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Marion Mourgue

Mon projet ?

Proposer une information vérifiée sur la politique française à partir d'analyses personnelles. Articles, photos, vidéos... Autant de manières de revenir sur l'actualité.  Sans m'interdire de mettre en ligne les articles publiés, sur lesquels j'ai aimé travailler.


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Mardi 21 novembre 2006

Quelques jours après le choix des militants du PS en faveur de Ségolène Royal, le bureau politique de l’UMP doit fixer, mercredi 22 novembre, l’agenda et le mode de désignation de son candidat, à l’élection présidentielle de 2007.  

 

" Les favoris de l’automne sont rarement vainqueurs au printemps », lançait, mi-novembre, l’ancien Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin. Difficile de ne pas y voir une allusion à l’égard de son ancien ministre, Nicolas Sarkozy, qui ne cache pas ses intentions de se présenter à l’élection présidentielle.

Pourtant, quelques jours après la victoire écrasante de Ségolène Royal, lors des primaires du PS, le président de l’UMP apparaît affaibli. Dur d’apparaître en « rupture » avec sa propre majorité qui est au pouvoir depuis 1995. Dur aussi d’incarner la rupture face à une candidate qui n’a pas eu le parcours classique du présidentiable ; ni homme, ni chef de parti, ni titulaire d’un ministère régalien, Ségolène Royal incarne, aux yeux de l’opinion publique, le « changement ».

  

La messe n’est pas dite

 

Si le président de l’UMP fait toujours figure de favori de la droite dans les sondages, il ne fait pas l’unanimité au sein de son camp. L’a-t-il fait précédemment ? Rien n’est moins sûr, mais désormais ses « amis » ne se cachent plus pour le faire savoir. Les attaques se multiplient. Jacques Chirac laisse planer le doute quant à une troisième candidature et ne prévoit de s’expliquer qu’au premier trimestre 2007. Quant à Bernadette Chirac, elle  déclare, dans Le Nouvel Observateur, que « la messe n’est pas dite » pour la présidentielle de 2007. Quand on sait que la première dame de France avait prévu - bien avant les autres- que Jean-Marie Le Pen serait au second tour, en 2002, on se demande si cette fois, elle a vu juste.

Le Premier ministre, Dominique de Villepin, ne dit d’ailleurs pas autre choses : « Je ne crois pas que les Français soient entrés dans le choix présidentiel », a-t-il souligné sur le plateau de Ripostes, dimanche 19 novembre, avant d’ajouter que « rien n’est joué » et qu’il ne faut pas « figer les choses ».

Un jeu d’autant moins figé, que la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, laisse planer le doute sur son éventuelle participation : "Je m'exprimerai sur ma candidature au début de l'année prochaine", affirme-t-elle dans Le Journal du Dimanche du 19 novembre.

 

Contestation interne

 

Face à cette contestation interne qui s’organise et se médiatise, les partisans de Nicolas Sarkozy s'agacent et se servent des sondages pour répondre. L’un des derniers publiés - le sondage Ipsos-Le Point effectué du 17 au 19 novembre - rappelle l'écrasante supériorité du président de l'UMP : 77 % des sympathisants de l'UMP affichent leur préférence pour Nicolas. Sarkozy, loin devant Michèle Alliot-Marie (17 %) et Dominique de Villepin (6 %). Mais les sarkozystes insistent moins sur la deuxième partie du sondage qui montre que 49 % des Français souhaitent un deuxième candidat UMP à l'élection présidentielle, tout comme 34 % des sympathisants UMP. Ce n’est que le 14 janvier que les militants désigneront le candidat UMP pour la présidentielle. D’ici là, l’offensive anti-Sarkozy pourrait gagner du terrain.

 

 

 

par Marion Mourgue publié dans : Eclairage
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Lundi 20 novembre 2006

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Les artistes français choisissent leur camp.


Dans sa chanson intitulée Marine, en référence à la vice-présidente du Front national, la rappeuse Diam's cible son attaque: "N'oublie jamais que tu es le problème / D'une jeunesse qui saigne", avant d'ajouter: "Ma haine est immense quand je pense à ton père."
Diam's prend également à parti Nicolas Sarkozy: "Y a comme un goût de démago dans la bouche de Sarko."

