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Marion Mourgue

Mon projet ?

Proposer une information vérifiée sur la politique française à partir d'analyses personnelles. Articles, photos, vidéos... Autant de manières de revenir sur l'actualité.  Sans m'interdire de mettre en ligne les articles publiés, sur lesquels j'ai aimé travailler.


Bonne lecture et n'hésitez pas à laisser vos commentaires.

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Dimanche 31 décembre 2006

L'Elysée, Nicolas Sarkozy y pense et « pas seulement en me rasant », répond-il le 20 novembre 2003, sur le plateau de "Cent minutes pour convaincre" (France 2). Le mot est lâché, il sera repris par tous les médias. Depuis, l'actuel ministre de l'Intérieur a cherché à se construire une image de présidentiable et devrais-je dire d'unique présidentiable. C'est là que le bât blesse.

                                             Sarkozy_6                             S_gol_ne_Royal

Alors qu'une autoroute semblait tracer jusqu'en 2005 pour le mener à la victoire, sans concurrent direct, Nicolas Sarkozy a vu surgir une multitude d'embûches sur son chemin. La première : Ségolène Royal. Personne ne l'attendait ; pourtant elle a réussi à évincer les éléphants du PS de la course à l'investiture du parti, qu'elle a décrochée dès le premier tour. Et elle réussit - pour l'instant - un tour de force : c'est elle qui mène la danse politique. Nicolas Sarkozy est contraint de caler son calendrier sur celui de son adversaire.

Deuxième et de taille : le couple Chirac/Villepin. Affaibli certes, notamment après la crise du CPE, mais pas anéanti. Les sondages le prouvent. Petit à petit, les deux figures de l'exécutif gagnent quelques pourcentages. Et même si personne ne croit réellement à une troisième candidature de Jacques Chirac en 2007, le principal intéressé n'a toujours pas levé le voile sur ses intentions; fier de pouvoir garder prise sur le jeu politique actuel.

                       Photo : villepin-chirac-sarko.jpg

Dur! Dur! la famille politique : troisième embûche. Entre ceux qui ne veulent pas décrocher, ceux qui remontent dans les sondages, ceux qui ne tranchent pas - comme MAM candidate? - et ceux qui font un tabac auprès de l'opinion publique. J'ai nommé Jean-Louis Borloo, ministre de la Cohésion sociale. le baromètre mensuel IFOP / Paris Match, rendu public le 7 décembre, le plaçait en tête des personnalités de droite les plus appréciées des Français... devant Nicolas Sarkozy. Presque un crise de lèse-majesté.  

Et le coprésident du Parti radical, associée à l'UMP depuis 2002, compte bien jouir de sa popularité pour monnayer son ralliement au candidat Sarkozy. "Sarkozy a intérêt à laisser aller quelqu'un sur sa gauche, donc au centre, surtout depuis l'intronisation de Ségolène Royal", conclut Jean-Louis Borloo, fier de "l'image sociale" dont il jouit dans la majorité et de la baisse du taux de chômage. Il est, selon les chiffres officiels, passé à 8,7 % (contre 8,8 % les mois précédents) en décembre, soit son plus bas niveau depuis juillet 2001.

Dernière embûche... les soutiens politiques.

Parfois plus encombrants qu'indispensables. Le chanteur Doc Gyneco a été condamné à payer une amende de 700 000 euros, dans le cadre d'un redressement fiscal. Johnny Hallyday s'exile en Suisse car il en "a marre de payer 70 % d'impôts". Quant à l'animateur Pascal Sevran, il a déclaré dans un interview à Nice-Matin, Var-Matin et Corse-Matin, le 2 décembre : "L'Afrique crève de tous les enfants qui y naissent sans que leurs parents aient les moyens de les nourrir. Je ne suis pas le seul à le dire. Il faudrait stériliser la moitié de la planète !"

                                                                    

Pas facile, cette fin d'année 2006.     

 

par Marion Mourgue publié dans : Eclairage
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Samedi 30 décembre 2006

Corinne Lepage a-t-elle copié Nicolas Sarkozy?

La question mérite d'être soulevée après les déclarations de l'ancienne ministre de l'Environnement dans Le Parisien du 26 décembre 2006. La présidente de Cap 21 et candidate à l'élection présidentielle a souhaité que l'année 2007 soit celle de la "révolution douce".

Cette formule ne vous rappelle-t-elle rien? Elle ressemble étrangement à celle utilisée par le ministre de l'Intérieur qui prône la "rupture tranquille". Difficile de ne pas y voir une même référence au changement... dans la continuité.

