Marion

Marion Mourgue

Mon projet ?

Proposer une information vérifiée sur la politique française à partir d'analyses personnelles. Articles, photos, vidéos... Autant de manières de revenir sur l'actualité.  Sans m'interdire de mettre en ligne les articles publiés, sur lesquels j'ai aimé travailler.


Bonne lecture et n'hésitez pas à laisser vos commentaires.

Tags

Dimanche 27 janvier 2008
Une pléiade de postulants au PSECLAIRAGE

Qui sera le prochain Premier secrétaire du parti socialiste? Difficile de le dire aujourd'hui tant la compétition s'annonce vive. Une certitude : ils sont nombreux à convoiter le fauteuil que François Hollande a occupé pendant dix ans et qu'il s'apprête à laisser vacant après le prochain congrès du PS.

La compétition pour le leadership socialiste se règle généralement en petit comité : à deux ou trois tout au plus. A l'heure actuelle, le nombre des prétendants dépasse la dizaine. Comme l'avait déclaré Laurent Fabius en décembre dernier : "Il faudra s'inquiéter quand le nombre des aspirants premiers secrétaires dépassera celui des militants". Cette fois-ci, Laurent Fabius n'est pas candidat... mais c'est bien le seul ! En attendant, au PS, beaucoup redoutent un affrontement Royal / Delanoë, à l'image de ce qui s'était passé au Congrès de Rennes, en 1990, avec un affrontement Jospin / Fabius.

Revue des candidats.

Dernier déclaré : Julien Dray. Le député socialiste de l'Essonne a laissé entendre, vendredi 26 janvier, au cours d'une cérémonie de voeux aux habitants de Sainte-Geneviève-des-Bois qu'il briguerait la tête du parti en prenant "toutes [ses] responsabilités dans le moment qui vient". Une façon assez claire de se lancer dans la course.
"J'ai décidé d'aller jusqu'au bout de mes convictions et de mon idée. Mon idée est que, dans mon parti, il faut une génération nouvelle et que je ne suis pas forcément le moins bien placé pour commencer ce travail. Les militants décideront. C'est de ma responsabilité après ces longues années."
Ségolène Royal. Candidate en 2007, elle n'a jamais caché ses intentions pour 2012. Début janvier, elle a laissé entendre qu'elle ferait acte de candidate à la direction du PS, en se disnat prête à "aller jusqu'ai bout de ce qu'[elle] avait entamé au cours de cette campagne présidentielle pour rénover la gauche". Avant d'ajouter : " Si je suis capable de rassembler les socialistes sur cette offre politique, j'irai jusqu'au bout de cette démarche".

Bertrand Delanoë ne dit mot mais y songe aussi. Pour l'actuel Maire de Paris qui souhaite sa réélection en mars prochain, il lui est interdit de monter au créneau sous peine d'offrir des munitions à la canidate de l'UMP, François de Panaf
ieu. Mais pour résumer : si Ségolène Royal y va, il ira aussi.

Pierre Moscovici : faut-il interpréter la nouvelle barbe du député du Doubs comme la volonté de se donner un style de premier secrétaire? En tout cas, le député socialiste a clairement annoncé la couleur. Début janvier, ce proche de Dominque Strauss-Kahn a déclaré qu'il était "prêt" à occuper le poste comme candidat alternatif à Ségolène Royal ou Bertrand Delanoë.

"Oui, cela m'intéresse. Je ne fais pas semblant. Il faut d'autres perspectives qu'un combat des chefs. Il faut des hommes et des femmes capables de se dévouer totalement à un programme de travail pour le Parti socialiste, la rénovation de sa pensée, de son discours, la réflexion sur ses alliances et la création d'une machine politique plus efficace qu'elle ne l'est aujourd'hui. Moi, je suis prêt à faire cela."