Le président de l'UMP qu inspire aussi le chanteur Renaud: "Espérons qu'ça lui fera la peau / A la facho / Qui vote Sarko."

2007 semble être dans toutes les têtes: "J'attend 2007 / C'est mon seul espoir : De sortir du brouillard / Voir Chirac en prison", chante le groupe Wampas.



Et si Au Bonheur des Dames dément se référer  à Ségolène Royal, on ne peut s'empêcher d'y penser: "Imaginez, à l'Elyséen la plus belle du parti (...) / C'est elle la bombe de son parti / C'est Hollande qui nous l'a dit."

Des chansons qui se veulent porteuses d'une dimension civique: "J'incite au vote, cinq minutes c'est quoi?", chante le groupe Sniper.

Article paru dans L'Express, 28/09/2006
par Marion Mourgue publié dans : Articles publiés
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Lundi 20 novembre 2006
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L'Europe des 25, la France en parle beaucoup... mais y participe peu.

Depuis la nomination du gouvernement de Dominique de Villepin, le 2 juin 2005, elle se singularise par un taux d'absentéïsme important lors des réunions ministérielles à Bruxelles.

Pour le Conseil Justice et Affaires intérieures, Nicolas Sarkozy est régulièrement absent. Sur les huit sessions consacrées à la sécurité, il ne s'est présenté qu'une seule fois, le 13 juillet 2005, six jours après les attentats de Londres - quand son homologue allemant a été absent, lui, à une seule reprise. Sarkozy se fait remplacer par Christian Estrosi, ministre délégué à l'Aménagement du territoire, ou Pierre Sellal, représentant permanent de la France à Bruxelles.

Pour la partie du Conseil consacrée à la justice, le garde des Sceaux, Pascal Clément, est davantage présent : il a assisté à cinq réunions sur huit.

Thierry Breton a, lui aussi, l'habitude de sécher les séances du Conseil Affaires économiques et financières, l'Ecofin. Ses homologues européens ont donc surtout vu Pierre sellal, son remplaçant à neuf reprises.

Mais la palme de l'absentéisme échoit au ministre de l'Emploi : Jean-Louis Borloo ne s'est présenté à aucune session de travail du Conseil Emploi, Politique sociale, Santé et Consommateurs.

Celle de l'assiduité revient à Nelly Olin : la ministre de l'Ecologie n'a manqué aucune réunion à 25. Ses homologues de l'Agriculture, Dominique Bussereau, et des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, la suivent de près, avec respectivement 12 présences sur 13 et 14 sur 19.

Article paru dans l'Express, n° 2883, 5-11 octobre 2006.

Paru aussi dans l'Express 
En chanson
Micro baladeurs
par Marion Mourgue publié dans : Articles publiés
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Lundi 20 novembre 2006
Dans "Cabu et Paris", le dessinateur de presse met en scène la capitale et ses habitants.

"Concert classique", écrit Cabu, "fermez les yeux, ouvrez les oreilles. Concert rock: faites le contraire". Exposition "Cabu et Paris" à l'Hôtel de Ville: faites les deux. Le dessinateur de presse ne serait sûrement pas indifférent à l'accueil que les Parisiens réservent à ses dessins et ses légendes. Car ici, l'un ne va pas sans l'autre.

Rangés en file indienne, les visiteurs attendent patiemment leur tour. Dans un silence quasi-religieix rompu d'éclats de rire, ils regardent attentivement chaque bulle, chaque légende, de peur de passer à côté d'un commentaire satirique de Cabu. Tout lui sert de prétexte pour commenter l'actualié politique et sociale de Paris. Un dessin d'un immeuble haussmannien et c'est l'occasion pour lui de se référer à la mixité sociale: "Hier, il n'y avait pas d'ascenseur, mais de la mixité sociale jusque dans le lit de la bonne, précise-t-il; Aujourd'hui, il n'y a plus d'ascenseur social ni de mixité, et la bonne est sans papiers".

Soixante-huit planches originales, des collages en noir et blanc de dessins de presse, des croquis de bâtiments parisiens ou encore des silhouettes en mouvement grâce à des traits plus ou moins épais; autant de saynètes qui permettent à Cabu de mettre en scène Paris - la ville qu'il affectionne et qu'il croque depuis cinquante ans.

