Res Politica http://marionmourgue.over-blog.com/ 2006-11-10T14:26:02Z over-blog.com Atom 1.0 Generator http://accel6.fdata.over-blog.com/99/00/00/01/img/avatar.png Res Politica propose aux Internautes une information vérifiée sur la politique française, à partir d'analyses personnelles et non d'une compilations de dépêches ou d'articles. Articles, images, vidéos, sons... autant de manières d'aborder l'actualité. http://marionmourgue.over-blog.com/article-20334053.html 35 heures: le débat s'invite à l'Assemblée nationale 2008-06-10T19:36:39Z 2008-06-10T18:37:00Z Marion Mourgue http://www.over-blog.com/profil/blogueur-55969.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/48/66/15/logos/LOGO-eclairage-150px.jpg" />ECLAIRAGE Le débat à l'Assemblée nationale s'est principalement porté, ce mardi, sur deux questions : celle de la représentativité syndicale et celle du temps de travail. Les représentants des organisations patronales et syndicales - Medef, CGPME, CGT et CFDT - sont d'ailleurs venues en parler, ce matin, devant les députés UMP. A l'issue de leur réunion, syndicats et députés étaient unanimes pour souligner la qualité du débat. Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, appelait même à construire un lien durable &quot;entre démocratie politique et démocratie sociale&quot;. Le mieux dans le meilleur des mondes? Oui pour la question de la représentativité syndicale, qui constitue le premier point du projet de loi du gouvernement présenté en Conseil des ministres, la semaine prochaine. Le second point, en revanche, cristallise les tensions. En ligne de mire: la durée du temps de travail, c'est-à-dire les 35 heures. Le ministre du Travail Xavier Bertrand ne cache pas que le gouvernement veut &quot;aller plus loin&quot; que les partenaires sociaux &quot;pour simplifier légalement les choses&quot; sur le temps de travail. &quot;Sur la partie représentativité, financement, il y a un accord entre les partenaires sociaux (...); sur le temps de travail, nous avons aussi le droit de ne pas être d'accord sur tout&quot;, a indiqué Xavier Bertrand, estimant qu'il fallait &quot;assumer les divergences&quot; sur cette question. &quot;Nous disons très clairement: nous voulons aller plus loin pour simplifier légalement les choses&quot;. Avant de rappeler que pendant sa campagne électorale, Nicolas Sarkozy avait répété qu'il voulait &quot;garder la durée légale du travail à 35 heures&quot;, &quot;essentiel pour mieux payer les heures supplémentaires à partir de la 35e heure&quot;, tout en sortant de ce &quot;carcan&quot;. Il a aussi expliqué que &quot;tout accord dans les entreprises sur le temps de travail, il faudra un accord des salariés et des représentants des salariés&quot; et qu'un chef d'entreprise n'aura &quot;pas de possibilité de changer les choses tout seul&quot;. Avant de conclure: &quot;Nous l'avons dit depuis un an et demi, personne n'est pris par surprise&quot;. Le ministre a répété qu'il était inutile de dissocier cette question de celle de la représentativité syndicale car cela &quot;retarderait l'examen d'un des textes&quot;, comme l'avait demandé le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque. Dans les couloirs de l'Assemblée, Bernard Thibault (CGT), lui, exprimait sa colère. Il disait, en sublstance: Le gouvernement nous dit de négocier. Et on s'aperçoit que si le résultat de la négociation lui convient, il la reprend. Sinon, il applique sa propre conclusion. Avant d'ajouter: &quot;Si nous négocions avec le revolver sur la tempe, c'est l'indépendence des syndicats qu iest en jeu. C'est la première fois qu'un texte de loi impose la date d'un nouveau conflit social&quot;, prévu la semaine prochaine. Le désaccord entre organisations salariales et la majorité pourrait s'accroître. Jean-François Copé, en tant que président du groupe UMP de l'Assemblée, a assuré le gouvernement du plein soutien de la majorité sur cette question, car &quot;il y a urgence à avancer pour trouver les mesures permettant d'aller chercher un point de croissance et le plein emploi. Les 35 heures ont fait beaucoup de mal à notre pays&quot;. http://marionmourgue.over-blog.com/article-20333642.html Le Nouveau Centre s'insurge contre les "pressions" de l'UMP 2008-06-10T18:36:01Z 2008-06-10T18:23:00Z Marion Mourgue http://www.over-blog.com/profil/blogueur-55969.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/48/66/15/logos/LOGO-eclairage-150px.jpg" />ECLAIRAGE Comme tous les mardis, la conférence du président du groupe Nouveau centre à l'Assemblée nationale, François Sauvadet, se tenait dans la salle des Quatre Colonnes. Après avoir rapidement commenté l'actualité, François Sauvadet s'est insurgé contre les &quot;pressions&quot; du groupe UMP, qu'il a fermement dénoncées. Avant d'appeler au &quot;respect de chacun&quot; et à des &quot;règles du jeu beaucoup plus claires&quot; au sein de la majorité présidentielle. Ces propos, a-t-il dit, soulignent la &quot;grogne des députés du Nouveau Centre&quot; qui &quot;ont très mal vécu les pressions exercées par le groupe UMP pour tenter de récupérer, au sein du groupe UMP à l'Assemblée, un élu du NC dans le Rhône&quot;, Raymond Durand.   