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Marion Mourgue

Mon projet ?

Proposer une information vérifiée sur la politique française à partir d'analyses personnelles. Articles, photos, vidéos... Autant de manières de revenir sur l'actualité.  Sans m'interdire de mettre en ligne les articles publiés, sur lesquels j'ai aimé travailler.


Bonne lecture et n'hésitez pas à laisser vos commentaires.

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Mercredi 29 novembre 2006

Bon anniversaire, Monsieur le Président. Et oui, Jacques Chirac fête aujourd'hui ses 74 ans... Une journée que François Bayrou, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal ne pouvaient oublier. Eux qui sont entrés dans l'arène pour lui succéder.

51, 53, 55.... des résultats de sondage? Non l'âge de ces trois candidats à la présidentielle. 55 ans pour François Bayrou, le président de l'UDF qui officialisera sa candidature, le 2 décembre, à Serres-Castet, près de Pau, dans les Pyrénées-Atlantiques.

51 ans pour le président de l'UMP et ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, qui a officialisé sa candidature, aujourd'hui! Le jour de l'anniversaire du président de la République... Officiellement, sa candidature ne devait paraître que demain, à la une de cinq quotidiens régionaux. Officieusement, tout le monde le sait depuis quatre ans et le quotidien Libération vient de révéler le "scoop" sur son site Internet. 

De quoi créer de l'ambiance au Palais de l'Elysée en ce jour d'anniversaire ! Quant à Ségolène Royal, investie candidate du PS pour la présidentielle de 2007, elle a 53 ans.

Mais bon rassurez-vous, Monsieur le président. Comme vous savez, le général de Gaulle avait 75 ans quand il s'est présenté en 1965 à la présidentielle. Soit l'âge que vous aurez en 2007.

 

Est-ce un signe? Réponse au premier semestre de l'année prochaine quand Jacques Chirac dévoilera ses intentions.

 

 

 

par Marion Mourgue publié dans : Eclairage
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Dimanche 26 novembre 2006

Ségolène veut parler simple pour être, pense-t-elle, mieux comprise de ses électeurs. C'est, en subsance, le message qu'elle a fait parvenir à ses troupes sur le terrain.

Alors plus question de parler de "pouvoir d'achat" - une notion qui ne lui semble pas assez concrète. Désormais, elle entend bien parler de "vie chère". "Si je dis 'la vie chère' au lieu de 'pouvoir d'achat', ce n'est pas un hasard", a expliqué la candidate du PS aux maires socialistes réunis lors du 89° congrès des maires de France. "La vie chère", a-t-elle ajouté, "tout le monde comprend ce que cela veut dire".

Plus question non plus de parler de "pension modeste". Mesdames, messieurs les socialistes, vous devrez parler de "petite retraite".

Mais au fait, si Ségolène Royal était élue chef de l'Etat, en mai 2007, comment voudrait-elle se faire appeler? Madame la présidente ou Madame le président?

Personne ne vous l'a demandé Ségolène. Alors quel sera le bon mot?

par Marion Mourgue publié dans : Eclairage
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Jeudi 23 novembre 2006
Comment faire pour ne pas se laisser distancer par le PS sans donner l'impression de courir derrière ?

C’est le dilemme auquel l’UMP de Nicolas Sarkozy semble être confronté. Car au sein du mouvement, plusieurs voix soulignent l'exemplarité des primaires à la façon PS, tout en se gardant bien de l'admettre publiquement... Et Nicolas Sarkozy a fort bien mesuré le danger que représentait le plébiscite dont a bénéficié Ségolène Royal au sein du parti socialiste ; et l'avantage que pourrait, finalement, représenter un débat avec d'autres candidats potentiels: "Je dis à tous nos amis (...), soyez candidats dans notre formation politique et ayons le débat le plus libre, le plus transparent, le plus loyal, pour choisir la meilleure ou le meilleur".

