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Marion Mourgue

Mon projet ?

Proposer une information vérifiée sur la politique française à partir d'analyses personnelles. Articles, photos, vidéos... Autant de manières de revenir sur l'actualité.  Sans m'interdire de mettre en ligne les articles publiés, sur lesquels j'ai aimé travailler.


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Mardi 11 mars 2008
Le ParisienARTICLE PUBLIE dans le quotidien Le Parisien, 11 mars.

Le benjamin de l'Assemblée nationale, Olivier Dussopt, (PS, Annonay), l'a emporté avec 68,90% à seulement 29 ans. En juin 2007, il avait créé la surprise en battant le député sortant, l'UMP Gérard Weber, maire d'Annonay. Christophe Béchu, (UMP, Angers), 34 ans et un physique de gendre idéal, est arrivé en tête au soir du 1er tour (45,64 % des suffrages) face au maire socialiste sortant, Jean-Claude Antonini (42,50%). Béchu, déjà élu en 2004 plus jeune président du conseil général, a ses chances. Laurent Wauquiez, (UMP, Le-Puy-en-Velay), a obtenu 56,45 % des voix. Une belle victoire pour le porte-parole du gouvernement, pas encore 38 ans et qui récupère une ville perdue par la droite en 2001. Le secrétaire d'Etat à la Consommation, Luc Chatel, (UMP, Chaumont), gagne dans le chef-lieu de Haute-Marne avec 56,15% des voix. Un beau tableau à tout juste 44 ans. Comme le député Christophe Sirugue, (PS, Châlon-sur-Saône), qui l'a confortablement emporté (54,49 %) sur son adversaire de droite, Gilles Platret dans ce fief détenu par la droite depuis 1983. Président du conseil général de Saône-et-Loire, Sirugues ne conservera pas ce ma,dat, ce qui fera le bonheur de son collègue socialiste Arnaud Montebourg, élu dans le canton de Montret. Guillaume Garot, (PS, Laval), a créé la surprise en étant élu avec 50.24% contre 43,03% à François d'Aubert (UMP). Il l'avait déjà battu aux législatives en juin dernier. A 48 ans, Valérie Fourneyron vient de ravir Rouen dès le 1er tour à l'UMP (ex-UDF) Pierre Albertini. En juin dernier, elle avait déjà conquis un siège de député dans la capitale normande. Elle offre ainsi la présidence de la communauté urbaine à Laurent Fabius.

cf. Autres articles publiés dans la presse
par Marion Mourgue publié dans : Articles publiés
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Mardi 11 mars 2008
1er tour des municipales : victoire de la gauche sans défaite de la droiteECLAIRAGE

Après le premier tour des élections municipales, deux observations se dégagent :

- la gauche enregistre de belles victoires, la droite n'a pas perdu
- ce premier tour a mélangé scrutin local et sanction nationale.


Comme les sondages de ces dernières semaines pouvaient le laisser entrevoir, le 1er tour des élections municipales s’est soldé, dimanche 9 mars, comme par une victoire de la gauche (47 % contre 45 % selon les chiffres du ministère de l’Intérieur). Pourtant, cette victoire de la gauche ne s'accompagne pas d'une défaite de la droite : bien au contraire elle a résisté dans de nombreuses villes et a réussi quelques victoires symboliques comme Bordeaux (Gironde), au Puy-en-Velay (Haute-Loire) ou à Chaumont (Haute-Marne). Là, on pouvait s'attendre à un vote-sanction, les considérations locales l'ont emporté.

La majorité présidentielle est donc sortie victorieuse dès le premier tour dans ses fiefs de Toulon, Troyes, Epinal et Meaux. Le PS quant à lui a conservé, haut la main, Lyon, Dijon, Nantes, Le Mans, Poitiers, Cherbourg, La Rochelle et a acquis une confortable avance à Paris ou Lille. Le Parti socialiste est aussi très bien placé pour l’emporter dimanche 16 mars à Strasbourg et Caen, deux villes aujourd'hui gouvernées par l'UMP.

