Une pléiade de postulants au PS

Publié le par Marion Mourgue

Une pléiade de postulants au PSECLAIRAGE

Qui sera le prochain Premier secrétaire du parti socialiste? Difficile de le dire aujourd'hui tant la compétition s'annonce vive. Une certitude : ils sont nombreux à convoiter le fauteuil que François Hollande a occupé pendant dix ans et qu'il s'apprête à laisser vacant après le prochain congrès du PS.

La compétition pour le leadership socialiste se règle généralement en petit comité : à deux ou trois tout au plus. A l'heure actuelle, le nombre des prétendants dépasse la dizaine. Comme l'avait déclaré Laurent Fabius en décembre dernier : "Il faudra s'inquiéter quand le nombre des aspirants premiers secrétaires dépassera celui des militants". Cette fois-ci, Laurent Fabius n'est pas candidat... mais c'est bien le seul ! En attendant, au PS, beaucoup redoutent un affrontement Royal / Delanoë, à l'image de ce qui s'était passé au Congrès de Rennes, en 1990, avec un affrontement Jospin / Fabius.

Revue des candidats.

Dernier déclaré : Julien Dray. Le député socialiste de l'Essonne a laissé entendre, vendredi 26 janvier, au cours d'une cérémonie de voeux aux habitants de Sainte-Geneviève-des-Bois qu'il briguerait la tête du parti en prenant "toutes [ses] responsabilités dans le moment qui vient". Une façon assez claire de se lancer dans la course.
"J'ai décidé d'aller jusqu'au bout de mes convictions et de mon idée. Mon idée est que, dans mon parti, il faut une génération nouvelle et que je ne suis pas forcément le moins bien placé pour commencer ce travail. Les militants décideront. C'est de ma responsabilité après ces longues années."
Ségolène Royal. Candidate en 2007, elle n'a jamais caché ses intentions pour 2012. Début janvier, elle a laissé entendre qu'elle ferait acte de candidate à la direction du PS, en se disnat prête à "aller jusqu'ai bout de ce qu'[elle] avait entamé au cours de cette campagne présidentielle pour rénover la gauche". Avant d'ajouter : " Si je suis capable de rassembler les socialistes sur cette offre politique, j'irai jusqu'au bout de cette démarche".

Bertrand Delanoë ne dit mot mais y songe aussi. Pour l'actuel Maire de Paris qui souhaite sa réélection en mars prochain, il lui est interdit de monter au créneau sous peine d'offrir des munitions à la canidate de l'UMP, François de Panaf
ieu. Mais pour résumer : si Ségolène Royal y va, il ira aussi.

Pierre Moscovici : faut-il interpréter la nouvelle barbe du député du Doubs comme la volonté de se donner un style de premier secrétaire? En tout cas, le député socialiste a clairement annoncé la couleur. Début janvier, ce proche de Dominque Strauss-Kahn a déclaré qu'il était "prêt" à occuper le poste comme candidat alternatif à Ségolène Royal ou Bertrand Delanoë.

"Oui, cela m'intéresse. Je ne fais pas semblant. Il faut d'autres perspectives qu'un combat des chefs. Il faut des hommes et des femmes capables de se dévouer totalement à un programme de travail pour le Parti socialiste, la rénovation de sa pensée, de son discours, la réflexion sur ses alliances et la création d'une machine politique plus efficace qu'elle ne l'est aujourd'hui. Moi, je suis prêt à faire cela."

Autre proche de Dominique Strauss-Kahn, aujourd'hui patron du FMI : Jean-Christophe Cambadélis. A la tête du courant Socialisme et Démocratie, le député de Paris tente de fédérer fabiusiens, rénovateurs et jospinistes pour l'emporter. Ce socialiste réfléchit aussi à une direction collégiale destinée à empêcher le match Royal / Delanoë.

Et pour empêcher ce match, un grand nombre de socialistes serait heureux de désigner une personnalité neuve, qui fasse consensus. Profil souhaité : ceux qui ne lorgnent sur rien en 2012. Comprendre la génération des quadras qui attendra son tour pour être candidat à la présidentielle. On trouve alors Manuel Valls, 45 ans et député - maire d'Evry (Essonne). Ses intentions sont claires : il se pose en recours. Comme Vincent Peillon, 47 ans et député européen, qui se targue de pouvoir réunir partisans de Ségolène Royal, de François Hollande et des rénovateurs. Quant à Benoît Hamon, 40 ans et lui aussi député européen, il se trouve à la gauche du PS. L'ancien membre du Mouvement des Jeunes socialistes peut prétendre au soutien du Nouveau Parti socialiste et de certains fabiusiens car il avait soutenu Laurent Fabius aux primaires de 2007 contre Ségolène Royal.

L'ennui pour ces trois quadragénaires : leurs troupes sont clairsemées au sein du parti. Sans l'appui d'autres courants, ils ne pourront pas peser sur les débats. Enfin il reste les quinquas, fidèles soutiens des ténors de premier rang. On y trouve François Rebsamen, 56 ans, proche de Séolène Royal et de François Hollande ou Michel Sapin, 55 ans et rocardien de la première heure,  n'est "pas demandeur". Mais le député de l'Indre, parlementaire respecté, ne dément pas non plus quand son nom est cité pour occuper le poste de Premier secrétaire. Proche de Ségolène Royal, il lui avait récemment déconseillé de se lancer dans la bataille de la Rue Solférino... On connaît la suite.









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octave boucave 28/01/2008 17:49

un bien belle machine à perdre pour les grandes échéances en vérité mais pour gagner les scrutins locaux les talents ne manquent pas ... ce manque d'éfficacité stratégique au niveau de l'ensemble du parti est regrettable , un leader incontesté se chargerait d'épurer le parti de ses lieutenants trop ambitieux , et cela fait peur , donc on reste sur une guerre de position dans sa tranchée , et le temps passe ...

arno 27/01/2008 17:37

Bonjour, j'ai visité votre blog et j'ai trouvé que vous publier de bon article en général, cela vous diriez-il de mettre un lien entre nos 2 blogs? MON BLOG: http://segoleneroyal2012.over-blog.fr/ J'attends votre réponse !!! et bonne continuation !!!