La diversité entre dans la vie politique

Publié le par Marion Mourgue

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Rama Yade, Fadela Amara, Rachida Dati... Trois femmes, trois symboles. Membres du gouvernement Fillon, elles sont présentées comme les porte-drapeaux de la diversité. 

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Si la diversité ne vient pas par le bas, il faut que je l'impose par le haut", déclare le président de la République, fin octobre, en évoquant la nomination de Rachida Dati comme garde des Sceaux. Alors que ces nominations font grincer des dents à l'UMP, Nicolas Sarkozy, lui, se frotte les mains d'avoir réalisé un "coup" politique en nommant des femmes politiques françaises d'origine étrangère. Des nominations symboliquement fortes qu'on se serait attendu à voir à gauche.

Conscients d'avoir raté le coche, les socialistes tentent, eux, de se rattraper pour les municipales.  "Ce que nous voulons, c’est que nos listes soient à l’image du parti et de la société", explique Bruno Leroux, le secrétaire national aux élections, lors de la convention nationale du parti, samedi 15 décembre. Le premier secrétaire, François Hollande, ajoute : "La diversité, ça nous permettra de convaincre et de gagner les élections municipales et cantonales." 

Pourtant, les difficultés se font sentir sur le terrain. Seuls vingt candidats issus de la diversité ont été investis par la convention nationale pour être têtes de liste en mars 2008 (notamment à Évreux, Vernon, Vénissieux, Garges-lès-Gonnesse, Paris 1er, Marseille 14e, Troyes, Vaulx-en-Velin...). Des villes où la victoire du PS est loin d'être acquise.

Trois femmes, trois symboles. Avec en creux, l'incapacité du PS à laisser une vraie et massive place aux hommes et femmes issues de l'immigration. Frileux, le PS ? Mal à l'aise, certainement.

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