Autre proche de Dominique Strauss-Kahn, aujourd'hui patron du FMI : Jean-Christophe Cambadélis. A la tête du courant Socialisme et Démocratie, le député de Paris tente de fédérer fabiusiens, rénovateurs et jospinistes pour l'emporter. Ce socialiste réfléchit aussi à une direction collégiale destinée à empêcher le match Royal / Delanoë.

Et pour empêcher ce match, un grand nombre de socialistes serait heureux de désigner une personnalité neuve, qui fasse consensus. Profil souhaité : ceux qui ne lorgnent sur rien en 2012. Comprendre la génération des quadras qui attendra son tour pour être candidat à la présidentielle. On trouve alors Manuel Valls, 45 ans et député - maire d'Evry (Essonne). Ses intentions sont claires : il se pose en recours. Comme Vincent Peillon, 47 ans et député européen, qui se targue de pouvoir réunir partisans de Ségolène Royal, de François Hollande et des rénovateurs. Quant à Benoît Hamon, 40 ans et lui aussi député européen, il se trouve à la gauche du PS. L'ancien membre du Mouvement des Jeunes socialistes peut prétendre au soutien du Nouveau Parti socialiste et de certains fabiusiens car il avait soutenu Laurent Fabius aux primaires de 2007 contre Ségolène Royal.

L'ennui pour ces trois quadragénaires : leurs troupes sont clairsemées au sein du parti. Sans l'appui d'autres courants, ils ne pourront pas peser sur les débats. Enfin il reste les quinquas, fidèles soutiens des ténors de premier rang. On y trouve François Rebsamen, 56 ans, proche de Séolène Royal et de François Hollande ou Michel Sapin, 55 ans et rocardien de la première heure,  n'est "pas demandeur". Mais le député de l'Indre, parlementaire respecté, ne dément pas non plus quand son nom est cité pour occuper le poste de Premier secrétaire. Proche de Ségolène Royal, il lui avait récemment déconseillé de se lancer dans la bataille de la Rue Solférino... On connaît la suite.









par Marion Mourgue publié dans : Eclairage
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Jeudi 24 janvier 2008
Municipales à Saint-Denis : Pourquoi le PS fait bande à part?ECLAIRAGE


À deux mois des élections municipales, socialistes et communistes partent en ordre dispersé à Saint-Denis. Une révolution dans cette ville de Seine-Saint-Denis (93) marquée par l’union traditionnelle de la gauche plurielle.


En 2001, aux dernières élections municipales, le communiste Patrick Braouezec, soutenu par les socialistes, l’avait emporté haut la main, dès le premier tour, avec 53 % des suffrages. En 2004, il démissionne pour prendre la présidence de Plaine Commune et est remplacé par Didier Paillard (PCF), l’actuel maire de la ville. Sept ans plus tard, l’alliance de la gauche a explosé. Face au maire communiste sortant,   George Sali, conseiller municipal socialiste à Saint-Denis, présentera une liste pour le PS :

« Nous sommes en désaccord profond depuis de nombreuses années sur les orientations de la ville, notamment sur l’insécurité, la propreté, le cadre de vie. Mais Didier Paillard et les communistes n’ont pas l’intention de partager les responsabilités ni d’infléchir leurs positions. Ils se considèrent comme propriétaires de la ville ».

Réponse de Philippe Pivion, collaborateur du secrétaire départemental du PCF - 93 :

« Les socialistes ont régulièrement voté l’ensemble des dossiers présentés par le maire de Saint-Denis, y compris sur ces sujets. Leur position est donc contradictoire. Il va de soi que nous ne sommes jamais satisfaits quand il y a un constat de désunion à gauche avec une addition de listes. »

Une addition de listes que les communistes disent avoir voulu éviter en intégrant 57 des 58 propositions socialistes dans leur programme électoral - à l’exception de la vidéosurveillance - et en offrant quinze places éligibles aux socialistes, contre 10 en 2001.

PS contre PCF.