Dans un grand nombre des 36 782 communes, il y a aura dimanche prochain un second tour. Rien n'est donc fait, les électeurs peuvent très bien décider de corriger le tir, ce qui arrive souvent. L’UMP évitera de prendre une grande claque nationale si elle parvient à conserver Marseille et Toulouse. 

L'Elysée, qui redoutait un vote-sanction, est satisfait de voir que la quasi-totalité de ses ministres candidats l’ont emporté dès dimanche soir, ou sont en passe de l'emporter dans cinq jours. Quelques-uns comme Xaviers Darcos (Education) à Périgueux, ou Christine Albanel (Culture) et Christine (Lagarde) respectivement candidates en deuxième position sur les têtes de listes UMP à Paris ont enregistré un sérieux revers. 

Les alliances, notamment avec le MoDem, seront décisives quand les candidats du second tour sont au coude-à-coude comme à Marseille, à Paris (Vè, VIIè, XIVè), Saint-Etienne, Toulouse... Le MoDem est susceptible de se maintenir dans 37 villes de plus de 30000 habitants.

A l'issue du second tour, on devrait donc s'acheminer vers un partage du pouvoir : l'UMP à l'Elysée et à Matignon ainsi que dans les petites communes, le PS à l'échelon intermédiaire. D'autant plus qu'avec les élections cantonales, les socialistes qui détiennent déjà 51 départements sur 100 sont en passe d'emporter l'Allier, la Corrèze et le Lot-et-Garonne.
par Marion Mourgue publié dans : Eclairage
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Lundi 10 mars 2008
undefinedARTICLE PUBLIE dans Le Parisien, 10 mars. Propos recueillis par Nathalie Schuck et Marion Mourgue

DOMINIQUE PAILLE, secrétaire général adjoint de l'UMP et conseiller de Nicolas Sarkozy.


Comment analysez-vous les résultats du premier tour ?

Dominique Paillé. On ne peut pas parler de vote sanction. On nous annonçait des catastrophes. Or, à l'issue de ce premier tour, tous les espoirs nous sont permis. Les pertes sont très limitées, et nous ne sommes pas surpris par les villes qui sont passées à gauche, nous nous y attendions. Elles ne sont pas très nombreuses. A l'issue du second tour, nous aurons au pire une sorte de rééquilibrage, compte tenu de l'excellent cru qu'avaient été les municipales de 2001. Attendons dimanche prochain pour tirer des conclusions définitives, mais nous avons déjà quelques enseignements clairs : pas de sanction de la politique nationale ; des Français qui ont choisi des élus locaux sur des enjeux locaux ; et là où nous avons un peu perdu du terrain, c'est parce qu'il y a un retour de l'électorat vers les familles politiques qui étaient majoritaires et historiques dans ces villes avant 2001.

Le gouvernement sauve-t-il les meubles ?
La quasi-totalité des membres du gouvernement qui étaient candidats a obtenu un résultat très positif. Beaucoup ont été réélus dès le premier tour, certains sont en ballottage favorable, et d'autres qui étaient candidats pour la première fois ont conquis des villes sur la gauche. C'est un excellent résultat qui montre que ceux qui portaient le plus haut les couleurs du gouvernement n'ont pas été sanctionnés. Les Français leur ont fait confiance. Les beaux succès des membres du gouvernement démontrent que c'est une équipe efficace.

Quelle va être la stratégie de l'UMP entre les deux tours ?
Mobiliser, mobiliser, mobiliser encore notre électorat ! C'est sans doute lui qui s'est lemoins bousculé aux urnes ce dimanche. Il faut essayer localement de trouver lesmeilleures alliances, mais c'est uniquement au niveau local que cela peut se faire, notamment avec leMoDem.

La majorité va-t-elle continuer à mener sa politique comme prévu après les municipales ?
Le président de la République l'a dit : il a été élu pour cinq ans pour mettre en place son programme de réformes. Nous sommes encore à quatre ans des prochaines échéances, il y a encore beaucoup à faire. Je ne vois pas pourquoi il changerait sa position ! 

