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Marion Mourgue

Mon projet ?

Proposer une information vérifiée sur la politique française à partir d'analyses personnelles. Articles, photos, vidéos... Autant de manières de revenir sur l'actualité.  Sans m'interdire de mettre en ligne les articles publiés, sur lesquels j'ai aimé travailler.


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Mercredi 12 mars 2008
undefinedEN BREF

Le débat entre les deux candidats à la Mairie de Paris a commencé à 18h25 sur Canal+ et est animé par Laurence Ferrari. Bertrand Delnaoë (PS) et  Françoise de Panafieu se font face. 

Que peut-on retenir, sur la forme, des quinze première minutes du débat?

La candidate de l'UMP utilise les techniques classiques de communication pour déstabiliser son adversaire :
-ne pas le regarder, 
-rire ou sourire quand il parle,
-faire non de la tête quand il évoque,
-répétez : "ne m'interrompez pas, je ne vous ai pas interrompu".

L'exaspération du maire sortant de Paris semble croître. Le sourire figé, les sourcils froncés, Bertrand Delanoë la regarde fixement. "Madame..., je peux dire un mot?".

Le débat doit encore durer une petite demi-heure.
par Marion Mourgue publié dans : En bref!
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Mercredi 12 mars 2008
undefinedECLAIRAGE

Après le premier tour des municipales, Martine Aubry et Bertran Delanoë - deux ténors socialistes qui figurent en bonne place pour obtenir un second mandat respectivement à Lille et Paris - ont opté pour deux stratégies très différentes à l'égard du MoDem.

A Lille, Martine Aubry a signé un accord d'avant second tour avec le chef de file du MoDem, Jacques Richir. "A partir du moment où le MoDem lillois prend clairement position contre la politique de Nicolas Sarkozy, et à la condition d'approuver notre programme d'union de la gauche, nous sommes prêts à accueillir auprès de nous toutes les bonnes volontés", a-t-elle déclaré.

A Paris, Bertrand Delanoë a refusé une alliance avec le MoDem, préférant lui proposer, "une fois le Conseil de Paris élu, un partenariat conforme à ce que Marielle de Sarnez [ chef de file du MoDem à Paris]avait elle-même évoquée" (Le Parisien du 12 mars). Un partenariat qualifié "d'original" après le second tour mais qui équivaut pour Marielle de Sarnez à un "geste de fermeture". Le parti de François Bayrou a donc décidé de maintenir ses listes dans les trois arrondissements où le candidat du MoDem avait dépassé le seuil des 10% nécessaires (Ve, VIIe et XIVe où Marielle de Sarnez est tête de liste).

Deux stratégies, deux paris. Le Maire sortant de la capitale, qui a obtenu presque 42 % des suffrages au soir du premier tour, n'a pas besoin des voix du Modem pour l'emporter dans cinq jours. Mais son calcul ici est tout autre. Bertrand Delanoë compte aussi sur sa réélection à la Mairie de Paris pour devenir l'un des barons incontournables du parti socialiste... un parti socialiste qui devrait bientôt changer de premier secrétaire. 

Or, dans cette batailles, une pléiade de candidats s'est déjà fait connaître : parmi lesquels Ségolène Royal et à demi-mots Bertrand Delanoë. Qui cherchent en tous points à se dinstinguer l'un de l'autre. Dimanche soir, quelques minutes après l'annonce des premiers résultats des municipales, Ségolène Royal prônait "partout" des alliances avec le MoDem. Le même soir, Bertrand Delanoë prenait le contre-pied de ces déclarations en refusant de conclure de telles alliances à l'échelle parisienne.

A Lille, Martine Aubry qui a obtenu 46 % des suffrages dimanche dernier a signé une alliance avec les Verts (11,58%), et avec le Modem (7,79%). Electoralement, la maire socialiste sortante n'avait donc pas besoin des voix centristes. Et pourtant, l'accord a été scellé. Peut-être que là encore, derrière son élection se joue une autre bataille : l'accès à la communuauté urbaine de Lille. Elle succéderait ainsi au socialiste Pierre Mauroy. Le MoDem l'assurant, en contre-partie de son soutien.
par Marion Mourgue publié dans : Eclairage
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Mardi 11 mars 2008
undefined

EN BREF

En Seine-Saint-Denis, les candidats PCF et PS ont échoué dans leurs négociations à constituer une liste unique pour le second tour des élections municipales. 

Dans quatre communes du département, les maires sortants communistes affronteront des candidats de droite ... mais aussi du PS. Une révolution dans une zone marquée d'habitude par la règle du «désistement républicain». En clair, le candidat gauche communiste ou socialiste qui obtient le moins de voix se désiste en faveur de l'autre candidat gauche qui est arrivée devant lui.

A Bagnolet, Saint-Denis, Aubervilliers et La Courneuve, quatre municipalités communistes, les candidats socialistes arrivés en deuxième position ont maintenu leur candidature.

