Marion

Marion Mourgue

Mon projet ?

Proposer une information vérifiée sur la politique française à partir d'analyses personnelles. Articles, photos, vidéos... Autant de manières de revenir sur l'actualité.  Sans m'interdire de mettre en ligne les articles publiés, sur lesquels j'ai aimé travailler.


Bonne lecture et n'hésitez pas à laisser vos commentaires.

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Vendredi 30 mai 2008
ECLAIRAGE

Le duel pour la direction du PS est lancé entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë. Les deux ténors qui visent le poste de premier secrétaire au congrès de Novembre ont déclenché les hostilités sur le thème du "libéralisme".

Dans son livre paru le 22 mai, "De l'audace!", Bertrand Delanoë s'est proclamé "libéral et socialiste", soulignant son attachement à la défense et à la conquête des libertés. Ségolène Royal ne déclarait pas autre chose dans une interview accordée au Point, daté du 27 mars: "les véritables héritiers de la belle tradition du libéralisme politique, l'autre nom de la démocratie, sont à gauche".

Pourtant, ces derniers jours, elle expliquait que
sa "conviction c’est qu’au XXIe siècle, être libéral et socialiste, c’est totalement incompatible". Avant d'enfoncer le clou, le 25 mai, sur Canal+. Selon elle, le mot libéralisme est "tellement chargé et tellement synonyme aujourd’hui de capitalisme débridé et de dégâts, d’écrasement des bas salaires" et "de creusement des inégalités", qu’il n’est "pas possible d’aller le réhabiliter".

Des déclarations contradictoires qui ont semé le trouble au sein du parti socialiste. Pourquoi un tel revirement? La réponse est peut-être à trouver du côté du Premier secrétaire du PS. Dans sa tribune du 30 mai publiée dans le Monde, François Hollande a écrit: "Je sais aussi que l'unité (au sein du PS) est un combat, tant la propenseion aux querelles - parfois tactiquement récurrente - est entretenie".

Le mot
tactique est lâché. Il en appelle un autre: stratégie. Les deux socialistes savent qu'il n'y aura pas de salut pour le perdant. Ni Delanoë, 57 ans, ni Royal, 54 ans, ne veulent et ne peuvent se permettre de laisser passer leur chance à la prochaine présidentielle de 2012. Trop risqué en ces temps où le renouvellement des générations est réclamé par l'opinion publique. Par conséqunt, chacun cherche à inscrire sa candidature comme légitime et nécessaire.

Forte des 17 millions de voix obtenues au second tour de la présidentielle, il y a un an, Ségolène Royal n'a aucun intérêt à laisser s'installer la candidature de Delanoë, à attendre celle de Dominique Strauss-Kahn, Martine Aubry ou François Hollande. Mais, ce faisant, elle accélère la virulence du front "anti-Royal".

Par conséquent, à moins de six mois du Congrès,
Ségolène Royal sait qu'elle doit parer les reproches récurrents qui lui sont adressés sur son absence d’esprit d’équipe. Pour Bertrand Delanoë, l'enjeu consiste à crédibiliser une candidature « constructive », sans apparaître comme un simple barrage.


par Marion Mourgue publié dans : Eclairage
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Mardi 27 mai 2008
ECLAIRAGE

Un mois après son intervention télévisée qui refermait une parenthèse de relative discrétion médiatique, Nicolas Sarkozy a décidé de s'occuper du service après-vente des réformes.

Il était ce matin l'invité de RTL, pendant une heure. Une heure pour défendre sa politique et tenter de reprendre la main dans les sondages, en abordant notamment l'épineux dossier du pouvoir d'achat.

Le président de la République a expliqué sa venue, a-t-il dit, par son "envie de parler à la France qui travaille, qui se lève tôt (...) qui ne casse pas les abris-bus, qui ne manifeste pas et qui n'en a pas pour autant moins de problèmes que les autres". Drôle de mise en bouche.

Quelque peu tendu au début de l'interview, le chef de l'Etat s'est ensuite détendu. Vers la fin de l'entretien, quand Alain Duhamel faisait allusion aux tensions qui pouvaient exister avec le Premier ministre, le président a d'ailleurs plaisanté. Alors que le journaliste avait utilisé le mot "divorce" qui pouvait se rapporter à la vie politique comme à la vie privée, Sarkozy a rattrapé la balle au bond: "heu... vous parlez de divorce??". Une manière habile de signifier que sa vie privée était harmonieuse et de contrer les rumeurs qui se mutiplient sur une détestation commune entre lui et Fillon:
"Vous n'arriverez pas à mettre un coin entre M. Fillon et moi. On a fait campagne ensemble, on travaille ensemble, tout se passe bien".

