche de Jean-Pierre Chevènement et de Lionel Jospin, Cohen affiche aujourd'hui sa sympathie pour Betrand Delanoë.

Michel Moyrand, 59 ans, à Périgueux (24)
A 113 voix près, Michel Moyrand a détrôné le maire sortant UMP et ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos. Un résultat serré (50,42 % contre 49,58%) qui fait oublier à Moyrand, secrétaire départemental du PS et vice-président du Conseil régional d'Aquitaine, son échec aux municipales de 2001. La ville était détenue par la droite...depuis trente-sept ans.

Dominique Gros, 65 ans, à Metz (57)
La ville n'avait pas connu de maire de gauche depuis l'instauration du suffrage universel, en 1878! C'est chose faite avec la victoire du socialiste Dominique Gros, ingénieur, conseiller municipal depuis 24 ans, tombeur de Jean-Marie Rausch. A la tête d'une liste d'union de la gauche, Dominique Gros a profité des divisions de la droite pour détrôner Rausch, 78 ans, réélu dans sa ville depuis... trente-sept ans.

Cf. Autres articles publiés dans la presse
par Marion Mourgue publié dans : Articles publiés
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Lundi 17 mars 2008
Nicolas Sarkozy va tenter de "faire président"ECLAIRAGE

Hier soir, la gauche l'a emporté. En devenant majoritaire dans 183 villes de plus de 30 000 habitants (soit un gain de 38 villes par rapport à 2001) contre 124 à la droite. Une victoire qui ne peut laisser insensible le président de la République qui avait annoncé qu'il "tirerait les leçons du scrutin". 

Et si l'on ne doit pas s'attendre à de gros boulerversements, les premiers changements ont déjà commencé à l'Elysée. Et plus partiulièrement dans l'équipe rapprochée du président. Le porte-parole David Martinon est éjecté aux Etats-Unis et son poste rayé de l'organigramme. C'est le proche de Nicolas Sarkozy, Franck Louvrier, qui reprend la communication de la présidence. En collaboration avec Jean-David Levitte, le "sherpa" du président spécialiste des affaires internationales, et le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, qui interviendront respectivement sur les affaires diplomatiques et sur les affaires intérieures.
 
Georges-Marc Benamou, conseiller du président pour la culture et la communication, doit aussi quitter le Palais pour prendre la direction de l'académie de France à Rome, dite Villa Médicis. Un départ qui devrait en réjouir plus d'un...aux premiers rangs desquels la ministre de la culture, Christine Albanel qui n'a pas supporté qu'il s'accapare le dossier de France Monde.

Le président, aidé et encouragé par ses conseillers, va aussi tenter de redorer son image... avec le souci de "faire plus président" qu'actuellement. Fini - pour un temps au moins - les étalages de richesse, les voyages dans des palaces dorés pour mieux se recentrer sur les thèmes de campagne qui avaient fait son succès : immigration, sécurité.

Côté réformes, le président a clairement annoncé qu'il allait continuer. Le 6 février dernier, dans un entretien accordé au Figaro, il déclarait : "Mon devoir est d'envisager les choses dans la durée. Je n'ai pas l'intention de rythmer mon quinquennat en fonction des scrutins (...) qui nous attendent. J'ai un cap, je tiendrais ce cap". En clair, le gouvernement et les députés de la majorité devraient plancher dans les premières semaines sur le contrat de travail, la représentativité des syndicats, la réforme de la fonction publique, celle des institutions... 

La première dame de France, elle, devrait aussi oeuvrer pour son mari en s'investissant pour "faire Première Dame de France", après le passage troublé de Cécilia Sarkozy (152 jours... un record). D'ailleurs, on a vu l'actuelle épouse du président de la République poser dans les cuisines de l'Elysée. Tout un symbole!

par Marion Mourgue publié dans : Eclairage
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Lundi 17 mars 2008
Les élus des vingts arrondissements parisiensEN BREF

1er arrondissement : Jean-François Legaret (UMP) : 52,8 %
2ème arrondissement: JacquesBoutault (Verts) : 68,3%
3ème arrondissement : Pierre Aidenbaum (PS ): 55 % dès le premier tour
4ème arrondissement : Dominique Bertinotti (PS) : 60,9 %
5ème arrondissement : Jean Tibéri (UMP) : 45 %
6ème arrondissement : Jean-Pierre Lecoq (UMP) : 56 %
7ème arrondissement : Rachida Dati (UMP) : 57,7 %
8ème arrondissement : François Lebel (dissident UMP) : 48,6 %
9ème arrondissement : Jacques Bravo (PS) : 63 %
10ème arrondissement : Rémi Féraud (PS) : 75 %
11ème arrondissement : Patrick Bloche (PS) : 55 % dès le premier tour
12ème arrondissement : Michèle Blumenthal (PS) : 64,8 %
13ème arrondissement : Jérôme Coumet (PS) : 69,9 %
14ème arrondissement : Pierre Castagnou (PSàà : 57,4 %
15ème arrondissement : Philippe Goujon (UMP) : 52,7 %
16ème arrondissemennt : Claude Goasguen (UMP) : 51 % dès le premier tour
17ème arrondissement : Françoise de Panafieu (UMP) : 52,7 %
18ème arrondissement : Daniel Vaillant (PS) : 72,5 %
19ème arrondissement : Roger Madec (PS) : 52,1 % dès le premier tour
20ème arrondissement : Frédérique Calandra (PS) : 69,5 %
par Marion Mourgue publié dans : En bref!
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Samedi 15 mars 2008

Le ParisienARTICLE PUBLIE dans le quotidien Le Parisien, daté du 15 mars. Ecrit avec Philippe Martinat.