En revanche, l'union des listes PS-PCF a été obtenue dans trois autres villes de Seine-Saint-Denis: Villetaneuse, derrière la communiste Carinne Juste, Pierrefitte, derrière le socialiste Michel Fourcade, et Noisy-le-Sec, derrière la socialiste Alda Pereira-Lemaître.

Lire aussi : Municipales à Saint-Denis : pourquoi le PS fait bande à part

par Marion Mourgue publié dans : En bref!
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Mardi 11 mars 2008
Le Parisien ARTICLE PUBLIE dans le quotidien Le Parisien, 11 mars.


A quoi reconnait-on un homme politique satisfait? A son blog! Après l'annonce des premiers résultats des élections municipales, plusieurs candidats élus ont pris leur plume ou plutôt leur clavier pour exprimer leur joie. 
«Bonheur, Bonheur, bonheur!», a écrit hier matin, Alain Juppé, le maire sortant (UMP) de Bordeaux réélu il y a deux jours avec 56,62 % des suffrages. Arnaud Teullé, candidat dissident à Neuilly (Hauts-de-Seine) ne boudait pas non plus son plaisir après avoir raflé 32,12 % des suffrages. «On nous disait cette élection bouclée d'avance... Nous avons gagné le ballotage», affirme Arnaud Teullé sur son site en visant le candidat UMP, Jean-Christophe Fromantin (47,89 %). 
Autre site, autre ton. Depuis dimanche soir, Yves Jégo, porte-parole de l'UMP et maire sortant de Montereau (Seine-et-Marne), a publié deux billets pour remercier ses électeurs, après avoir réalisé «un score historique» (69,19 %). Le ton est solennel... presque grave : «Je mesure le poids de cette confiance qui m'honore et m'engage avec mon équipe municipale à me montrer à la hauteur de ce score».
A gauche, aussi, les hommes politiques ont «bloggué» leur joie. «Je ressens ce soir le formidable témoignage de confiance que nous adressés [sic] les Lyonnaises et les Lyonnais», soulignait le maire PS Gérard Collomb, après sa réélection (52,96% des suffrages) mais avec une petite faute de frappe... A Paris, le maire socialiste sortant, Bertrand Delanoë a mis en ligne une vidéo où il exprime sa «gratitude» pour ses électeurs «Parisiennes et Parisiens», après avoir emporté 41,9% des voix dimanche soir. Les perdants, eux, sont restés muets.


M. M.

cf. Autres articles publiés dans la presse
par Marion Mourgue publié dans : Articles publiés
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Mardi 11 mars 2008
Le ParisienARTICLE PUBLIE dans le quotidien, Le Parisien, du 11 mars.

Dominique Perben, (UMP, Lyon) enregistre une sérieuse défaite face au maire socialiste sortant, Gérard Collomb : il ne réunit que 30,2% des suffrages et perd le 3ème arrondissement dans lequel il se présentait. Comme Nadine Morano, (UMP, Toul) arrivée en troisième position avec 24,40 des voix. Dans cette ville de Meurthe-et-Moselle, la porte-parole de l'UMP réalise un très mauvais score, derrière la maire socialiste sortante Nicole Feidt (34,63%) et le candidat divers droite Jacques Gossot (25,07%). Morano, proche de Nicolas Sarkozy, semble avoir subi de plein fouet la baisse de popularité du président de la République. Dans la Marne, la guerre fratricide entre les deux ex-ministres du gouvernement Villepin a déjà fait une victime : Renaud Dutreil, (UMP, Reims). Le candidat de l'UMP n'a récolté que 23 % des sondages... deux points de moins que sa rivale dissidente Catherine Vautrin (25,19 %), face à la tête de liste PS-PCF-Verts, Adeline Hazan (42,06 %). A la demade de l'UMP, Renaud Dutreil s'est retiré en faveur de Catherine Vautrin. Les ministres Christine Albanel, (UMP, Paris IVe) et Christine Lagarde, (Paris, XIIe) ont raté leur baptême de l'air électoral, en se retrouvant largement distancées par les candidates socialistes, Dominique Bertinotti et Michèle Blumenthal. Placées en deuxième position sur les listes UMP, elles ne sont pas assurées d'être élues conseiller de Paris. Dans le Val-de-Marne, Razzy Hammadi (PS, Orly) a raté son atterrissage en décrochant une quatrième position (13,30% des voix), loin derrière Gaston Viens, 83 ans et 35,79% des suffrages. Enfin, Renaud Donnedieu de Vabres, (UMP, Tours), n'obtient que 27,75 % des voix... soit la moitié du score enregistré par Jean Germain, le maire socialiste sortant (46,74 %).

