Ségolène Royal a fait appel aux services de Lionel Jospin. La "gazelle" - coomme elle se présentait en 2005 - a rappelé les éléphants.
Elle gagne en exoérience de campagne ce qu'elle perd en nouveauté. La candidate du PS avait créé la surprise il y a un an, parce qu'elle sortait des circuits classiques - être un ancien
Premier ministre - du candidat à la présidence.
Elle revient aux bonnes vieilles recettes de campagne. Et par la même entre dans le sillon de ses prédécesseurs. Avec tous les risques que cela comporte.
par Marion Mourgue
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Jacques Chirac prépare son départ de l'Elysée; pas celui de la vie politique. Il l'a montré en nommant son fidèle ami Jean-Louis Debré président du Conseil constitutionnel.
Par ce geste, l'actuel chef de l'Etat se prépare à hanter la future présidence de la République... a fortiori si Nicolas Sarkozy accédait à la présidence suprême.
Celui-ci pourrait rencontrer quelques embûches - et c'est un euphémisme - pour mener à bien sa politique. Prenons le cas de la discrimination positive qu'il prône depuis des années. On peut être sûr que le Conseil constitutionnel rétorquerait cetet disposition au motif qu'elle va contre l'indivisibilité de la République annoncée dès l'article 1 de la Constitution. Et il est politiquement difficile d'aller outre un avis défavorable des Sages.
Si Nicolas Sarkozy devient président de la République, il risque d'être gêné par le fantôme de Jacques Chirac. Dernière "vacherie" d'un animal politique.
Voici une dépêche AFP du 19 février 2007 : qu'en pensez-vous?
Des journalistes de l'audiovisuel public (France 2, France 3, RFO, Radio France et RFI) ont lancé une pétition pour demander l'organisation de débats contradictoires entre les candidats à l'élection présidentielle, dans un communiqué diffusé lundi.
"Nous ne pouvons cautionner la dérive populiste qui consisterait seulement à donner la parole à des panels de citoyens interpellant directement les candidats, les journalistes étant cantonnés dans le rôle de M. Loyal porteurs de micros et ne pouvant exercer leur droit de suite sur les propos tenus par les différents candidats", expliquent les journalistes à l'initiative de la pétition qui aurait déjà reçu 2.500 signatures à ce jour.
"Nous ne pouvons nous satisfaire d'émissions d'info-communication où un seul candidat est invité pour parler de ses propositions au prétexte que les +grands candidats+ refuseraient tout débat contradictoire", ajoutent-ils. Les journalistes reconnaissent que les directions des chaînes publiques "accordent à cette élection une plus large place dans les grilles de programmes et à des heures de plus grande écoute". Mais ils estiment que "malgré le rappel à l'ordre" du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), "les temps de parole ne sont toujours pas équilibrés entre les différents candidats, la bipolarisation est encore trop présente".
"Nous ne voulons pas que le fossé se creuse encore un peu plus entre nous et les citoyens qui nous financent au travers de la redevance. Les radios et télévisions du service public sont les leurs", ajoutent-ils, en réclamant "comme la majorité des citoyens, des débats entre les différents candidats, non seulement entre ceux de droite et ceux de gauche, mais aussi internes à la gauche et à la droite". "Les projets de société doivent-être confrontés pour que les citoyens se forgent leur opinion", concluent-ils.
Ségolène Royal a annoncé, hier, qu'elle annoncerait dans les prochains jours - a priori jeudi - une réorganisation de son équipe de campagne.
Pas facile de s'y retrouver actuellement entre :
-les porte-paroles comme Julien Dray, Jaack Lang, Arnaud Montebour ou Gilles Savary;
-les "débatteurs" comme Vincent Peillon, Claude Bartolone ou Jean-Christophe Camabdélis;
-les "voltigeurs" avec entre autres, Laurence Rossignol, Patrick Bloche, Paul Le Guen, Didier Migaud, André Vallini, Alain Bergounioux.
Personne n'y comprend rien; tous s'opposent. La preuve? Nicolas Sarkozy, interrogé à la Réunion, sur la campagne de sa concurrente, répondait avec humour le 15 février : "Surtout, qu'elle ne change rien!".
François Bayrou, président de l'UDF et candidat à la présidentielle, était le premier invité de "5 ans avec...", la nouvelle émission politique sur M6 présentée par Estelle Denis, la meneuse d'équipe de "100 % Foot" sur la même chaîne.

L'invité semblait plutôt à l'aise, même si on le sentait tendu au moment des reportages qui le montrait sur le terrain. Un petit carré en bas à gauche de l'écran permettait aux téléspectateurs de voir François Bayrou lui aussi visionner les images. Il n'avait manifestement qu'une crainte: ne pas bien passer à la télé et que son message soit mal interprété. On le sentait soulagé quand les vidéos se finissaient; ce qui avait son importance étant donné que l'émission était en direct.

La première partie nous présentait l'homme; la seconde, le candidat. Et là, François Bayrou a répondu à Bernard de la Villardière - un des trois chroniqueurs avec Estelle denis et Anne-Elsiabeth Lemoine - qui lui demandait ses différences avec Nicolas Sarkozy (UMP) et Ségolène Royal (PS).
Face au premier, le président de l'UDF soulignait "une sensibilité sociale plus grande que la sienne". Et il prenait comme exemple les chômeurs et les RMIstes : "Je pense que ce n'est pas de leur faute", contraiement, disait-il, à ce que dit Nicolas Sarkozy.
Face à la seconde, le candidat centriste prônait une nouvelle vision de l'entreprise avec "l'idée qu'il faut soutenir l'entreprise" en créant "deux emplois sans charge par entreprise".
Celui qui monte dans les sondages sait que sa fenêtre de tir se trouve entre la gauche et la droite. Il cherche donc à apparaître comme un choix alternatif pour ceux qui ne se retrouvent pas dans un "choix bipolaire". Mais François Bayrou sait aussi qu'il doit passer aux yeux des électeurs du statut d'alternative par défaut à un choix consenti.
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