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Marion Mourgue

Mon projet ?

Proposer une information vérifiée sur la politique française à partir d'analyses personnelles. Articles, photos, vidéos... Autant de manières de revenir sur l'actualité.  Sans m'interdire de mettre en ligne les articles publiés, sur lesquels j'ai aimé travailler.


Bonne lecture et n'hésitez pas à laisser vos commentaires.

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Dimanche 28 octobre 2007

ECLAIRAGEECLAIRAGE 
Interviewé dans les colonnes du Parisien, édition du 28 octobre 2007, Laurent Fabius, ancien Premier ministre et député PS de Seine-Maritime, défend l'idée un référendum sur le projet de mini traité européen ou Traité de Lisbonne. "Ce qui a été décidé par référendum ne peut être réexaminé que par référendum. Une autre procédure ne serait pas vraiment démocratique", déclare celui qui avait défendu le "non", victorieux lors du référendum sur la Constitution européenne en mai 2005.


Interrogé sur la nécissité d'un référendum interne au PS, Laurent Fabius a cette réponse qui en dit long : "On n'est pas obligé de se tendre à soi-même un piège". Un piège? En 2005, Laurent Fabius avait appelé les militants du PS et plus largement les Français à voter "non" au référendum sur sur la Constitution européenner, efusant par la même occasion de reconnaître le résultat d’un référendum interne qu’il avait pourtant lui-même exigé au sein du parti socialiste. Selon l'ancien premier ministre, ce texte insatisfaisant devait être enterré et il annonçait des lendemains plus joyeux avec l'arrivée d'un "plan B".

Laurent Fabius déclarait en 2005 qu'un "Plan B" relancerait la construction européenne


Pourtant, quelques mois plus tard, en octobre 2005, dans une
interview accordée au Journal du Dimanche, Laurent Fabius reconnaît qu'il n'y pas de "Plan B" tout prêt dans un tiroir : "Personne n’a prétendu qu’il y aurait dans un tiroir, en 427 articles, un texte alternatif tout ficelé, mais il existe bel et bien un projet de relance européenne possible. Il faut maintenant le discuter, notamment au sein de la gauche européenne
 ".

Cette confession de Laurent Fabius sur l'inexistence d'un plan B lui a coûté cher politiquement. L'ex Premier ministre n'a obtenu que 18,54 % des suffrages au moment des primaires du PS pour déterminer le candidat du parti à la présidentielle. Dominique Strauss-Kahn et Ségolène Royal en ont respectivement collecté 20,83 % et 60,62%. Un jugement sans appel pour le député de Seine-Maritime qui pensait détenir toutes les qualités d'un candidat à la présidentielle : sorti de l'ENA, grande connaissance des rouages du parti socialiste et longue carrière politique comme ancien premier ministre et ex ministre de l'Economie et des Finances.

L'absence de plan B pourtant annoncé haut et fort a donné un coup de frein aux ambitions présidentielles de Laurent Fabius. Celui qui avait été surnommé le fils de "Mitterrand" et qui croyait arrivée l'heure de succéder au père, douze ans après sa mort, a a vu s'effondrer ses chances d'accéder à l'Elysée.

par Marion Mourgue publié dans : Eclairage
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Samedi 27 octobre 2007
EclairageECLAIRAGE

Les socialistes français doivent déterminer une position commune sur le projet de nouveau traité institutionnel européen ou  traité de Lisbonne. Ce qui n’a rien d’évident quand on se souvient qu’il y a deux ans, le PS avait failli imploser sur le projet de Constitution européenne entre les partisans du texte et les « nonistes », partisans d’un "Plan B".

De nouvelles querelles fratricides risqueraient d’affaiblir les socialistes à quelques mois des élections municipales de mars 2008. Un risque dont Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale a pleinement conscience. Mercredi, il a souligné un « souci majoritaire de dépasser le oui et le non » au sein du parti.

    
Jean-Luc Mélenchon, héraut du Non en 2005, est opposé au Traité de Lisbonne




Pourtant, aujourd’hui aucune position commune n'émerge.
Jean-Luc Mélenchon, figure de la gauche du parti et héraut du « non » en 2005, s'est prononcé contre le nouveau texte. 