Ces dix dernières années, les rapports de force électoraux  se sont inversés entre les deux grands partis de gauche. Aux dernières élections législatives (lien vers article des chiffres), en juin dernier, la liste du socialiste Bruno le Roux a obtenu 35,39 % des voix au premier tour, contre 14,07 % pour la communiste Hayat Dhalfa. A la présidentielle, Marie-George Buffet n’a collecté que 4,29 % des suffrages là où Ségolène Royal pour le PS en a obtenu 41,57 %.

Derrière cette crispation entre les amis politiques d’hier,  deux enjeux se profilent aujourd’hui:

- la présidence de Plaine Commune entre les mains du communiste Patrick Braouezec, et convoitée par le PS. Cette communauté d’agglomérations qui regroupe huit villes (Aubervilliers, Epinay-sur-Seine, L'Ile-Saint-Denis, La Courneuve, Pierrefitte-sur-Seine, Saint-Denis, Stains, Villetaneuse) est la plus importante de la région parisienne;

- la présidence du Conseil général de Seine-Saint-Denis, dirigé par Hervé Bramy (PCF). A l’heure actuelle, les socialistes et les communistes détiennent chacun 15 sièges au sein du conseil général. Mais sur les 20 sièges à renouveler en mars 2008, 11 sont détenus par le PCF. Si les socialistes en gagnent un, le conseil général basculerait dans le giron PS-Verts. Peut-être la possibilité pour le PS emmené par le député de Seine-Saint-Denis, Claude Bartolone, de prendre la tête d’une grosse machine qui dispose de quelque 6628 agents et d’un   budget annuel total de 1,686 milliard d’euros.

Côté communiste, la perte de ces deux postes aurait des conséquences importantes aux niveaux politique, financier et symbolique : les conseils généraux de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne représentent quelques-uns des derniers bastions de l’ex-ceinture rouge de Paris. Inquiets, les maires communistes de Plaine Commune et son président, Patrick Braouezec, ont publié un communiqué, le 18 janvier dernier, pour exprimer leur incompréhension et leur consternation face à  « une posture qui fragilise la gauche et ouvre une porte inespérée à une droite arrogante ».

La droite, elle, se frotte les mains. En 2001, la candidate du RPR, Evelyne Nicol, n’avait totalisé que 13,42 % des suffrages. Un score que François-Xavier Ducos-Fonfrede pour l'UMP, soutenu par le Nouveau Centre, espère améliorer en mars prochain. Quant à la LCR et le Modem, ils présenteront aussi leur propre liste. Les Verts, eux, soutiennent la candidature PCF. Mais L'une d'entre eux, Maud Lelièvre, adjointe du maire, a décidé de soutenir la liste du socialiste, Georges Sali, après avoir voulu conduire sa propre liste. Cette multiplication des candidatures pourrait encore affaiblir la gauche aux élections municipales.

Marion Mourgue

Dernier paragraphe modifié près la décision de Maud Lelièvre de soutenir la liste du PS.
par Marion Mourgue publié dans : Eclairage
ajouter un commentaire commentaires (22)    créer un trackback recommander
Mercredi 23 janvier 2008
Les médias accordent trop de place à la vie privée du président Nicolas Sarkozy, estiment 93% des Français, selon un sondage TNS-Sofres dans La Croix paru aujourd'hui.

Il est vrai que ces derniers temps, hebdos et quotidiens ont eu du mal à ne pas évoquer les histoires de coeur du président. Des histoire qui font vendre... une considération prise en compte par les titres en ces périodes de crise de la presse écrite.

Les journalistes sont-ils les seuls à mettre en cause? Pas sûr...


Ce sondage m'a aussi rappelé un déplacement à l'étranger que j'ai trouvé assez révélateur sur cette confusion vie privée / vie publique entretenue par le président. Le voyage à Wolfeboro, dans le New Hampshire aux Etats-Unis, où le chef de l'Etat a séjourné pendant deux semaines en août avec Cécilia Sarkozy et quelques amis.

