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Marion Mourgue

Mon projet ?

Proposer une information vérifiée sur la politique française à partir d'analyses personnelles. Articles, photos, vidéos... Autant de manières de revenir sur l'actualité.  Sans m'interdire de mettre en ligne les articles publiés, sur lesquels j'ai aimé travailler.


Bonne lecture et n'hésitez pas à laisser vos commentaires.

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Samedi 29 septembre 2007

LOGO-publie-figaro-OK.jpgARTICLE PUBLIE  

GAUCHE. "Ne résumons pas cette journée à qui n’est pas là! Retenons ce qu’il y a de positif, la gauche est mobilisée" s’agace Benoît Hamon (PS). Alors que six partis de gauche réunis dans le Comité riposte ont lancé, hier, au siège du PCF, un appel à la mobilisation contre la "politique anti­sociale"du président de la Répu­blique, Nicolas Sarkozy, la LCR et les Verts brillent par leur absence. "Les raisons exactes pour lesquelles ces organisations ne signent pas ce texte nous échappent", précise Olivier Dartigolles (PCF). Dans un communiqué, la LCR a expliqué qu’elle ne le trouvait pas "satisfaisant". 

Cette défection intervient quinze jours après l’annonce en grande pompe de la réactivation du Comité riposte formé en 2006, au moment de la crise politique autour du contrat première embauche. À la fête de L’Humanité, le 15 septembre, les leaders des principaux partis de gauche, François Hollande (PS), Marie-George Buffet (PCF), Olivier Besancenot (LCR) et Cécile Duflot (les Verts), s’étaient ainsi affichés ensemble. 

Hier, aucun ténor n’était présent.


Article publié dans
Le Figaro daté du 29/30 septembre 2007. 

Lire aussi : les socialistes d'Argenteuil

 

par Marion Mourgue publié dans : Articles publiés
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Samedi 22 septembre 2007

LOGO-publie-figaro-OK.jpgARTICLE PUBLIE


Trois socialistes s'affrontent pour obtenir l’investiture du parti face au maire (UMP) sortant d’Argenteuil.

 
ILS SONT TROIS socialistes sur les rangs pour affronter aux municipales de 2008, Georges Mothron, le maire UMP sortant d’Argenteuil, dans le Val d’Oise. La tension monte entre Philippe Doucet, Alain Leikine, conseillers généraux, et Faouzi Lamdaoui, candidat battu aux législatives.

Avec en toile de fond un conflit entre la fédération du Val d’Oise et la direction du parti sur le processus de désignation du candidat. « Les militants s’exprimeront par un vote le 26 septembre et la fédération se rangera derrière ce choix », explique le premier secrétaire fédéral, Dominique Lefebvre.

La direction du PS, elle, s’y oppose. 
Dans un courrier daté du 19 septembre, le secrétaire national aux élections, Bruno Le Roux,  appelle la fédération à « geler » cette procédure « afin de permettre un échange entre la fédération, la direction du Parti et la Commission électorale ». 
Un échange qui doit notamment permettre de prôner « la diversité » et « le renouvellement » des têtes de listes, explique Faouzi Lamdaoui, proche de François Hollande qui se sent légitimé par son « score historique » de 49 % aux législatives.. Selon un élu du Val d’Oise, le « PS veut faire d’Argenteuil une ville symbole sur la question de la visibilité des minorités. Mais avec Lamdaoui, on met en avant la diversité au détriment de la démocratie interne ». 

Alors que les deux autres candidats en lice, le strauss-kahnien Alain Leikine et Philippe Doucet, sont « favorables au vote des militants », Faouzi Lamdaoui refuse d’y participer. « Tant que les conditions de transparence et de démocratie ne seront pas respectées, je refuse de me soumettre au vote des militants », affirme-t-il.
Dominique Lefebvre, lui est catégorique : « Engager une procédure qui ne passerait pas par les militants serait une faute politique », dit-il. Avant d’ajouter : « Parce qu’il craint de le perdre, Faouzi Lamdaoui essaye de se soustraire. Et cherche à le discréditer ». 

Comme le prévoient les statuts du PS pour les villes de plus de 20 000 habitants, le Conseil national devra se prononcer sur le vote des militants, le 15 décembre. Un désaccord entre la base et la direction du parti affaiblirait la candidature du PS face à la droite. Seul constat sur lequel s’accordent, aujourd’hui, les socialistes dans le Val d’Oise.

Article publié dans Le Figaro, daté du 22 septembre 2007.

Lire aussi : Quand le ministre du budget fait visiter son bureau et Rama Yade refuse toute "leçon" en matière de logement
par Marion Mourgue publié dans : Articles publiés
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Jeudi 20 septembre 2007

LOGO-eclairage-150px.jpgECLAIRAGE


Dans la nuit de mercredi à jeudi, l'Assemblée nationale a adopté le projet de loi sur l'immigration présenté par le ministre Brice Hortefeux, ministre de l'Immigration, de l'Intégration et de l'Identité nationale.  Ce texte, qui reprend les engagements pris par Nicolas Sarkozy pendant sa campagne électorale et qui vise à compléter les lois de 2003 et 2006 sur l'immigration, durcit les conditions du regroupement familial en autorisant, à titre expérimental, le recours aux tests ADN pour prouver une filiation.