Nicolas Sarkozy fait attention. Car, selon un récent sondage IFOP pour le JDD réalisé le 24 novembre 2006, le président de l'UMP appraraît comme le principal responsable des tensions qui ont eu lieu au sein de la droite.

L’UMP a donc dû agir pour occuper le devant de la scène. Ça commence par la scène médiatique. Le patron de l’UMP était l’invité du JT de TF1, jeudi 23 novembre, où il a appelé au « débat ».

Ça continue avec la mise en place d’un calendrier de désignation du candidat UMP pour 2007. Mercredi 22 novembre, au terme du bureau politique du parti, les responsables ont décidé :

-de fixer la date limite du dépôt de candidatures au 31 décembre 2006. Initialement, Nicolas Sarkozy avait laissé entendre que le dépôt serait clos le 5 décembre.

Il s’agit bien là d’un geste de conciliation adressé à la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, après les passes d’armes qui ont eu lieu, la semaine dernière, entre le numéro 2 et le numéro 3 du gouvernement de Dominique de Villepin. Nicolas Sarkozy semble vouloir ménager MAM qui a plusieurs fois manifesté son désir de se prononcer - sur sa participation éventuelle à l’élection - au début de l’année prochaine.

-le congrès d’investiture du candidat de l’UMP, élu par ses quelque 290 000 adhérents à jour de cotisation reste programmé le 14 janvier.

-et grande nouveauté : l’organisation de forums régionaux thématiques, tout au long de décembre, dans différentes villes de France… histoire officiellement d’enrichir le débat ; histoire officieusement de ne pas s’inscrire en faux contre la « démocratie participative » prônée par Ségolène Royal.

Avec ce slogan, la candidate officielle du PS, a réussi à donner d’elle-même, l’image d’une candidate qui se veut proche des citoyens. Ces citoyens auxquels elle dit vouloir rendre la parole. Et avec ce slogan, c'est bien Nicolas Sarkozy qu'elle semble attaquer en prônant une nouvelle manière de faire la politique ; histoire de revendiquer, elle-aussi, la « rupture »...

par Marion Mourgue publié dans : Eclairage
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Jeudi 23 novembre 2006

 Jean-Christophe Lagarde, qui s’exprimait au nom du groupe UDF à l’Assemblée nationale, mercredi 22 novembre, a expliqué que le vote des députés centristes se fera « au vu de l’ensemble des débats ». Il a jugé « utiles » certaines dispositions du projet de loi de Nicolas Sarkozy sur la prévention de la délinquance.

 

 

Voteront ? Voteront pas le projet de loi sur la prévention de la délinquance?

Les députés de l’UDF ont modéré leur propos sur le texte défendu par le ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, après la prise de position, mardi, du porte-parole du parti. Lors de son point de presse hebdomadaire, François Sauvadet avait déclaré : « Nous ne voterons pas ce texte, ce sera pour l'essentiel un vote contre ».

Pourtant, moins de vingt-quatre après, le député de Seine-Saint-Denis, Jean-Christophe Lagarde - qui s’est exprimé au nom du groupe UDF à l’Assemblée nationale - a fait machine arrière. Il a expliqué que les députés centristes se prononceront « sur le vote final au vu de l’ensemble des débats », sans exclure un vote en faveur du texte : « Pourquoi être contre aujourd’hui ? ». Le député a jugé « utiles » certaines dispositions du texte, « notamment [la diversification] des mesures judiciaires » et la rapidité de leur exécution.

Le projet de loi sur la prévention de la délinquance est construit autour de deux axes ; une réforme de l’ordonnance de la loi de 1945 sur les mineurs et une redéfinition du rôle du maire comme acteur central du texte. Jean-Christophe Lagarde - lui-même élu de Drancy (Seine-Saint-Denis) - a d’ailleurs jugé « légitime et utile » que le maire puisse « coordonner les services spécialisés dans le traitement et le suivi de la délinquance ».  