Qu'en ressort-il? Le président Sarkozy a imposé un nouveau style. On le sait, on a beaucoup parlé de rupture. Mais plus encore, le nouveau style réside aussi dans la manière de "travailler" avec les journalistes. Car c'est lui qui fixe la limite entre ce qu'il considère relever du domaine privé et ce qui appartient au domaine public. C'est lui qui détermine le moment où les questions peuvent être posées, dans quel contexte et avec quelle précision.

Par exemple, cet été à Wolfeboro, Nicolas Sarkozy a rejeté toute demande d'interview "officielle" c'est-à-dire un face-à-face journaliste/président dans un bureau. Mais il en a accordé à longueur de temps lorsqu'il courait, le long d'un sentier, pendant son jogging.

Pourquoi les refuser dans un premier cas, les accepter dans un autre? Parce qu'il est plus facile d'esquiver les questions dérangeantes quant les journalistes se poussent dans un sentier, plutôt que quand l'un d'entre eux est assis au calme dans un bureau, ses notes sur ses genoux, la concentration à son niveau maximal.

Dans le premier cas, les journalistes doivent parvenir à entendre quelque chose, à se faire une place et sont nombreux. Chacun d'entre eux a envie de poser une question : ils n'ont donc pas la possibilité de reposer une question si le président ne leur a pas répondu. Dans le second cas, le journaliste a tout le temps de revenir sur une question si Nicolas Sarkozy n'y a pas répondu.


Habile technique, qui permet de mener la danse et d'empêcher les journalistes de poser des questions pointues sur des sujets précis. Et de les laisser simplement évoquer la surface des choses... et notamment ce qui est mis en scène de l'autre côté : la vie privée.




par Marion Mourgue
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 23 janvier 2008
undefinedEN BREF









Le président Sarkozy a déclaré hier, lors de son déplacement à Pau (
   Pyrénées-Atlantiques) qu'il n'avait "pas à (se) mêler des élections municipales" et qu'il n'allait pas s'"engager sur chacun des combats municipaux".
"Je n'ai pas à me mêler de la campagne municipale, à Pau ou ailleurs (...). Je ne veux pas me mêler du détail des municipales dans chacune des villes de France, ce n'est pas mon travail (...). Je ne vais pas m'engager sur chacun des combats municipaux".

Une déclaration qui n'a rien à voir avec ce qu'il avait expliqué lors de sa conférence de presse du 8 janvier dernier.  "Je m'engagerai, parce que le concept même d'élection dépolitisée est absurde", avait-il alors affirmé.
   
par Marion Mourgue publié dans : En bref!
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 16 janvier 2008
undefinedEN BREF

Les 9 et 16 mars, les Français sont appelés à  se déplacer pour les élections municipales... et pour les élections cantonales, les deux rendez-vous ayant lieu aux mêmes dates.

Comment se passent ces élections cantonales qui sont relatives à la vie du département ? Les citoyens élisent un conseiller général par canton pour six ans, au suffrage universel direct et au scrutin uninominal majoritaire à deux tous. En clair, on vote directement pour un nom. Sans majorité absolue au premier tour, on revient voter au second tour.

Une fois que les conseillers généraux ont été élus, ils procèdent à l'élection du président du conseil général. Il a en charge l'action du département pour l'aide sociale, le logement, les voiries et les transports, l'environnement, le tourisme, l'équipement des communes.

A Paris, il n'y a pas d'élections cantonales car le territoire de la Ville de Paris recouvre aussi le département de Paris. Le conseil de Paris, présidé par le Maire de Paris, fait à la fois office de conseil général et de conseil municipal
.


par Marion Mourgue publié dans : En bref!
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander

Texte Libre

Vos commentaires, critiques, suggestions, interrogations sur la vie politique et sur ce blog sont les bienvenues. N'hésitez à m'en faire part et je veillerai à y répondre. Très bonne lecture à tous!
Blog : Journal Intime sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus