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Marion Mourgue

Mon projet ?

Proposer une information vérifiée sur la politique française à partir d'analyses personnelles. Articles, photos, vidéos... Autant de manières de revenir sur l'actualité.  Sans m'interdire de mettre en ligne les articles publiés, sur lesquels j'ai aimé travailler.


Bonne lecture et n'hésitez pas à laisser vos commentaires.

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Vendredi 31 août 2007

LOGO-bref-150px.jpgEN BREF



Les éléphants et les lionceaux se tirent dans les pattes. C'est à qui dégommera l'autre le plus vite. Les invectives et les noms d'oiseaux se multiplient. Les livres assassins aussi. Comme celui de Claude Allègre, La défaite en chantant.

Claude Allègre, ancien ministre de l'Education de Lionel Jospin, y raconte les manoeuvres des dernières années au PS, et dit tout le mal qu'il pense du parti qu'il va quitter, ciblant Ségolène Royal et François Hollande. Le directeur de cabinet de François Hollande, Stéphane Le Foll, répond. Entre-temps Manuel Valls ou Bertrand Delanoë placent leurs pions pour la suite, appelant à la modernisarion et à l'action.

C'est à qui parlera le plus et le mieux. 

Finalement, que ressort-il de tout ça? que les socialistes n'ont pas réglé leurs comptes depuis 2002.Qu'ils ne reconnaissent plus de légitimité à François Hollande. Qu'ils n'en accordent aucune à S. Royal pour la suite des événements. Qu'ils se déchirent  en attendant une figure charismatique qu'ils espèrent tous incarner. 

Difficile dans ces conditions d'exister sur le plan des idées. Pourtant, aujourd'hui c'est bien ce qui manque ! Des idées, plutôt que des petites phrases.


Autre article récent sur le même thème : Le dilemme du PS dans la gauche

Ecouter aussi : Le PS dans l'attente

par Marion Mourgue publié dans : En bref!
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Mardi 28 août 2007

LOGO-publie-ouest-france-OK.jpgARTICLE PUBLIE

La rentrée... une semaine plus tôt pour 241 enfants de l'école élémentaire de Bretteville-l'Orgueilleuse. Rires et larmes au menu de la matinée.

A voir ce ciel bleu du mois d'août et les tenues estivales, on se croirait presque en vacances. Pourtant, en y regardant de plus près ce lundi matin, on troqué les valises contre des cartables à roulettes, à Bretteville-l'Orgueilleuse. Oubliées, les plages de sable fin: parents et enfants affluent devant l'école élémentaire. Dans cet établissement, le retour en classe se fait une semaine plus tôt. 

La rentrée anticipée y a été programmée ce dernier lundi du mois d'août. Comme dans 60 écoles publiques du Calvados qui ont choisi la semaine de quatre jours. « Je suis là depuis cinq ans, mais ce système fonctionnait ici bien avant mon arrivée », explique Nicole Lecorre, directrice de l'école qui compte 241 enfants pour 10 classes.

Pas question de remettre en cause cette organisation. Pour les parents et les enfants, il est l'heure de reprendre ses marques, un bon mois et demi après l'arrêt des classes. Avec un certain enthousiasme. « Elle · sourit Marc, en désignant sa fille Cassandra qui entre en CE2. Elle avait hâte de rentrer, elle est ravie de retrouver ses copines ! » Entourée de ses parents et de sa petite soeur, l'écolière, robe blanche et sandales assorties, cherche du regard les têtes connues. 

« Allez les CM2, on y va! » 
 
Dans la cour, une petite fille de six ans, queue de cheval et cartable vert sur les épaules, a la mine soucieuse. Sa mère lui lit la liste des noms de ses futurs camarades de classe. La fillette fait la moue: elle ne reconnaît aucun prénom. Tout à coup, son visage s'illumine. Elle vient de retrouver une copine qui s'élance vers elle. 
 
8 h 30. La sonnerie retentit. Parents et enfants s'approchent dans la cour pour entendre les instructions de la directrice. Un micro dans une main et la liste des classe dans l'autre, Nicole Lecorre attribue à chaque instituteur ses écoliers. « Je vous souhaite à tous la bienvenue. Nous sommes contents de vous retrouver, vous avez l'air en pleine forme ! » Le silence s'installe. Petits et grands écoutent scrupuleusement la directrice. « On commence avec ceux qui connaissent bien l'école. Allez les CM2, on y va! » Les enfants d'une dizaine d'années se dirigent avec aplomb vers leur maître. Isabelle dissimule mal une pointe de tristesse. Son fils Thomas est parti sans l'embrasser ni lui faire un signe d'au revoir. 
 
