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Marion Mourgue

Mon projet ?

Proposer une information vérifiée sur la politique française à partir d'analyses personnelles. Articles, photos, vidéos... Autant de manières de revenir sur l'actualité.  Sans m'interdire de mettre en ligne les articles publiés, sur lesquels j'ai aimé travailler.


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Mardi 31 juillet 2007

LOGO-publie-ouest-france-OK.jpgARTICLE PUBLIE

Avant le départ prévu tout à l’heure à 15 h, les navigateurs ont préparé leur bateau. Au programme : vérification du voilier, briefing météo, courses et repos.

Sur le ponton du bassin Saint-Pierre, hier, la tension est montée d’un cran. Les Figaristes s’occupent des derniers préparatifs, avant le départ prévu aujourd’hui à 15 h, au large de Ouistreham. Direction Crosshaven, en Irlande, à 415 milles. Pas question pourtant de se laisser déconcentrer. Les skippers ont l’esprit absorbé par la première étape. « Je suis dans l’état d’esprit des gens qui préparaient le Débarquement, explique le Marseillais Jean-Paul Mouren. Je vais tout donner dans la bataille. »


photo1-copie-2.jpgPhoto Jean-Yves Desfoux pour Ouest France


Au programme de la journée : l’apprentissage du tracé de la première étape. « Je dois préparer la navigation, explique Frédéric Duthil (cf Un skipper raconte la vie à bord d'un voilier). Le début de la course, c’est demain et avant ça, il me reste quelques derniers préparatifs ». À commencer par le briefing météo organisé pour les 50 skippers. « Il est prévu relativement tôt à 17 h, indique Jean-François Bulot, ce qui signifie qu’il risque de durer longtemps. Les organisateurs nous donnent des précisions en terme de sécurité. Ils sont aussi susceptibles d’annoncer des changements de parcours inopinés si le vent est trop faible. »

« La réalité de la mer tapageuse »
Sur ce point-là, le skipper bas-normand juge la situation avec optimisme. « Pour un amateur comme moi, sourit-il, c’est mieux de partir avec une météorologie plus faible que celle de dimanche. Ça nous permet d’accéder à un meilleur classement ». Le skipper caennais se dit aussi « frustré » de ne pas avoir pu finir le prologue, victime de la casse de son halebas de bôme. « Ça y est, tout est réparé mais j’étais triste de rentrer tout seul. La consolation, c’est de se dire qu’il valait mieux que ça casse dimanche plutôt que ce mardi. »
Un sentiment partagé par Laurent Pellecuer, de Montpellier, qui s’apprête à plonger dans le port pour nettoyer son voilier, et par Jean-Paul Mouren, qui range son bateau « Dimanche, ça m’a permis de vérifier ce qui n’allait pas. Tant qu’on casse quelque chose pendant le prologue, c’est du bonheur. C’est toujours ça de moins pour la suite », lance le premier. « Ca m’a remis dans le bain, se réjouit le second. J’ai pu voir les lacunes et me replonger dans la réalité de la mer tapageuse. »

Robert Nagy est, quant à lui, beaucoup plus circonspect. « Pendant les prologues où il n’y a pas d’enjeu, on risque plus d’abîmer le bateau ». Ou l’homme. Au large de Ouistreham, le skipper s’est en effet blessé au poignet, lors de la rupture de son palan de grand-voile. « Dimanche, le bateau et le skipper étaient prêts. Aujourd’hui, le bateau est toujours prêt mais le skipper est un peu… », déclare-t-il sans finir sa phrase. 

Six pommes et du jambon
« On n’a pas beaucoup de boulot, souligne le Parisien Didier Bouillard. Acheter six pommes, du jambon de Bayonne et coller les derniers autocollants ». Sur le ponton, les provisions alimentaires s’entassent. Les skippers s’apprêtent à les charger. Les préparateurs sont sur le qui-vive. 50 skippers vont prendre le départ, même si trois d’entre eux doivent piocher dans leur tirelire, n’ayant toujours pas de sponsor : le Britannique Nigel King, le Perrosien Etienne Svilarich, et le Malouin Quentin Le Nabour. « Je cherche toujours mais là je n’y pense plus. Je suis dans la phase avant le départ, je préfère me concentrer sur la course, la météo et les derniers préparatifs », précise Quentin Le Nabour, benjamin de la course.
Jean-Pierre Nicol est dans le même état d’esprit, même si lui a réussi à trouver des partenaires : « Je veux me concentrer et me préparer psychologiquement. Je vais passer la journée en famille. Les derniers soutiens, avant la course, c’est aussi important. »


Article publié dans Ouest France, 31 juillet, avec photo de Jean-Yves Desfoux
Lire aussi : L'escale caennaise enchante les navigateurs

par Marion Mourgue publié dans : Articles publiés
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Vendredi 27 juillet 2007

Voici la déclaration intégrale de l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin (cf Villepin mis en examen), vendredi à l'issue de sa mise en examen dans l'affaire Clearstream (L'affaire Clearstream ) par les juges d'instruction Jean-Marie d'Huy et Thierry Pons. 

ville3.jpgphoto Maxpp

"J'ai été reçu ce matin par MM. d'Huy et Pons qui m'ont confirmé leur décision (de mise en examen). Cette décision va permettre, comme je l'ai souhaité, de prendre connaissance de l'intégralité du dossier.