Les dessins sont en noir et blanc. Les légendes aussi. Seuls quelques éléments - généralement le personnage principal - se trouvent en couleurs, comme ce petit bonhomme frêle à la sortie de la messe rue Saint-Denis, peint en vert. Alors qu'il se dirige vers un sex-shop qui avoisine l'église de laquelle il sort, sa femme l'attrape par le col. Commentaire de Cabu: "Les sorties de messe ont bien changé".

Le cri d'une Lustucru

"C'est énorme", s'esclaffe Pauline, 18 ans, en s'attardant devant le dessin n°6. On peut y lire : "Quai de Conti. Au débouché de la rue Dauphine, le cri d'une Lustucru". La Lustucru... c'est une femme flic censée s'occuper de la circulation mais qui téléphone à sa mère, en plein milieu des bouchons parisiens. "Celui-là aussi, c'est un pamphlet plein de mordant", ajoute la mère de la jeune fille. 

Dans la deuxième salle de l'exposition qui en compte quatre, Cabu a inscrit : "Sous Pompidou, le plombier passait avant les maçons (Beaubourg), sous Chirac les pots-de-vin passaient avant les maçons". Aucun homme politique n'est ménagé, aucune institution n'est épargnée. Aucun quartier n'en ressort indemne. Même les Champs-Elysées, l'avenue emblématique de la capitale, est visée: "La plus belle avenue du monde, oui, mais que de conneries elle a vu passer", rétorque Cabu.

Exposition gratuite du 21 septembre 2006 au 27 janvier 2007, salon d'accueil de l'Hôtel de Ville, 29 rue de Rivoli, 75004 Paris. Métro: Hôtel de Ville. Tous les jours, sauf dimanche et jours fériés, de 10h à 19h.

par Marion Mourgue publié dans : Reportage
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Lundi 13 novembre 2006

Après les conjoints, voici les enfants...

 

On connaissait Claude Chirac, la fille du président de la République , Jacques Chirac, et la conseillère en communication de son père.

On s’habituait à la nouvelle silhouette - amaigrie, cheveux coupés - de Marine Le Pen, vice-présidente du Front national (FN), le parti de Jean-Marie Le Pen, et désignée comme "directeur stratégique" de la campagne de son père.

 

 

On découvre désormais Thomas Hollande, le fils de Ségolène Royal et de François Hollande qui milite pour sa mère, candidate à l’investiture du Parti socialiste. Du haut de ses vingt-et-un ans, l’aîné des quatre enfants de la présidente de Poitou-Charentes, anime Ségosphère.net,  « le mouvement des jeunes qui s'engagent pour Ségolène Royal », parce que « les campagnes de Ségolène, dit-il, c’est du nouveau ».

 

Et on connaîtra prochainement la fille de Dominique Voynet qui se jette, elle aussi, dans le bain politique. Marine Ronzani, 28 ans et enseignante, portera les couleurs des Verts à Dole (Franche-Comté) pour les législatives de 2007 au moment même où sa mère les endossera pour la présidentielle.

 

 

Les enfants porteront-ils chance à leurs parents ? A moins que ce ne soit l’inverse...

 

 

 

par Marion Mourgue publié dans : En bref!
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Lundi 13 novembre 2006

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Après Dominique Strauss-Kahn, Jacques Chirac: les hommes politiques n'aiment pas voir leurs propos "volés"

Avant de se rendre dans un magasins de disques, Dominique Strauss-Kahn s'isole avec Ramzi Khiroun, son directeur de communication : "Surtout, tu demandes le disque Zidane y va marquer, tu dis que c'est pour ton petit-fils". La scène est diffusée sur Canal +, dans un reportage, le 10 septembre.

Car DSK portait sur lui un micro. Selon Anne Ginzburger, rédactrice en chef de Dimanche +, le député n'a pas été piégé : il pouvait couper le micro à tout moment, il ne l'a pas fait. Faux, rétorque Ramzi Khiroun. Il dit avoir demandé que le son soit coupé et que le cameraman cesse de filmer.

Chaque partie réfute la version opposée. La rédaction insiste sur l'objectif de l'émission, qui est, selon elle de "décrypter et non de décridibiliser". Ramzi Khiroun évoque une "malhonnêteté intellectuelle", distinguant la "personne qui cherche à piéger" du "journaliste qui fait son travail en parvenant à saisir un sonore".