Même s’il n’a pas exclut que les députés UDF déposent des amendements, il a expliqué que, selon lui, les critiques formulées à l’encontre du projet de loi, étaient plus liées à la « qualité de candidat » de Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle, qu’aux mesures elles-mêmes. Le ministre de l’Intérieur - présent dans l’Hémicycle - a souligné qu’il sera « attentif aux propositions que feront les députés de l’UDF ». « Le texte a besoin de tout le monde », a-t-il conclut.

 

 

par Marion Mourgue publié dans : Eclairage
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Mardi 21 novembre 2006

Quelques jours après le choix des militants du PS en faveur de Ségolène Royal, le bureau politique de l’UMP doit fixer, mercredi 22 novembre, l’agenda et le mode de désignation de son candidat, à l’élection présidentielle de 2007.  

 

" Les favoris de l’automne sont rarement vainqueurs au printemps », lançait, mi-novembre, l’ancien Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin. Difficile de ne pas y voir une allusion à l’égard de son ancien ministre, Nicolas Sarkozy, qui ne cache pas ses intentions de se présenter à l’élection présidentielle.

Pourtant, quelques jours après la victoire écrasante de Ségolène Royal, lors des primaires du PS, le président de l’UMP apparaît affaibli. Dur d’apparaître en « rupture » avec sa propre majorité qui est au pouvoir depuis 1995. Dur aussi d’incarner la rupture face à une candidate qui n’a pas eu le parcours classique du présidentiable ; ni homme, ni chef de parti, ni titulaire d’un ministère régalien, Ségolène Royal incarne, aux yeux de l’opinion publique, le « changement ».

  

La messe n’est pas dite

 

Si le président de l’UMP fait toujours figure de favori de la droite dans les sondages, il ne fait pas l’unanimité au sein de son camp. L’a-t-il fait précédemment ? Rien n’est moins sûr, mais désormais ses « amis » ne se cachent plus pour le faire savoir. Les attaques se multiplient. Jacques Chirac laisse planer le doute quant à une troisième candidature et ne prévoit de s’expliquer qu’au premier trimestre 2007. Quant à Bernadette Chirac, elle  déclare, dans Le Nouvel Observateur, que « la messe n’est pas dite » pour la présidentielle de 2007. Quand on sait que la première dame de France avait prévu - bien avant les autres- que Jean-Marie Le Pen serait au second tour, en 2002, on se demande si cette fois, elle a vu juste.

Le Premier ministre, Dominique de Villepin, ne dit d’ailleurs pas autre choses : « Je ne crois pas que les Français soient entrés dans le choix présidentiel », a-t-il souligné sur le plateau de Ripostes, dimanche 19 novembre, avant d’ajouter que « rien n’est joué » et qu’il ne faut pas « figer les choses ».

Un jeu d’autant moins figé, que la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, laisse planer le doute sur son éventuelle participation : "Je m'exprimerai sur ma candidature au début de l'année prochaine", affirme-t-elle dans Le Journal du Dimanche du 19 novembre.

 

Contestation interne

 

Face à cette contestation interne qui s’organise et se médiatise, les partisans de Nicolas Sarkozy s'agacent et se servent des sondages pour répondre. L’un des derniers publiés - le sondage Ipsos-Le Point effectué du 17 au 19 novembre - rappelle l'écrasante supériorité du président de l'UMP : 77 % des sympathisants de l'UMP affichent leur préférence pour Nicolas. Sarkozy, loin devant Michèle Alliot-Marie (17 %) et Dominique de Villepin (6 %). Mais les sarkozystes insistent moins sur la deuxième partie du sondage qui montre que 49 % des Français souhaitent un deuxième candidat UMP à l'élection présidentielle, tout comme 34 % des sympathisants UMP. Ce n’est que le 14 janvier que les militants désigneront le candidat UMP pour la présidentielle. D’ici là, l’offensive anti-Sarkozy pourrait gagner du terrain.

 

 

 

par Marion Mourgue publié dans : Eclairage
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Texte Libre

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