Etrange, me direz-vous. Si l'on cherche le changement, c'est bien pour faire autrement. Oui. Mais en ces temps de campagne électorale, les candidats ne veulent pas effrayer l'électeur. Ni heurter la susceptibilité de leurs "amis" politiques, dont ils pourraient avoir besoin dans l'optique d'un ralliement.

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Vendredi 29 décembre 2006
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Dimanche 24 décembre 2006
Le FN ne s'est jamais aussi bien porté, dans les sondages. 26% des sondés se disent "tout à fait ou plutôt d'accord" avec les idées de Jean-Marie Le Pen, soit le niveau le plus élevé depuis dix ans, à l'exception de mai 2002 (28%), selon l'étude réalisée par TNS-Sofres pour Le Monde et RTL et rendue publique mi-décembre.

La politique de Marine Le Pen, vice-présidente du parti, semble avoir porté ses fruits. Depuis 2002, elle a cherché à élargir le lectorat du FN et à populariser ses idées en les "dédiabolisant". La dernière campagne du parti pour la présidentielle de 2007 en est une claire illustration.

Humeur joviale, ambiance festive, couleurs pastelles : rien ne détonne, rien ne choque.
Jean-Marie Le Pen, le pas alerte, entouré de jeunes, de seniors, de blancs et de métisses. Le message est clair - d'après l'affiche : il est aimé de tous, il est suivi par tous.
Pas si sûr... Depuis mars 2006, le FN ne dirige plus aucune circonscription. Le maire de Chauffailles (Saône-et-Loire), Marie-Christine Bignon, a quitté le FN pour rejoindre le MPF de Philippe de Villiers faisant de facto perdre au FN la dernière mairie qu'il détenait encore en France.
par Marion Mourgue publié dans : Eclairage
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Samedi 23 décembre 2006
Nicolas Hulot est devenu incontournable dans le débat politique. En quelques semaines, il est passé du statut d’animateur télé à celui de porte-parole de la défense de l’environnement et même candidat potentiel. Les prétendants à l’Elysée se l’arrachent, sa caution devient indispensable, son pacte écologique est signé par les partis de gauche comme de droite.

Alors que les Verts s’enfoncent dans les sondages, Nicolas Hulot, lui, a décollé. Début décembre, il a obtenu 87% de bonnes opinions dans un sondage IFOP/Paris Match ; un record qui suscite l’inquiétude des Verts, crédités de 2% des intentions de vote. C’est là une différence majeure, remarquent les instituts de sondage : « Il y a une différence entre l’appréciation (que l’on peut avoir d’une personnalité) et la traduction en termes d’intentions de vote », souligne Jean-Daniel Lévy, directeur des études à CSA. « Et ça change tout », explique Jean-François Doridot Directeur adjoint d’Ipsos Public Affairs, avant d’ajouter : « Il faut comprendre que Nicolas Hulot bénéficie d’une popularité importante parce qu’il est en dehors du jeu politique », et en dehors du débat gauche/droite : « Tant qu’il n’est pas candidat, les principaux concurrents se positionnent gentiment autour de lui ».

La popularité de Nicolas Hulot est d’autant plus grande actuellement que ses idées sur la protection et l’environnement apparaissent très consensuelles. Pour beaucoup d’électeurs, l’environnement, c’est lui. « Si on dit oui à l’environnement, c’est lui qui apparaît porteur de ce message et il jouit d’une forte notoriété », souligne Jean-Daniel Lévy.

Ira, ira pas?

La démarche de Nicolas Hulot n’était pourtant pas initialement conçue pour le mener à entrer dans la course présidentielle. Il cherchait à promouvoir ses idées et à les imposer dans la campagne ; la machine s’est emballée. L’intéressé est entré dans « une phase de réflexion », explique Mathilde Oudain, de la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l’homme. Une phase de réflexion avant qu’il ne rende public sa décision, en janvier.

Et aujourd’hui les pronostics vont bon train sur une éventuelle candidature.
Les candidats de gauche l’en dissuadent de peur d’être affaiblis : « Nicolas Hulot a tendance à prendre des voix à gauche alors qu’historiquement il était perçu comme proche de Jacques Chirac » explique Jean-Daniel Lévy pour CSA. Pourtant, en se prononçant en faveur de Nicolas Hulot, les électeurs n’ont pas l’impression de se disperser. « Voter pour lui n’apparaît pas comme un risque d’affaiblir la gauche, à la différence de Voynet », conclue Jean-Daniel Lévy. Alors ira, ira pas ? Son attaché de presse, Manuela Lorand, s’agace : « Il se décidera en janvier ».
par Marion Mourgue publié dans : Eclairage
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Texte Libre

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