M.M


cf. Autres articles publiés dans la presse
par Marion Mourgue publié dans : Articles publiés
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Mardi 11 mars 2008
Le ParisienARTICLE PUBLIE dans le quotidien, Le Parisien, du 11 mars.

Plusieurs candidats cherchent à retrouver le fauteuil de maire qu'ils ont autrefois occupé. Le sénateur Jean-Pierre Sueur, (PS, Orléans), qui a obtenu dimanche 45,06 % des suffrages face au maire UMP sortant, Serge Grouard, a dirigé la mairie de 1989 à 2001. Au second tour, il peut espérer l'emporter grâce au report des voix d'extrême-gauche, mais ce sera serré. Le député européen Bernard Poignant, (PS, Quimper), cherche lui à récupérer le siège qu'il avait, lui aussi, de 1989 à 2001. En emportant 36 % des suffrages, il a pris une longueur d'avance sur la candidate UMP Marcelle Ramonet (29,1 %). A Chartres (Eure-et-Loir), le maire sortant (UMP) Jean-Pierre Gorges, qui a perdu le 3 février son siège de député lors d'une législative partielle au profit du PS, pourrait finalement garder sa ville. Il a obtenu 46,1 % des voix face à la socialiste Françoise Vallet (29,2 %), qui l'a battu aux législatives. Evincé de la mairie de Mennecy début 2001, après des ennuis judiciaires qui l’ont conduit en prison pendant pluisieurs mois, Xavier Dugoin, (ex-RPR), espère reconquérir son fauteuil. Dimanche soir, l'ancien maire est arrivé en tête devant le candidat socialiste (33,44% contre 27,96%) et le maire sortant UMP. Enfin, l'ancien maire de Strasbourg et sénateur Roland Ries, (PS) a conclu un accord de fusion de sa liste avec celle des Verts, fort de ses 43,89 % du premier tour, face à la maire UMP sortante Fabienne Keller (33,92 %). Roland Ries a toutes les chances de l'emporter. Il discute aussi de la fusion avec la liste du MoDem, de Chantal Cutajar.

M.M


cf. Autres articles publiés dans la presse
par Marion Mourgue publié dans : Articles publiés
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Mardi 11 mars 2008
Le ParisienARTICLE PUBLIE dans le quotidien Le Parisien, 11 mars.

Le maire sortant de Metz Jean-Marie Rausch, (DVD) sollicite à 78 ans un septième mandat. Il devra rassembler la droite en parvenant à faire fusionner sa liste avec celle de l'UMP et du MoDem. Rausch a été devancé de dix points par le socialiste Dominique Gros (34 % des voix). Le MoDem a fusionné avec la liste UMP de Marie-Jo Zimmermann. Jean-Pierre Fourcade, (dissident-UMP, Boulogne-Billancourt), tente de retrouver son fauteuil de maire qu'il avait abandonné il y a un an. Il est arrivé derrière le candidat UMP Pierre-Christophe Baguet, (30,4% contre 42,52%) mais à 78 ans, il jouera de tout son poids électoral dans cinq jours. Charles Ceccaldi-Raynaud, (ex-RPR, Puteaux), 82 ans, et ancien maire de la ville pendant près de quarante ans, n'a obtenu que 12,35 % des voix. Un résultat qui le place loin derrière sa fille Joëlle Ceccaldi, maire UMP sortante (48,90 %). Malgré ses 12%, il devrait se retirer et, du coup, capituler devant sa fille qu'il accuse de tous les maux. Gaston Viens, (divers gauche, Orly), 83 ans et maire depuis quarante-trois ans, a obtenu 35,79 % des suffrages dimanche, infligeant ainsi un sérieux revers au candidat socialiste Razzy Hammadi (13,30 %). A 82 ans, Serge Dassault, sénateur-maire UMP de Corbeil (Essonne) a peut-être tenté le mandat de trop. Il n'a obtenu que 40,8 % des voix. Les candidats PC et PS dépassent à eux deux les 52 %. Le candidat non inscrit de droite n'appelle pas à voter Dassault. Après l'accord signé hier entre les listes de gauche, l'industriel purrait être poussé dehors par le communiste Bruno Piriou

M.M.


cf. Autres articles publiés dans la presse
par Marion Mourgue publié dans : Articles publiés
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Livre politique

Le dernier livre politique lu :  «Le Président et Moi», par Philippe Ridet, Albin Michel, 236 pages, 17 €.

 
Ce livre qui se lit comme un roman, est truffé d'anecdotes sur Nicolas Sarkozy. A lire au plus vite pour celui qui veut essayer d'en savoir plus sur le personnage tel qu'il est en dehors des caméras.

Le journaliste du Monde, Philippe Ridet, décortique le personnage et la stratégie de Sarkozy. Tantôt drôle, souvent cassant voire méprisant, l'homme politique se met en scène au quotidien. Une mise en scène qui n'empêche pas une grande solitude.

Lire les autres chroniques de livres


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