A l’inverse, plusieurs ténors du parti comme Bertrand Delanoë, ou Jack Lang ont appelé à voter « oui ».
Le premier secrétaire, François Hollande, a déclaré, mardi, à l’issue du bureau national :
"Il faut que l'Europe sorte de l'impasse". Ce traité "est imparfait mais, en même temps, il peut être l'occasion de faire repartir l'Europe s'il y a une volonté politique", a-t-il dit. Il a souhaité "une position responsable qui, je l'espère, sera collective".

Quant à Vincent Peillon, favorable au non en 2005, il se prononce aujourd'hui pour le oui :

    "L'abstention n'est pas une position. On est pour ou on est contre". "Cette fois, si on ne prend pas ce qu'on a, il n'y aura pas de renégociation et donc, on en restera au traité de Nice".

Faute d’un accord entre ses membres, le bureau national du parti, a décidé de reporter sa décision. Le 6 novembre 2007, les socialistes essaieront à nouveau de parvenir à une position commune sur le traité simplifié européen.
par Marion Mourgue publié dans : Eclairage
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Vendredi 26 octobre 2007

LOGO-eclairage-150px.jpgECLAIRAGE


Nicolas Sarkozy l'avait annoncé haut et fort en septembre : avant les municipales de mars 2008, il allait engager une réforme des institutions avec la réunion du Parlement en congrès à Versailles.
Pourtant, cette semaine le président a freiné des quatre fers et annoncé le 21 octobre un report du projet.

Un projet qui est loin de faire l'unanimité au sein de la majorité. L'UMP continue de s'opposer à l'idée de
proportionnelle aux élections législatives et elle constituerait même un casus belli pour plusieurs de ses dirigeants. 

"A 30 élus à la proportionnelle, c'est 100 députés de l'UMP qui ne votent pas la réforme. A 80, c'est une majorité qui vote contre", prévient Marc-Philippe Daubresse, vice-président de l'Assemblée nationale.


Nicolas Sarkozy ne peut occulter cette
grogne des parlementaires alors qu'il a besoin des voix des trois cinquièmes du Parlement pour faire adopter le texte.


L'examen de la réforme sur les institutions est reporté à l'après municipales

L'adoption de la réforme sur les institutions devrait donc être repoussée "après les élections municipales", selon le vice-président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Bernard Deflesselles, mardi 23 octobre. Pourquoi? Pour éviter un télescopage avec l'adoption du traité européen simplifié, un texte politiquement et électoralement plus payant que la réforme des institutions.

La décision du président Sarkoey de reporter la réforme des institutions répond ainsi à deux objectifs : 

- ne pas parasiter l’adoption du mini-traité européen début 2008 alors que la France doit prendre la présidence tournante de l'Europe en juillet prochain  ;
 

-  et ne pas fissurer la majorité avant les élections municipales,   premier grand rendez-vous électoral pour le tandem Sarkozy-Fillon.

A l'approche des municipales, alors que les indicateurs économiques et la cote de popularité du président fléchissent, la ratification permettra aussi au parti majoritaire de capitaliser sur ce "succès personnel" du chef de l'Etat, espère-t-on à l'UMP.
 
par Marion Mourgue publié dans : Eclairage
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Vendredi 26 octobre 2007

LOGO-bref-150px.jpgEN BREF

La commission sur la réforme des institutions présidée par l'ancien Premier ministre, Edouard Balladur, remettra son rapport au président de la République, lundi 29 octobre

Nicolas Sarkozy avait demandé au comité des 13 sages de mettre la lettre de la Constitution en accord avec sa pratique du pouvoir. Le président qui avait souhaité que cette réforme soit votée par le Parlement avant les municipales a finalement décidé de reporter le texte à l'après mars 2008.