Nicolas Sarkozy a d'ailleurs cité le nom de son Premier ministre, une dizaine de fois... ce qui n'était plus arrivé à ce point depuis longtemps. Un artifice qui n'occulte la volonté du chef de l'Etat de tenir toutes les ficelles politiques: ce matin, Sarkozy a abordé le pouvoir d'achat, comme la ligne du RER A, l'augmentation d'un plein d'essence, les 35 heures, la maîtrise des dépenses... Un patchwork de sujets d'habitude abordé par un Premier ministre, plutôt que par le président de la République.


par Marion Mourgue publié dans : Eclairage
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Mardi 27 mai 2008
Après quelques jours de vacances, me voici de retour sur le blog. L'actu a été dense ces derniers jours. Alors à suivre: un article sur le PS, un autre sur les tiraillements au sein de la majorité. Un troisième sur l'intervention de Sarkozy, ce matin à la radio.

Bonne lecture!
par Marion Mourgue
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Mardi 13 mai 2008
ECLAIRAGE

En déplacement à Vienne, en Isère, ce mardi, le président Sarkozy a tenté la leçon de rattrapage sur le pouvoir d'achat. Attablé avec des commerçants de la région, Nicolas Sarkozy a déclaré :   
"Je pense que ce n'est pas foutu. Il n'y a pas de fatalité. Je dois montrer l'exemple en allant chercher le point de croissance" qui manque à la France.

Des propos qui contrastent avec ceux tenus par Nicolas Sarkozy le 8 janvier   
et qui avaient amorcé sa chute dans les sondages : "Qu'est- ce que vous attendez de moi? Que je vide des caisses qui sont déjà vides? Réduire le débat politique français à la seule question du pouvoir d'achat, c'est absurde".    

Six mois, deux discours. Ce changement s'explique en partie par la chute vertigineuse subie par le chef de l'Etat dans les sondages. L'opinion publique avait peu goûté cette déclaration du 8 janvier, alors que Nicolas Sarkozy s'était présenté pendant sa campagne électorale comme le futur "président du pouvoir d'achat".

Les propos de ce mardi 13 mai marquent, au contraire, la volonté de Nicolas Sarkozy de reprendre la main sur le thème du pouvoir d'achat, préoccupation numéro 1 des Français.

Et de tenter  une remontée dans les sondages.  Depuis six mois, Nicolas Sarkozy est à la traîne.
. Sa cote de popularité e st stable en mai (40%) selon le baromètre mensuel Ipsos-Le Point, à paraître jeudi. . Si les opinions favorables sont "stables", les opinions "défavorables" à la politique du chef de l'Etat progressent toutefois encore en mai, à 58% (+1), soit un niveau égal au record d'impopularité enregistré par cet institut, en février.
par Marion Mourgue publié dans : Eclairage
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Lundi 5 mai 2008

ECLAIRAGE

Nicolas Sarkozy a décidé d'envoyer régulièrement son Premier ministre, François Fillon, à l'étranger.  Un calcul politique, qui dans l'esprit du chef de l'Etat, doit lui permettre d'occuper seul le terrain en France en écartant son principal "collaborateur".

Jeudi et vendredi derniers, François Fillon était à Washington, pour une "visite de travail" centrée principalement sur les questions économiques avec trois rencontres importantes : le patron de la Banque centrale américain (Fed), Ben Bernanke, le secrétaire au Trésor, Henry Paulson et le dîner de gala du comité des Américains juifs (American Jewish Committee, AJC).

Cette semaine, Fillon se rendra à Malte et Chypre pour préparer la présidence française de l'Union européenne qui commence le 1er juillet prochain. La semaine prochaine, le 16 mai, il représentera le chef de l'Etat à Lima pour un sommet UE-Amérique latine. Un voyage express encore imposé par l'Elysée.

Ces déplacements, loin de ravir le Premier ministre qui rappelle que son agenda n'est pas extensible, pourraient lui être  politiquement bénéfiques. Sarkozy se place lui-même dans le rôle d'un chef de gouvernement concentré sur les questions nationales, laissant de facto à son premier ministre la scène internationale. Une scène internationale bien utile pour se forger une stature de présidentiable.

A trop vouloir écarter Fillon de la scène française, Sarkozy risque donc de le transformer en principal rival politique pour les années à venir.  Le calcul politique du court terme pourrait à long terme se révéler très coûteux pour Nicolas Sarkozy.
par Marion Mourgue publié dans : Eclairage
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Texte Libre

Vos commentaires, critiques, suggestions, interrogations sur la vie politique et sur ce blog sont les bienvenues. N'hésitez à m'en faire part et je veillerai à y répondre. Très bonne lecture à tous!
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