Propos recueillis par M.M. et N.Sc.

Cf. Autres articles publiés dans la presse

par Marion Mourgue publié dans : Articles publiés
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Lundi 10 mars 2008
Le ParisienARTICLE PUBLIE dans le quotidien Le Parisien, daté de lundi 11 mars. Propos recueillis par Nathalie Schuck et Marion Mourgue

AURELIE FILIPPETTI, députée PS de Moselle et porte-parole du groupe socialiste à l'Assemblée

Comment interprétez-vous les résultats du premier tour ?

Aurélie Filipetti. Il y a une poussée vraiment nette de la gauche. C'est un vote sanction.  Au  plan national, les chiffres donnent quand même 47 % en faveur de la gauche contre 40 % pour la droite ! Ça montre qu'il y a une insatisfaction vis-à-vis de la politique du gouvernement : le choc de confiance que Sarkozy avait annoncé s'est traduit par un choc de défiance et un vrai mécontentement. Le président de la République en porte la responsabilité : le véritable problème, c'est la manière dont il exerce sa fonction. Il le fait avec désinvolture, voire avec un certain mépris des Français. Ces derniers ont l'impression qu'il vit dans un monde de luxe, qu'il s'est coupé des réalités du pays.

Là où le PS l'a emporté, peut-on vraiment parler de vote d'adhésion à un projet ? Cela montre en tout cas un besoin de protection vis-à-vis de la politique qui est menée. Que les gens fassent confiance au PS pour les protéger, c'est une bonne chose. Cela prouve que nous représentons une espérance. Maintenant, il faut que nous soyons à la hauteur au niveau national pour les prochaines échéances.

Quelle va être la stratégie du PS entre les deux tours ? Il faut qu'on continue à mobiliser. Il faut que toutes les forces de gauche et les forces progressistes soient unies. Et partout où c'est possible, il faut travailler avec le MoDem.

Que demanderez-vous au gouvernement et au président si la gauche l'emporte dimanche prochain ? Si ça se confirme au second tour, la majorité devra tenir compte d'un résultat qui traduit l'inquiétude par rapport au pouvoir d'achat.Nous demanderons une augmentation du minimum vieillesse, la revalorisation des petites retraites, l'augmentation du pouvoir d'achat des fonctionnaires et la suspension immédiate du paquet fiscal. 

Propos recueillis par Nathalie Schuck et Marion Mourgue

cf. Autres articles publiés dans la presse
par Marion Mourgue publié dans : Articles publiés
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Dimanche 9 mars 2008
undefinedARTICLE PUBLIE dans le quotidien Libération, 8 mars, écrit à quatre mains avec Laure Equy.


Les partis craignent une démobilisation dans les villes dites jouées d’avance.


A quelques heures du premier tour des municipales, l’inconnue de l’abstention continue à titiller les états-majors des partis. Ainsi, François Hollande a-t-il évoqué mardi, devant le bureau national du PS, «les risques d’abstention», en raison notamment d’une «survente» d’une victoire de la gauche susceptible de «démobiliser»
son électorat. Mais ces craintes sont-elles justifiées ?

Selon l’enquête de l’institut LH2, publiée lundi dans Libération, 86 % des personnes interrogées affirment qu’elles iront «certainement voter» dimanche. Aucun sondeur ne pronostique une désertion des urnes, certains relevant même un réel intérêt des électeurs pour la campagne. Même l’effet vacances scolaires devrait, selon eux, jouer à la marge. Mais les partis savent, de leur côté, combien la mobilisation des derniers jours est décisive.