Il prévoit aussi la mise en place, dans le pays d'origine, d'une "évaluation de connaissance de la langue et des valeurs de la République" pour toute personne de plus de 16 ans désireuse de venir en France, au titre du regroupement familial.

Mis aux voix à 4h20 jeudi en présence de 23 députés, il a été approuvé, à main levée, par l'UMP et le Nouveau Centre. Le PS, le PCF et les Verts ont voté contre. 

23 députés sur 577. Ce n'est pas beaucoup. Certes, l'heure était tardive mais sur ce type de texte aussi important, on aurait souhaité que la "représentation nationale" n'aille pas se coucher. 
  
Avant minuit, 91 députés (contre 45 et 6 abstentions) ont également adopté l'amendement controversé de Thierry Mariani (Vaucluse, UMP), qui prévoit qu'en cas de doute les agents diplomatiques pourront proposer au demandeur d'un visa de plus de trois mois de réaliser à ses frais un test ADN. Cet amendement a été voté aprés avoir été modifié par quatre sous-amendements du gouvernement dont l'un assortit la mesure d'une période expérimentale de deux ans. 
Outre l'amendement ADN, les députés ont entériné en séance plusieurs amendements de la commission des Lois de l'Assemblée qui, pour la plupart, "durcissent" le projet de loi. 
L'un d'entre eux ramène à quinze jours, au lieu d'un mois, le délai laissé à un étranger pour introduire un recours devant la Commission de recours des réfugiés lorsque l'Office français des réfugiés et apatrides (OFPRA) a rejeté sa demande d'asile. En outre,  l'OFPRA sera désormais placée sous la tutelle du ministère de l'Immigration et non plus de celui des Affaires étangères. 

Un autre amendement, qui s'inspire d'une recommandation de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), propose de légaliser la collecte de données de nature ethnique pour des études statistiques. 

Le gouvernement a déclaré l'urgence pour ce texte ce qui signifie qu'à partir du moment où il sera adopté par le Sénat, une commission mixte paritaire (CMP) Assemblée-Sénat sera convoquée. Elle devra de mettre au point un texte commun aux deux assemblées qui sera ensuite soumis aux députés et sénateurs pour son adoption définitive. 

On espère qu'à cette occasion les parlementaires seront plus nombreux...
par Marion Mourgue publié dans : Eclairage
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Lundi 17 septembre 2007

LOGO-publie-figaro-OK.jpgARTICLE PUBLIE


PATRIMOINE.
A l’occasion des Journées du patrimoine, les visiteurs de Bercy ont eu Eric Woerth pour guide

 
«Faites attention de ne pas tomber. Ici, on est plus fort pour calculer le budget que pour installer une moquette ! », plaisante Eric Woerth, ministre du Budget et des Comptes publics, à l’entrée de son bureau à Bercy. Samedi, à l'occasion des Journées du Patrimoine, les visiteurs, nombreux, ont eu le ministre pour guide. Le bureau de Christine Lagarde était également ouvert au public mais le ministre de l’Economie était à porto en compagnie de ses homologues de la zone euro.
 
« C'est le seul bureau qui allie modernité du bâtiment et mobilier ancien. Je n'ai rien changé. Nicolas Sarkozy a travaillé dans ce bureau » (quand il fut ministre du Budget dans le gouvernement Balladur entre 1993 et 1995, NDLR). « On vous souhaite la même carrière ! », lui rétorque une Parisienne d'une cinquantaine d'années. Les rires fusent, le climat est détendu, le contact facile.
 
Dans un grand bureau lumineux, baies vitrées et vue sur la scène, le ministre souriant, accueille les groupes qui se succèdent. Et passe en revue le mobilier de son bureau. Canapé en soie verte et fauteuils Empire à tête de lions, table à jeu style Louis XVI, tenture des Gobelins, table de travail sur laquelle Cambacérès aurait rédigé le code civil sous le Premier Empire... «  Michel Charasse, premier occupant des lieux, a une autre version. Ce bureau aurait en fait été réalisé sous Napoléon III », précise le ministre.
 
« Vous passez beaucoup de temps ici? », lui demande un quinquagénaire, l'appareil photo autour du cou. «  Ministre, ce n'est pas de tout repos. Sous le président Sarkozy, c'est beaucoup de travail », sourit Eric Woerth. Avant de demander à l'un des groupes : « Pourquoi avoir choisi de visiter Bercy ? ». Un monsieur d'une soixantaine d'années, veste à carreaux et petites lunettes, lance, goguenard : « Depuis le temps que je fais des chèques à l'ordre du Trésor public ». Et le ministre de répondre : « Et je vous en remercie d'ailleurs ! ».

Article publié dans Le Figaro, édition du 17 septembre 2007.
 