Après la rentrée des CM2 puis CM1, voici venu le tour des CE2 et des CE1. Et enfin, des CP, qui entrent dans le monde des grands. Les petites mains se crispent. Les premières larmes apparaissent. Lucie, les yeux rougis, s'accroche au bras de sa maman : « Mais ma chérie, ce n'est pas moi qui vais à l'école, enfin? » La fillette s'essuie le visage, résignée. D'autres ont la mine plus réjouie. Les parents leur font un dernier signe de la main qui se veuit rassurant. Puis les regardent s'installer par la fenêtre. « Ca va aller · » demande un père... à sa femme. Leur fils, lui, semble tout à fait à l'aise. Il a déjà lié connaissance avec un petit camarade. 

Article paru dans Ouest France, édition du 28 août 2007.
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Samedi 25 août 2007

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Brève écrite pour Ouest-France, pages régionales, édition du 24 août 2007, après l'audience au tribunal de grande instance de Caen


Il lui a fait beaucoup du mal, elle a souffert. Mais ils s’aiment encore. Et l’ont fait savoir mercredi à l’audience correctionnelle du tribunal de grande instance de Caen, par la voix d’une avocate. Un obstacle de taille les empêche de se retrouver : Dominique, 55 ans, est soumis à un contrôle judiciaire depuis novembre 2006. Cette obligation lui impose de ne pas rencontrer sa femme. Il est poursuivi pour des faits de violence aggravée à l’encontre de celle-ci : cette affaire n’a pas encore été jugée. « Début septembre, explique son avocate, la victime organise une fête pour les dix ans de leur rencontre. Mon client et son épouse voudraient se retrouver ce jour-là, avec des tiers de confiance à leurs côtés. » L’avocate demande la levée partielle du contrôle judiciaire… le temps de la fête. 
Le substitut du procureur s’y oppose. Selon lui, « ce serait mettre la charrue avant les bœufs ». Pour la présidente, le dossier reste «  très particulier. Mais pour combien de temps cette levée?  Je ne voudrais pas imposer le menu ni les boissons », lâche-t-elle, en souriant. 

La demande inhabituelle de Dominique a été acceptée. Il pourra voir sa femme. Le temps d’une journée.

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Vendredi 24 août 2007

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« Il a pété les plombs », commente Me Ghislaine Dejardin, au tribunal correctionnel, mercredi. Cette avocate de la défense intervient pour le compte d'un ouvrier agricole de la région du Bessin, 34 ans. En juin dernier, une dispute éclate entre lui et sa femme. La soirée est arrosée : « trois verres de whisky et deux de rosé », selon la présidente Régine Nirdé-Dorail. Le couple se retrouve dans la salle de bains. Le ton monte. « Vous avez essayé de la noyer dans la baignoire · », demande la présidente. Le prévenu, les traits du visage tirés, déglutit : « Oui ».

 

« En garde à vue, ajoute la présidente, elle dit vous avoir provoqué par des paroles insultantes. De votre côté, il y a un phénomène d'exaspération. Vous travaillez beaucoup, vous vous occupez des enfants. » Le couple était en train de se séparer.

 

Le substitut du procureur Cyrille Fournier s'insurge. « Cette attitude n'autorise en aucune façon le comportement qu'il a eu envers sa femme. Il lui a fait subir le supplice de la baignoire, la tête sous l'eau ! C'est très traumatisant pour la victime. » Il requiert une peine de quatre mois de prison avec sursis.

 

La femme du prévenu, absente à la barre, a refusé de porter plainte contre son époux. Ils entretiennent aujourd'hui des rapports apaisés, et le prévenu voit régulièrement ses enfants. Son avocate tient à préciser : « Mon client a spontanément reconnu les faits. Il a lui-même appelé son beau-père, le père de sa femme, pour qu'il vienne calmer les choses. » Le prévenu dit « tout regretter ».

 

Il a été condamné à deux mois de prison avec sursis.