Tempérer. La gauche évite de fanfaronner sur un triomphe annoncé par une série de sondages prévoyant, pour certains de ses candidats, une bonne longueur d’avance. Dans des villes jugées imprenables, François Miquet-Marty, directeur des études de LH2, note «ce risque d’un scénario démobilisateur. Si les électeurs de gauche se disent que la victoire sera massive, à quoi bon aller voter ?» Paradoxe : «Toutes les villes que l’on dit gagnées par la gauche m’inquiètent, confie Bruno Le Roux, secrétaire national PS chargé des élections. Il faut veiller à ne pas démobiliser notre électorat par excès de confiance.» Façon de ne pas donner le sentiment que la partie est jouée d’avance. Lionel Jospin et François Hollande ont tenté de tempérer les espoirs des militants. «E ffectivement les sondages sont mauvais pour la majorité mais je vois aussi le risque de l’abstention. Le pire serait d’attendre que l’impopularité de la droite fasse le travail à notre place», a prévenu le premier secrétaire du PS.

Car le camp adverse peut aussi peiner à mobiliser. Avec un président de la République au quatrième sous-sol dans les sondages, les sympathisants UMP ne sont pas tous tentés de se rendre aux urnes la fleur au fusil. Certains déçus pourraient manifester leur mécontentement en s’abstenant. A gauche, on peut à l’inverse vouloir marquer le coup. D’où «l’intérêt pour la droite de mobiliser dès le premier tour, pour atténuer l’effet d’un vote sanction», explique Brice Teinturier, directeur général adjoint de TNS Sofres.

«Signaux». Le porte-parole de l’UMP, Yves Jégo, croyait, lui, dans la dernière livraison du Journal du dimanche à une mobilisation des électeurs de droite «exaspérés par [une] odieuse chasse à l’homme» contre le chef de l’Etat. Comme Alain Marleix, «Monsieur élections» de l’UMP, qui évite de faire du scrutin un test national : «Les Français sont plus mâtures qu’on ne le dit, ils ont d’autres occasions que les municipales pour envoyer des signaux.» Une lecture optimiste alors que nombre de candidats UMP craignent de faire les frais du style Sarkozy. Stéphane Rozès, directeur général de l’institut CSA, table aussi sur une élection dominée par les critères locaux. «Il ne s’agira pas d’élections intermédiaires de vote sanction mais de la redéfinition d’une identité de la ville à travers un projet.»

L’abstention devrait, du coup, être à géométrie variable. A Lyon, Paris, Nantes ou Dijon, les sortants PS conjuguent «un bon bilan et une situation nationale qui leur est favorable», selon Brice Teinturier, mais doivent motiver leurs troupes au terme d’une campagne souvent plan-plan. Par contre, les électeurs devraient être au rendez-vous lorsque les candidats sont donnés au coude-à-coude, comme à Strasbourg ou à Reims. A Marseille, les sondages donnant récemment Jean-Noël Guérini (PS) en tête face à l’UMP Jean-Claude Gaudin (lire page 4) peuvent susciter «un réveil de l’intérêt politique des deux côtés», selon Jérôme Sainte-Marie, de BVA Opinion. «L’issue incertaine est l’ingrédient d’une forte participation.»

Reste que battre le rappel en fin de campagne n’est jamais inutile. S’inquiéter de l’abstention «est de bonne guerre, pour Jérôme Sainte-Marie. Le PS a raison de prendre cette précaution». Chaque camp y trouve un intérêt. La gauche, en évitant de prédire un raz de marée électoral. La droite, selon Teinturier, en «amplifiant le risque de Berezina pour paraître moins désavouée que prévu», dimanche soir.

cf. Autres articles publiés dans la presse
par Marion Mourgue publié dans : Articles publiés
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Dimanche 9 mars 2008
Le Parisien
ARTICLE PUBLIE
dans le quotidien Le Parisien, édition du 8 mars.



A la veille du premier tour des municipales et en cette Journée de la femme, l’opinion dit tout le bien qu’elle pense de la politique au féminin. C’est simple, elles ont plus de qualités que les hommes. Mais malgré la parité, elles restent minoritaires.