Je tiens à redire ce matin qu'à aucun moment je n'ai demandé d'enquête sur des personnalités politiques, qu'à aucun moment je n'ai participé à une quelconque manoeuvre politique.

J'ai agi pour faire face à des menaces internationales, j'ai agi pour faire face à des menaces contre nos intérêts économiques: c'est strictement dans ce cadre que j'ai agi. C'était mon devoir comme ministre.

Je ne vous cache pas que ces mises en examen sont douloureuses pour moi et pour ma famille mais je me battrai pour que, dans le cadre de l'instruction, la vérité puisse enfin apparaître et je répondrai naturellement à l'ensemble des questions qui me seront posées.

par Marion Mourgue publié dans : En bref!
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Vendredi 27 juillet 2007

Plusieurs quotidiens sénégalais - privés - ont vivement réagi dans leurs éditions de ce vendredi, après le discours du Président Sarkozy hier à Dakar. 

123752607-sarkozywade.jpgPhoto Reuters

Ils estiments qu'il leur a "fait la leçon", comme l'écrit Walfadjri qui ajoute : "Sans ambages, il a tenu les Africains pour responsables de leurs malheurs".

Sud Quotidien parle lui d'"injure". Le président français s'est cru en "mission civilisatrice", affirme ce Quotidien tandis que Le Populaire, moins nuancé, titre: "Les vérités (résumées) de Sarkozy aux Africains: +Arrêtez de pleurnicher!+" "Quand je l'ai entendu parler aux étudiants, dans un amphithéâtre plein à craquer, j'ai pensé à ces missionnaires venus en Afrique +civiliser+ nos arrière-grands-parents (...) Des clichés, encore des clichés, toujours des clichés. Quelle injure!", s'offusque l'éditorialiste de Sud Quotidien. 

Hier, le président français a prononcé une allocution de 45 minutes environ à l'université Cheik Anta Diop de Dakar. On ne sait pas qui est l'auteur de ce texte : est-ce Rama Yade ou Henri Guaino ou encore un autre? (Précision du 4 août : L'auteur de ce discours est Henri Guaino. Pour plus d'informations, voir l'article Le discours de Dakar : suites)

N. Sarkozy a appelé les "habitants de ce continent meurtri" à prendre eux-mêmes leur destin en main. "Ce que veut faire l'Afrique c'est faire la politique des réalités, et non la politique des mythes". 
"Je ne suis pas venu vous parler de repentance (faisant allusion à la colonisation). Je suis venu vous dire que je ressens la traite négrière et l'esclavage comme des crimes contre l'humanité, que votre déchirure et vos souffrances sont les miennes. Je suis venu vous proposer de regarder ensemble, Africains et Français, au-delà de cette déchirure et de cette souffrance". En parlant des colons : "ils ont cru qu'ils étaient supérieurs, qu'ils étaient la civilisation".


Le président français a ensuite ajouté : "La colonisation n'est pas responsable de toutes les difficultés actuelles de l'Afrique, des guerres sanglantes que se font les Africains entre eux", ni des "génocides", des "dictateurs", du "fanatisme", de "la corruption et de la prévarication (...), des gaspillages, de la pollution.

Selon le président français, de la colonisation est née un "destin commun" qui a été "scellé par le sang des Africains venus mourir dans les guerres européennes".

Sur l'immigration, N. Sarkozy a déclaré : "il faut revenir bâtir l'Afrique. il faut mettre un terme au pillage des élites africaines dont le continent a besoin".
"La France ne défilera pas à votre place mais si vous voulez la démocratie, la justice, le droit, elle est prête à s'associer à vous pour les construire".

Le ton est, il est vrai, donneur de leçons et assez péremptoire. 

L'emploi répété de "il faut" et du présent simple impliquent une affirmation catégorique commm "La France ne défilera pas à votre place". L'emploi d'un je très personnel "Je suis venu vous dire", donne l'impression d'une transmission de la bonne parole. 

On comprend les réactions de la presse sénégalaise. Si un président étranger avait tenu des propos similaires en France, on peut supposer que les réactions auraient aussi été vives.


par Marion Mourgue publié dans : Eclairage
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Vendredi 27 juillet 2007

L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a été mis en examen vendredi dans l'affaire Clearstream (Cf : l'affaire Clearstream )selon l'un de ses avocats Me Luc Brossolet, à sa sortie du bureau des juges.