Lire aussi : Rama Yade refuse toute "leçon" en matière de logement
par Marion Mourgue publié dans : Articles publiés
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Vendredi 14 septembre 2007

LOGO-reportage-150px.jpgREPORTAGE

 

Jean-Pierre Lagrue, 68 ans. De la danse classique pratiquée à haut niveau, le peintre de Saint-Germain-des-Prés a conservé le sens du travail et de la rigueur. Le 11 octobre, il expose dans le 9° arrondissement de Paris. 

Chaque coup de pinceau est appliqué avec rigueur et minutie. Le bras est plié, la tête penchée à quelques centimètres du chevalet. Jean-Pierre Lagrue n’y pense même plus. Patient, concentré, il vise le geste juste et mesuré. L’ex danseur de l’Opéra de Toulon a gardé en mémoire la philosophie de la danse classique: travail, concentration, « sens de la rigueur ». « La danse, on en fait tous les jours. La peinture, c’est pareil ». 


Cinquante ans plus tard, la méthode de travail du peintre-danseur est restée sensiblement la même. Installé dans un vieux siège en cuir pour travailler, vêtu d’un tablier bleu tâché, Jean-Pierre Lagrue peint, son matériel à portée de main. Pinceaux en poils de marte et tubes de peinture à l’huile. La silhouette du peintre rappelle celle du comédien Michel Simon. En plus grand. Jean-Pierre Lagrue, une barbe de plusieurs jours et le regard tendre, a la même manière de se mouvoir et d’avaler les mots. Pourtant, la comparaison s’arrête là. « J’aime beaucoup Michel Simon. Mais les gens qu’on aime, on n’a pas forcément envie de leur ressembler ». Grand éclat de rire. Un rire aigu, communicatif, qui rappelle le cri d’une mouette. 

Jean-Pierre Lagrue se situe dans la lignée des peintres qui ont choisi d’exprimer la joie de vivre dans leur peinture. « Cela correspond à son tempérament. Jean-Pierre sait rester drôle malgré les aléas de la vie », souligne une de ses plus proches amies, Madie de Castelnau. Son dernier tableau s’appelle d’ailleurs : « Danse avec les couleurs de la vie ». Format raisin et fond jaune, les couleurs s’entremêlent comme des milliers de cerfs-volants. Au centre de la toile, une petite danseuse en tutu blanc fait le grand écart vertical. Sans effort, avec grâce et humour. « Elle est tellement heureuse des couleurs, qu’elle danse. J’essaie de représenter la joie de vivre », commente le peintre.
 
Autant de saynètes de la vie
 
Autour du peintre, sur fond de musique classique, règne un désordre organisé. Les 25 m2 lumineux de son atelier sont envahis de toiles : par terre, sur les étagères, contre les portes… Difficile de poser un pied. Même sur les murs, il reste peu d’espace blanc. Entre ses tableaux accrochés et les numéros de téléphone ou de code inscrits au crayon à papier, on distingue une photo d’une de ses vieilles amies. « Je l’ai retrouvé en faisant le ménage ». Dans un grand éclat de rire, le peintre confesse : « Le ménage, c’était y a longtemps. De toute façon, je n’ai pas envie de travailler quand c’est bien rangé. Ça ne me donne aucune inspiration ». 

A l’image de son atelier qu’il ne quitte presque jamais, la peinture de Jean-Pierre Lagrue est chargée. A de rares exceptions près, ses tableaux sont denses. « Même si on les regarde vingt fois, on découvre toujours un petit détail qu’on n’avait pas remarqué jusque-là », explique Madie de Castelnau.
 
Comme dans les dessins d’Albert Dubout, début du siècle, les femmes occupent ici le premier plan. Les hommes au contraire paraissent chétifs et gringalets. Entre dérision et satire, Lagrue – comme l’appelle nombre de ses amis – n’est, pourtant, jamais là où on l’attend. « Son trait retient le regard parce qu’il est décalé. Ça n’a rien à voir avec le regard des classiques. J’y lis beaucoup de poésie, de tendresse et de rêve », ajoute Denise Bechouche Aittouares, qui a organisé la dernière exposition du peintre à Paris, fin 2006. Petite femme nue, scènes de coït ou de crises conjugales, ses toiles sont autant de saynètes de la vie. Des saynètes marquées par des personnages caricaturaux qui forment la base de son travail. 

Un travail commencé il y a plus de quarante ans et exposé pour la première fois, rue de Bourgogne à Paris, alors qu’il n’avait que 18 ans. Sept ans plus tard, à son retour de la guerre d’Algérie et entre deux contrats de danse, Jean-Pierre Lagrue s’inscrit aux Beaux Arts. Et s’accomplit dans sa seconde passion, en apprenant à copier les oeuvres des maîtres de la peinture pour mieux s’en détacher. 

Alors que Jean-Pierre Lagrue continue de parler, sa main droite prend appui sur une baguette en bois, posée à la verticale sur la toile. « C’est pour bien placer les couleurs sans esquinter le reste. J’ai appris ça en faisant de la restauration de tableaux après les Beaux Arts ». Le souci du travail bien fait ne le quitte jamais. 
 
par Marion Mourgue publié dans : Reportage
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Texte Libre

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