C’EST aujourd’hui la Journée internationale de la femme. Mais en cette veille d’élections municipales, force est de constater que leur place en politique reste limitée.
Ainsi seul un maire sur dix est une femme et on ne compte qu’une députée pour cinq élus à l’Assemblée.
Les « stars » comme Ségolène Royal, Martine Aubry, Michèle Alliot-Marie, Françoise de Panafieu ou Marielle de Sarnez seraient l’arbre qui cache la forêt… ou plutôt le désert. Pourquoi cette sous-représentation de la moitié de la population ? Plusieurs explications, selon notre sondage CSA. D’abord, la difficulté pour les femmes de concilier vie publique et vie familiale, estiment 51 % des sondés. Ensuite, la misogynie des hommes politiques (47 %). « C’est la réalité, explique la sociologue Janine Mossuz-Lavau, auteur de Femmes/Hommes. Pour la parité (Presses de Sciences-po).
En plus de leur journée de travail, elles assument 60 % des tâches éducatives et 70 % des tâches domestiques. »
Depuis juin 2000, la loi sur la parité oblige les partis politiques à faire de la place aux femmes. Huit ans plus tard, pourtant, les mentalités ont très peu changé : « On les fait figurer sur les listes parce qu’on ne peut pas faire autrement », déplore Catherine Achin, professeur de science politique et coauteur de Femmes en politique (La Découverte).
Et pourtant ! Selon notre sondage, en politique, les femmes l’emportent sur les hommes dans presque tous les domaines. Elles sont perçues comme « plus sociales » (pour 67 % des sondés), « plus au contact des réalités » (58 %), « plus à l’écoute des citoyens » (54 %), « plus honnêtes »
(52 %), « plus modernes » (50 %) et même… « plus courageuses » (48 %).

Résistance des hommes
Pourquoi alors ne s’imposent-elles pas au sommet ? Leurs qualités sont appréciées « de manière très générale et plutôt théorique », explique Catherine Achin. « Mais (quand) certaines d’entre elles s’approchent des postes à responsabilités, on leur fait un procès en incompétence. Comme Ségolène Royal ou, aujourd’hui, Françoise de Panafieu. » Procès d’autant plus efficace, reprend M m e Achin, que les hommes politiques « mettent en oeuvre des stratégies de résistance. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, la misogynie est beaucoup plus importante dans les catégories élevées que dans les milieux populaires. Les partis placent les femmes dans des circonscriptions difficilement gagnables… ce qui ne risque pas d’augmenter leur nombre en politique ! »

Selon Stéphane Rozès, directeur général de CSA, ce sondage souligne aussi « un changement d’attentes des Français vis-à-vis de la politique : ils réclament plus de concret.
Et sur ce point-là, les hommes et les femmes politiques ont chacun leur manière d’agir ». Elles seraient notamment moins « guerrières », davantage « portées au compromis ». Constat partagé par Janine Mossuz-Lavau : « Elles ont une expertise différente. Elles prennent plus en compte les problèmes du quotidien. Les hommes sont plus entraînés à employer des grands mots et à manier des concepts. » Voilà les hommes prévenus : en politique, les Français veulent que les femmes comptent pour de bon… même si, aux municipales de dimanche, 83,5 % des têtes de liste sont des hommes.


cf. Autres articles publiés dans la presse
par Marion Mourgue publié dans : Articles publiés
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Jeudi 6 mars 2008
Municipales : les villes qui pourraient changer de majoritéEN BREF

Revue rapide des principaux duels gauche-droite pour ces élections municipales.

C'est peut-être à Marseille que les socialistes enregistreront leur victoire la plus symbolique, à l'image de Paris et Lyon en 2001. A Marseille le vice-président de l'UMP, Jean-Claude Gaudin, fait campagne pour un troisième mandat, contre le candidat socialiste, Jean-Noël Guérini, président du conseil général des Bouches-du-Rhône. Les derniers sondages les donnent au coude-à-coude. Sur place, il faudra néanmois compter sur un FN fort aujourd'hui de 10 % des intentions de vote et de 14 % dans les quartiers populaires. 