La plupart des candidats issus de la diversité et têtes de liste aux municipales ont été éliminés entre les deux tours. Un grave échec pour le système politique français et pour l’ouverture et le renouvellement des élus. 

PAS LA PEINE d’attendre dimanche soir pour se rendre compte que les municipales ne vont pas faire avancer beaucoup la représentation de la diversité en France. Tous partis confondus, le nombre de maires élus cette année dans les 367 villes de plus de 20 000 habitants se comptera sur les doigts d’une seule main. Seule la socialiste Samia Ghali a été brillamment élue dès le 1 e r tour dans le VIII e secteur de Marseille (Jean-Noël Guérini promet de la nommer première adjointe s’il l’emporte). Dans le VII e arrondissement de Paris, l’UMP Rachida Dati devra attendre ­ sans risque ­ demain soir pour être élue. Les socialistes Seybah Dagoma (I e r arrondissement de la capitale) et Hussein Mokhtari (Garges-lès-Gonesse) pourraient aussi devenir maires.
Si l’UMP avait accordé treize têtes de liste à des représentants de la diversité, le PS ne leur en avait concédé que sept. Certes, la Marseillaise Samia Gahli, la Lyonnaise Najat Belkacem (qui sera adjointe de Gérard Collomb et devrait aussi remporter le XIII e canton du Rhône) et la Parisienne Seybah Dagoma devraient émerger de ce scrutin. Mais parmi celles ou ceux, beaucoup plus nombreux, qui seront élus conseillers municipaux, combien en retrouvera-t-on dans les exécutifs des mairies ? 

D’ores et déjà, l’amertume est forte.

« Il est clair que les partis sont bien plus frileux que les électeurs. Mais plus encore que les partis, ce sont les petits barons locaux qui s’accrochent à leur siège comme une moule sur un rocher », affirme Rachid Mammeri. Investi par les militants PS à Evreux, cet ingénieur a vu se dresser contre lui trois conseillers généraux PS. Pis : au lendemain du 1 e r tour, le PS lui a retiré son investiture pour la donner à l’un de ses dissidents arrivé devant lui. Un retournement aussi incohérent qu’inefficace… « Cela ouvre la porte à des comportements très limites », grince Malek Boutih, membre de la direction du PS.
« La véritable reconnaissance, c’est quand on gagnera une grosse ville »

Lui aussi investi à la régulière par la section PS d’Etaples (Pas-de-Calais), Bagdad Gehzal s’est vu préférer par la fédération locale un jeune énarque. A la tête d’une liste indépendante, il a été éliminé avec 9,97 %. « Je ne décolère pas, lâche-t-il. J’ai été l’objet d’une double discrimination de la part des petits barons locaux : ethnique, car on m’a attaqué sur mes origines, et sociale car je viens des quartiers populaires.» « J’aurais aimé gagner, glisse Kamel Hamza, candidat UMP à La Courneuve. La véritable reconnaissance de la diversité, c’est quand on gagnera une grosse ville. »
Imposée par Sarkozy dans le très bourgeois VII e arrondissement de Paris, la garde des Sceaux Rachida Dati, peut-être victime de préjugés sur ses origines, devra en passer par un deuxième tour. L’échec le plus spectaculaire est celui de Razzy Hammadi à Orly. Le jeune dirigeant du PS n’a réussi que 13,30 %. « C’est la faillite d’une méthode qui consiste à se servir d’une tête de pont médiatique pour cacher un bilan catastrophique socialement pour le PS », assène un dirigeant de la Rue de Solférino. « Si vous réalisez que les candidats de la diversité sont issus des milieux populaires, demandez-vous combien de gens sortis de milieux ouvriers sont présents dans les instances des partis ?» interpelle Khedidja Bourcart, tête de liste des Verts dans le XI e arrondissement de Paris, éliminée dès le premier tour. Conclusion de Kamel Hamza : « Il faut qu’on s’impose à l’intérieur des appareils politiques. »

Cf; Autres articles publiés dans la presse

 

par Marion Mourgue publié dans : Articles publiés
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Livre politique

Le dernier livre politique lu :  «Le Président et Moi», par Philippe Ridet, Albin Michel, 236 pages, 17 €.

 
Ce livre qui se lit comme un roman, est truffé d'anecdotes sur Nicolas Sarkozy. A lire au plus vite pour celui qui veut essayer d'en savoir plus sur le personnage tel qu'il est en dehors des caméras.

Le journaliste du Monde, Philippe Ridet, décortique le personnage et la stratégie de Sarkozy. Tantôt drôle, souvent cassant voire méprisant, l'homme politique se met en scène au quotidien. Une mise en scène qui n'empêche pas une grande solitude.

Lire les autres chroniques de livres


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