On connaît d'ores et déjà les principales propositions du rapport

EXECUTIF

- inscrire à l'article 5 de la Constitution que le président de la République "définit la politique de la Nation". Le gouvernement la "conduit" (article 20)

- le président de la République "peut prendre la parole devant l'une ou l'autre des assemblées du Parlement. Son allocution peut donner lieu à un débat qui n'est suivi d'aucun vote. Hors session, le Parlement est réuni spécialement à cet effet" (article 18)

- introduire une procédure de contrôle parlementaire sur certaines nominations du président de la République

- prise en compte des interventions du président de la République à la télévision et à la radio dans le temps de parole de l'exécutif

- contrôle de la Cour des comptes sur l'utilisation du budget de la présidence et prise en compte de l'ensemble des crédits nécessaires à son fonctionnement

- remplacement du système actuel de 500 parrainages pour valider les candidatures à la présidentielle par une présélection des candidats par un collège de 100.000 élus

- permettre aux ministres de retrouver leur siège au Parlement lorsqu'ils cessent d'exercer leur fonction

- interdiction du cumul entre une fonction ministérielle et un mandat électif.

PARLEMENT

- limiter à la moitié du temps de séance (contre la totalité aujourd'hui) la faculté pour le gouvernement d'imposer l'examen de textes ou débats préparés ou acceptés par lui

- réserver une semaine de séance sur quatre au contrôle du gouvernement et à l'évaluation des politiques publiques

- limiter la portée de l'article 49-3 aux seules lois de finances et de financement de la Sécurité sociale

- rendre publics les avis du Conseil d'Etat sur les projets de loi

- limitation du droit d'amendement du gouvernement

- permettre à chaque assemblée de constituer en son sein jusqu'à dix commissions permanentes, contre six aujourd'hui

- répartir les présidences de commission parlementaire à la proportionnelle des groupes

- discuter en séance publique sur le texte issu des travaux de la commission, et non plus sur le projet du gouvernement

- la discussion d'un texte ne pourra intervenir qu'à l'expiration d'un délai de deux mois après son dépôt

- lever l'interdiction de créer des commissions d'enquête sur des faits faisant l'objet de poursuites judiciaires

- créer au sein de chaque assemblée un comité d'audit parlementaire chargé d'organiser les activités de contrôle

- accorder un temps de parole équivalent à l'opposition et à la majorité dans les séances de question au gouvernement

- permettre à chacune des assemblées de voter des résolutions

- interdire tout cumul entre un mandat parlementaire et une fonction exécutive locale

- élaborer une charte des droits de l'opposition.

DEMOCRATIE

- introduire une part de proportionnelle pour l'élection des députés (vingt à trente sièges); redécoupage tous les dix ans des circonscriptions

- institution de référendums à l'initiative d'un cinquième des membres du Parlement soutenue par un dixième des électeurs inscrits

- mettre fin à la présidence du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) par le président de la République, remplacé par une personnalité indépendante; saisine du CSM par les justiciables; élargir sa composition

- possibilité pour les citoyens de saisir le Conseil constitutionnel "par voie d'exception" pour "apprécier la conformité d'une loi aux libertés et droits fondamentaux reconnus par la Constitution"

- instituer un défenseur des droits fondamentaux, habilité à saisir le Conseil constitutionnel

- remplacer le Conseil supérieur de l'audiovisuel et la commission des sondages par un "conseil du pluralisme".

par Marion Mourgue publié dans : En bref!
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Jeudi 25 octobre 2007

EN BREFEN BREF

Michel Charzat, maire socialiste du XXè arrondissement de Paris, aimerait conserver sa mairie aux prochaines municipales de mars 2008. Pas si facile pour un candidat exclu du PS après s'être présenté aux législatives comme candidat dissident.

Ce jeudi 25 octobre, Michel Charzat a appelé à une "liste unitaire de gauche" dans son arrondissement qu'il se déclare prêt à conduire. Car, dit-il, il "doute de la capacité" de la tête de liste choisie par les socialistes pour le remplacer en mars 2008,
Frédérique Calandra qui "souffre d'une faible légitimité".

par Marion Mourgue publié dans : En bref!
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Texte Libre

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