Autre ville du Sud, autre ville à enjeu : Toulouse. Le maire sortant, Jean-Luc Moudenc, centriste apparenté UMP, paraît en mauvaise posture face à son rival du PS, Pierre Cohen. Les socialistes guettent aussi la victoire dans cette 4è ville de France où Ségolène Royal a obtenu plus de 57 % des voix à la présidentielle, en mai. 

Autre ville disputée par la gauche et la droite: Strasbourg. Le "tandem" - Fabienne Keller, maire sortante UMP et Robert Grossmann, président de la Communauté urbaine de Strasbourg et maire délégué de la ville - est donné perdant face à l'ancien maire socialiste, Roland Ries. Le MoDem, emmené par Chantal Cutajar, ancienne adjointe de la majorité sortante - mais sur une ligne très opposée au "tandem"- aura le rôle d'arbitre. Affaire à suivre...

Situation également compliquée à Saint-Étienne, où le maire sortant, Michel Thiollière (UMP-Rad), est opposé à une liste issue de sa propre majorité, dirigée par le MoDem Gilles Artigues. 

À Caen, où Ségolène Royal avait réalisé un score de plus de 55 % au second tour des élections présidentielles, la maire sortante (UMP) Brigitte Le Brethon sera opposée à une liste Nouveau Centre emmenée par Luc Duncombe et à la liste du PS conduite par le président (PS) de la région Basse-Normandie, Philippe Duron. Actuellement, Philippe Duron et ses colistiers sont donnés gagnants. 

À Rouen, le maire centriste Pierre Albertini, qui brigue un second mandat, est donné perdant dès le 1er tour face à la nouvelle députée socialiste fabiusienne Valérie Fourneyron. 

À Belfort, l'héritage de Jean-Pierre Chevènement, qui a démissionné après son échec aux élections législatives de juin, est âprement convoité. Damien Meslot pourrait profiter de la division de la gauche (un candidat MRC, un PS). 

Le Nouveau Centre Nicolas Perruchot, qui avait pris à Jack Lang la ville de Blois, par... 37 voix d'avance, aura face à lui une liste MoDem. La gauche, emmenée par Marc Gricourt (PS), espère prendre sa revanche dans cette ville qui a donné une courte avance à Ségolène Royal à la présidentielle. 

Le Havre peut aujourd'hui être gagnée par le PCF, une ville que les communistes ont dirigé jusqu'en 1995. Leur candidat, le député Daniel Paul, figure en bonne position dans les sondages face au maire UMP sortant, Antoine Rufenacht. 

Et tous les yeux seront aussi tournés à Pau. Le président du MoDem, François Bayrou, a pris sur sa liste la première adjointe socialiste de son concurrent, le maire sortant Yves Urieta, soutenu par l'UMP au titre de "l'ouverture" politique prônée par Nicolas Sarkozy. Le maire sortant Yves Urieta est largement distancé dans les sondages et le match devrait se disputer avec la candidate PS, la députée socialiste Martine Lignières-Cassou. 

Et naturellement toutes mes excuses pour toutes les villes que je n'ai pas évoquées. Vos éclairages sur d'autres villes sont les bienvenus. Merci et bonne lecture!

 

par Marion Mourgue publié dans : En bref!
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Livre politique

Le dernier livre politique lu :  «Le Président et Moi», par Philippe Ridet, Albin Michel, 236 pages, 17 €.

 
Ce livre qui se lit comme un roman, est truffé d'anecdotes sur Nicolas Sarkozy. A lire au plus vite pour celui qui veut essayer d'en savoir plus sur le personnage tel qu'il est en dehors des caméras.

Le journaliste du Monde, Philippe Ridet, décortique le personnage et la stratégie de Sarkozy. Tantôt drôle, souvent cassant voire méprisant, l'homme politique se met en scène au quotidien. Une mise en scène qui n'empêche pas une grande solitude.

Lire les autres chroniques de livres


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