Municipales : les villes qui pourraient changer de majorité

Publié le par Marion Mourgue

Municipales : les villes qui pourraient changer de majoritéEN BREF

Revue rapide des principaux duels gauche-droite pour ces élections municipales.

C'est peut-être à Marseille que les socialistes enregistreront leur victoire la plus symbolique, à l'image de Paris et Lyon en 2001. A Marseille le vice-président de l'UMP, Jean-Claude Gaudin, fait campagne pour un troisième mandat, contre le candidat socialiste, Jean-Noël Guérini, président du conseil général des Bouches-du-Rhône. Les derniers sondages les donnent au coude-à-coude. Sur place, il faudra néanmois compter sur un FN fort aujourd'hui de 10 % des intentions de vote et de 14 % dans les quartiers populaires. 

Autre ville du Sud, autre ville à enjeu : Toulouse. Le maire sortant, Jean-Luc Moudenc, centriste apparenté UMP, paraît en mauvaise posture face à son rival du PS, Pierre Cohen. Les socialistes guettent aussi la victoire dans cette 4è ville de France où Ségolène Royal a obtenu plus de 57 % des voix à la présidentielle, en mai. 

Autre ville disputée par la gauche et la droite: Strasbourg. Le "tandem" - Fabienne Keller, maire sortante UMP et Robert Grossmann, président de la Communauté urbaine de Strasbourg et maire délégué de la ville - est donné perdant face à l'ancien maire socialiste, Roland Ries. Le MoDem, emmené par Chantal Cutajar, ancienne adjointe de la majorité sortante - mais sur une ligne très opposée au "tandem"- aura le rôle d'arbitre. Affaire à suivre...

Situation également compliquée à Saint-Étienne, où le maire sortant, Michel Thiollière (UMP-Rad), est opposé à une liste issue de sa propre majorité, dirigée par le MoDem Gilles Artigues. 

À Caen, où Ségolène Royal avait réalisé un score de plus de 55 % au second tour des élections présidentielles, la maire sortante (UMP) Brigitte Le Brethon sera opposée à une liste Nouveau Centre emmenée par Luc Duncombe et à la liste du PS conduite par le président (PS) de la région Basse-Normandie, Philippe Duron. Actuellement, Philippe Duron et ses colistiers sont donnés gagnants. 

À Rouen, le maire centriste Pierre Albertini, qui brigue un second mandat, est donné perdant dès le 1er tour face à la nouvelle députée socialiste fabiusienne Valérie Fourneyron. 

À Belfort, l'héritage de Jean-Pierre Chevènement, qui a démissionné après son échec aux élections législatives de juin, est âprement convoité. Damien Meslot pourrait profiter de la division de la gauche (un candidat MRC, un PS). 

Le Nouveau Centre Nicolas Perruchot, qui avait pris à Jack Lang la ville de Blois, par... 37 voix d'avance, aura face à lui une liste MoDem. La gauche, emmenée par Marc Gricourt (PS), espère prendre sa revanche dans cette ville qui a donné une courte avance à Ségolène Royal à la présidentielle. 

Le Havre peut aujourd'hui être gagnée par le PCF, une ville que les communistes ont dirigé jusqu'en 1995. Leur candidat, le député Daniel Paul, figure en bonne position dans les sondages face au maire UMP sortant, Antoine Rufenacht. 

Et tous les yeux seront aussi tournés à Pau. Le président du MoDem, François Bayrou, a pris sur sa liste la première adjointe socialiste de son concurrent, le maire sortant Yves Urieta, soutenu par l'UMP au titre de "l'ouverture" politique prônée par Nicolas Sarkozy. Le maire sortant Yves Urieta est largement distancé dans les sondages et le match devrait se disputer avec la candidate PS, la députée socialiste Martine Lignières-Cassou. 

Et naturellement toutes mes excuses pour toutes les villes que je n'ai pas évoquées. Vos éclairages sur d'autres villes sont les bienvenus. Merci et bonne lecture!

 

Publié dans En bref!

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Mehdi 09/03/2008 20:18

Et Valérie Fourneyron (PS) l'emporte à Rouen dès le premier tour !

Marion 09/03/2008 17:07

Merci Mehdi pour ces info!

Mehdi 07/03/2008 12:16

Merci pour ce tour d'horizon Marion. Pour ce qui est de Rouen, le centriste Pierre Albertini va sûrement payer son soutien à Nicolas Sarkozy lors du deuxième tour de la présidentielle. De plus, depuis sept ans qu'il dirige cette ville, sa cote de popularité n'a eu de cesse de fondre. Notamment en raison de projets urbains très contestés comme celui du Palais des Congrès ou la construction d'une grande médiathèque dans un quartier sensible de la rive gauche, relativement éloigné de l'hypercentre.Quant à Valérie Fourneyron, elle bénéficie d'une belle popularité liée à un travail de terrain de longue haleine (on la voit sur tous les fronts depuis de nombreux mois). Elle devrait globalement  bénéficier du soutien des classes moyennes et ouvrière tandis que Pierre Albertini pourra compter sur le vote traditionnel des retraités dont il prend grand soin depuis le début de son mandat.