 

Jacques Chirac, lui, ne portait pas de micro... mais n'a pas vu ceux qui l'entouraient. Au sommet Europe-Asie d'Helsinki (Finalnde), le chef de l'Etat a été filmé avec José Luis Zapatero, président du gouvernement espagnol. Il a regretté que son aparté sur le Liban ait été diffusé par TF1 et par France 2 le 10 septembre. Propos "volés" a déclaré le chef de l'Etat.

"En aucun cas on ne peut parler d'images volées, répond Bernard Volker, le journaliste de TF1 présent au sommet, mais d'images de pool avec un son d'ambiance".

Quelques minutes avant le début du sommet, les cameramen sont autorisés, sans les preneurs de son, à filmer les chefs d'Etat et de gouvenrment. Il semble que le président n'ait pas fait attention à la caméra, pensant que l'absence de "perche" empêcherait l'enregistrement du son. "Comme tout le monde le sait", précise Bernard Volker, les caméras sont munies d'un micro d'ambiance. La diffusion du reportage a provoqué la colère de Claude Chirac.

Après avoir cherché à contrôler leur image, les hommes politiques vont devoir surveiller leurs paroles.

Marion Mourgue

 

 Article paru dans le numéro 2881 de L'Express, 21-27 septembre 2006.

Paru également dans l'Express : 
Ces ministres qui sèchent Bruxelles

En chanson

par Marion Mourgue publié dans : Articles publiés
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Samedi 11 novembre 2006

Pourquoi ce blog ? En plus, un blog sur la politique…

 

Un de plus, me direz-vous. Facile en ces temps de campagne électorale, pourriez-vous ajouter.

Mais en créant ce blog (en novembre) 2006, mon blog, c’était une évidence : politique, politique, politique ! Et oui depuis 1988, je suis les campagnes électorales, les débats à la télé, les programmes des uns et des autres, les bouquins de chacun, les petites phrases assassines...

 

Les trois prochaines années devraient me combler. Rendez-vous compte : élections présidentielle et législatives puis cantonales et municipales en 2008. Européennes en 2009, régionales en 2010 !

 

LULU

 

Pourtant, en écrivant ici, je vise une personne en particulier. Elle se reconnaîtra sous le diminutif de Lulu. Lulu n’aime pas la politique, ça l’ennuie. Elle n’y comprend rien et n’a pas envie de comprendre.

 

Alors elle me demande des petites fiches : qui fait quoi, qui dit quoi, qui veut quoi et pourquoi. Mais attention, Lulu décroche vite. Et oui, pour elle, ça n’a rien de très passionnant. Et c’est là que tout se complique. Au bout de quelques minutes, elle cesse la conversation. Quelques minutes à peine pendant lesquelles elle attend d’y voir plus clair.

 

Pas facile ! et pourtant exercice passionnant pour quelqu’un qui veut devenir journaliste. Parce que finalement, le journalisme consiste à donner aux autres les moyens d’être au courant, de comprendre les tenants et les aboutissants et in fine de se faire une opinion.

 

Parce que le journalisme vise à aller vers les autres, à être curieux et à dialoguer même avec ceux qui ne partagent pas les mêmes passions.

 

Alors à tous et à toutes les Lulu, j’espère que Res Politica pourra, à son petit niveau, apporter quelques éléments d’éclairage. Et en retour que les Lulu me transmettent leurs questions, leurs commentaires, leurs interrogations, leurs critiques.


Si vous voulez en savoir encore plus, allez voir Qui je suis ? 
par Marion Mourgue publié dans : En bref!
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Livre politique

Le dernier livre politique lu :  «Le Président et Moi», par Philippe Ridet, Albin Michel, 236 pages, 17 €.

 
Ce livre qui se lit comme un roman, est truffé d'anecdotes sur Nicolas Sarkozy. A lire au plus vite pour celui qui veut essayer d'en savoir plus sur le personnage tel qu'il est en dehors des caméras.

Le journaliste du Monde, Philippe Ridet, décortique le personnage et la stratégie de Sarkozy. Tantôt drôle, souvent cassant voire méprisant, l'homme politique se met en scène au quotidien. Une mise en scène qui n'empêche pas une grande solitude.

Lire les autres chroniques de livres


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