M. de Villepin est poursuivi pour "complicité de dénonciation calomnieuse, recel de vol et d'abus de confiance, complicité d'usage de faux" par les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons qui instruisent depuis bientôt trois ans ce dossier politico-judiciaire devenu une affaire d'Etat. 

A sa sortie du tribunal, M. de Villepin a déclaré qu'"à aucun moment" il n'avait "participé à une quelconque manoeuvre politique".

2707-villepinou.jpgPhoto Reuters

par Marion Mourgue publié dans : En bref!
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Vendredi 27 juillet 2007

LOGO-publie-ouest-france-OK.jpgARTICLE PUBLIE

La capitale bas-normande et ses habitants font l’unanimité auprès des navigateurs de la Solitaire. Ils sont ravis de l’accueil qui leur est réservé.



« Caen est une ville agréable », explique Didier Bouillard, originaire de Paris, et l’un des 50 skippers de la Solitaire Afflelou Le Figaro. Un sentiment partagé par les autres navigateurs, non originaires de Normandie. Les atouts ? Ses rues piétonnes, son canal à proximité du centre-ville, et l’accueil réservé par les Caennais.

« C’est une ville plutôt léchée dans le bon sens du terme, précise le skipper marseillais Jean-Paul Mouren. Les rues piétonnes sont bien dessinées. Quant à la circulation, c’est le bonheur total par rapport à Marseille ! » Pour le skipper de Loire-Atlantique, Armel Tripon, Caen est une « chouette ville. C’est agréable de s’y promener car c’est aéré. Il y a des espaces verts et les piétons ont leur place ».

Les cyclistes aussi, selon Quentin Le Nabour, 18 ans et originaire de Saint-Malo. Ravi d’avoir reçu un vélo de la mairie, il l’utilise pour se promener. Pour le Britannique Nigel King, ce qui saute aux yeux à Caen, c’est le mélange des « belles architectures et des marques d’histoire dans la ville ». 

Plusieurs skippers regrettent de ne pas avoir suffisamment de temps pour visiter les monuments. Au premier rang desquels le Mémorial. « Il faudrait que je trouve le temps d’y aller », commente le skipper Etienne Svilarich, de Perros Guirec. Quant à Jean-Paul Mouren qui a pu le découvrir, le jugement est sans appel : la visite vaut le détour. « Le Mémorial est très impressionnant. Ça prend une bonne matinée mais ça te secoue la tête ».

Le village au centre
La course commence bientôt (cf. Les 50 skippers larguent les amarres). L’occasion pour les skippers de fait le point sur l’organisation. L’emplacement du village fait l’unanimité. Les compétiteurs sont ravis d’être installés au cœur de la ville. « Il n’y a rien à redire, c’est impeccable », note le skipper Bouillard. Laurent Pellecuer, qui vient de Montpellier, partage le même avis : « Ici, les employés municipaux ont fait un super boulot. Je peux vous dire que ce n’est pas comme ça dans toutes les villes ». Les navigateurs apprécient tant le sérieux de l’organisation que l’emplacement des animations. « Avoir le village installé au centre, c’est vraiment sympa, ça change de l’air du bateau », sourit Quentin Le Nabour. « On ne pouvait pas rêver mieux, renchérit le skipper vendéen, Frédéric Rivet. Il y a de l’animation, de la vie et les enfants viennent nous demander des autographes. Ça fait plaisir ». 

Les Caennais
L’emplacement du village est d’autant plus apprécié qu’il permet de rencontrer les Caennais. « Avoir notre voilier ici nous permet de discuter un peu avec les gens, remarque le skipper britannique Nigel King. Je les trouve très amicaux » Le navigateur italien Pietro d’Ali note, lui, qu’ils sont très différents des Italiens : « Un peu plus calmes mais charmants ». Frédéric Rivet, lui, souligne la culture maritime des visiteurs : « On est agréablement surpris par l’accueil qui nous est réservé et par la curiosité des habitants. Quand on bricole sur les bateaux, ils passent nous voir, nous posent des questions intéressantes. On sent qu’il y a ici une vraie culture de la mer. » Pour le skipper Bouillard, rien d’étonnant à cela : « la voile draine des gens sympas qui ont un bon esprit ». Tous sont ravis de voir que leur passion, la voile, attire des centaines de visiteurs par jour au village. 

Un regret, cependant, pour quelques navigateurs : la météo. Le Britannique, Nigel King, lui n’en a cure et conclue : « Je pense que je reviendrai très bientôt ».

Article publié dans Ouest France, 27 juillet, avec photo de Jean-Yves Desfoux
lire aussi : un skipper raconte la vie à bord d'un bateau
par Marion Mourgue publié dans : Articles publiés
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Texte Libre

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