Article publié dans Ouest France, 24 août 2007.

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Vendredi 24 août 2007

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Un capitaine de chalutier de Grandcamp-Maisy (Calvados) a comparu hier pour non-assistance à personne en danger. En 2001, un de ses hommes avait eu un malaise grave. Le bateau n’est rentré au port que 18 heures après. Le marin est aujourd’hui handicapé.


Le dossier est peu courant. La présidente du tribunal de grande instance de Caen, Régine Nirde-Dorail, parle même d’une « affaire atypique ». Elle regarde le prévenu, un capitaine de chalutier de 37 ans : « Nous sommes saisis d’un délit de non-assistance à personne en danger. » Il lui est reproché de s'être volontairement abstenu de porter secours  à un de ses hommes. Les faits remontent au 7 septembre 2001. Ce jour-là, un chalutier du port de Grandcamp-Maisy se trouve en plein milieu de la Manche, à mi-chemin des côtes françaises et anglaises. Il est 6 h du matin, Xavier, le capitaine réveille son équipage. Trois hommes, parmi lesquels Fabrice, 41 ans. 

« Vers 7 h, explique la présidente, Fabrice a été pris d’un important malaise le laissant immobile en fond de cale. » Les autres matelots le hissent à l’aide d’une corde et l’installent dans la cuisine, l’endroit jugé le plus sec du bateau. Le marin pêcheur ne parle pas, il ne bouge plus. Son bras reste collé le long du corps. Il vient de faire un accident vasculaire cérébral. « J’ai cru que c’était une grosse migraine, commente le prévenu d’une voix à peine audible. Je pensais que ça allait passer ». Le patron parle aussi d’une « crise de tire-au-cul ». 

La présidente poursuit l’examen du dossier. « Nous avons les témoignages des deux autres pêcheurs qui étaient à bord. Ils déclarent qu’il était comme un poids mort. » La présidente, perplexe, s’interroge. « On a des symptômes clairs. Et vous êtes le seul maître à bord. Pourquoi ne pas avoir alerté les secours ? » Le prévenu ne répond pas. Pantalon jean foncé et veste noire, il reste immobile à la barre, les mains serrées, le regard fuyant. Puis ajoute : « Je n’avais pas pris conscience de la gravité de la chose. »

A 9 h 30, constatant que l’état de santé du marin ne s’améliore pas, le capitaine prévient l’armateur du bateau par fax. Il lui demande d’avertir un médecin pour le soir même et annonce son retour au port voisin de Port-en-Bessin pour minuit et demi. Pendant 18 heures, Fabrice reste allongé, son ciré et ses bottes sur lui. 

« Pendant ce temps-là vous continuez le trait de chalut », lit la présidente. Le prévenu se râcle la gorge : « Oui, ça me rapprochait des côtes. De toute façon, je ne pouvais pas rentrer plus tôt car les portes étaient fermées à cause des marées ». « Faux, réplique Me Etienne Juhl, l’avocat de la victime. Vous auriez parfaitement eu le temps d’arriver à Port-en-Bessin, Grandcamp-Maisy ou de vous diriger vers un autre port comme Ouistreham. La dignité humaine aurait exigé qu’on s’occupe de lui. » L’avocat réclame 45 000 € de dommages et intérêts pour son client.

Cyrille Fournier, substitut du procureur intervient : « Les éléments montrent que le capitaine avait connaissance du péril pour Fabrice. Il avait à sa disposition les moyens de porter secours. Que lui coûtait un appel au CROSS (centre régional de sauvetage) ? Non, il a préféré finir son trait de chalut… » Le magistrat requiert une peine de trois à quatre mois de prison avec sursis. 

Me Jean-Marie Agnès, l’avocat de la défense s’emporte : « Je suis choqué. On veut faire passer cet homme-là, qui n’a jamais eu l’ombre d’un problème, pour un homme cupide. Pour un homme qui fait passer la vie d’un matelot après une pêche. Jamais on a entendu autant de termes aussi humiliants ! On le décrit comme un affreux jojo, alors que c’est un travailleur exemplaire. Ni moralement ni pénalement il ne mérite une condamnation. » 

Le jugement a été mis en délibéré au 25 octobre.


Marion MOURGUE, article publié dans Ouest France, pages régionales, édition du 23 août 2007.

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Texte Libre

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