Ce candidat du NC, a été élu le 1er juin député de la 11ème circonscription du Rhône lors d'une élection partielle après l'invalidation de l'élection de Georges Fenech (UMP), dont il était le suppléant. Précisant que M. Durand était délégué départemental au NC, François Sauvadet a souligné qu'il avait &quot;été élu grâce à l'engagement de toute la majorité&quot;. &quot;Raymond Durand est Nouveau Centre, il siège avec le Nouveau Centre&quot;, a-t-il ajouté, le visage fermé. &quot;La conception du fonctionnement d'une majorité, c'est d'avoir le respect de chacun et des idées qu'il porte. Nous ne sommes pas à l'UMP et nous n'avons pas l'intention d'y rentrer demain&quot;, a-t-il lancé. Le président du groupe centriste a également cherché à mettre le poids de son groupe dans la balance: &quot;On oublie que le Nouveau Centre existe et qu'on a besoin de lui pour gagner les batailles futures&quot;. A commencer par le vote de la réforme des institutions, les élections sénatoriales et européennes... http://marionmourgue.over-blog.com/article-20086320.html Sarkozy: Cohabitation au sein de la majorité 2008-06-01T22:31:55Z 2008-06-01T22:17:00Z Marion Mourgue http://www.over-blog.com/profil/blogueur-55969.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/48/66/15/logos/LOGO-bref-150px.jpg" />EN BREF Visites sur le terrain à la France qui se &quot;lève tôt&quot;,  interview accordée à la première radio de France, déplacements en province... On se croirait en campagne présidentielle voire en période de cohabitation quand il faut sans cesse garder un temps d'avance sur son adversaire politique. Le président Sarkozy compte bien reprendre la main sur sa majorité et faire seul, dit-il, le sale boulot. Sous-entendu: puisque les autres ne le font pas. Les autres? Fillon, Copé, Devedjian, les députés UMP... En un mot: le clan du président. Etrange situation politique qui s'apparente à une cohabitation d'un nouveau genre. Celle du chef de l'Etat avec sa propre majorité. Une majorité qui revendique sa liberté de parole et qui conteste, sur certains gros chantiers, l'autorité du président comme son manque de considération. http://marionmourgue.over-blog.com/article-19946572.html PS : La guerre des candidats est déclarée 2008-06-01T22:17:32Z 2008-05-30T21:43:00Z Marion Mourgue http://www.over-blog.com/profil/blogueur-55969.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/48/66/15/logos/LOGO-eclairage-150px.jpg" /> ECLAIRAGE Le duel pour la direction du PS est lancé entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë. Les deux ténors qui visent le poste de premier secrétaire au congrès de Novembre ont déclenché les hostilités sur le thème du &quot;libéralisme&quot;. Dans son livre paru le 22 mai, &quot;De l'audace!&quot;, Bertrand Delanoë s'est proclamé &quot;libéral et socialiste&quot;, soulignant son attachement à la défense et à la conquête des libertés. Ségolène Royal ne déclarait pas autre chose dans une interview accordée au Point, daté du 27 mars: &quot;les véritables héritiers de la belle tradition du libéralisme politique, l'autre nom de la démocratie, sont à gauche&quot;. Pourtant, ces derniers jours, elle expliquait que sa &quot;conviction c’est qu’au XXIe siècle, être libéral et socialiste, c’est totalement incompatible&quot;. Avant d'enfoncer le clou, le 25 mai, sur Canal+. Selon elle, le mot libéralisme est &quot;tellement chargé et tellement synonyme aujourd’hui de capitalisme débridé et de dégâts, d’écrasement des bas salaires&quot; et &quot;de creusement des inégalités&quot;, qu’il n’est &quot;pas possible d’aller le réhabiliter&quot;. Des déclarations contradictoires qui ont semé le trouble au sein du parti socialiste. Pourquoi un tel revirement? La réponse est peut-être à trouver du côté du Premier secrétaire du PS. Dans sa tribune du 30 mai publiée dans le Monde, François Hollande a écrit: &quot;Je sais aussi que l'unité (au sein du PS) est un combat, tant la propenseion aux querelles - parfois tactiquement récurrente - est entretenie&quot;. Le mot tactique est lâché. Il en appelle un autre: stratégie. Les deux socialistes savent qu'il n'y aura pas de salut pour le perdant. Ni Delanoë, 57 ans, ni Royal, 54 ans, ne veulent et ne peuvent se permettre de laisser passer leur chance à la prochaine présidentielle de 2012. Trop risqué en ces temps où le renouvellement des générations est réclamé par l'opinion publique. Par conséqunt, chacun cherche à inscrire sa candidature comme légitime et nécessaire. Forte des 17 millions de voix obtenues au second tour de la présidentielle, il y a un an, Ségolène Royal n'a aucun intérêt à laisser s'installer la candidature de Delanoë, à attendre celle de Dominique Strauss-Kahn, Martine Aubry ou François Hollande. Mais, ce faisant, elle accélère la virulence du front &quot;anti-Royal&quot;. Par conséquent, à moins de six mois du Congrès, Ségolène Royal sait qu'elle doit parer les reproches récurrents qui lui sont adressés sur son absence d’esprit d’équipe. Pour Bertrand Delanoë, l'enjeu consiste à crédibiliser une candidature « constructive », sans apparaître comme un simple barrage. http://marionmourgue.over-blog.com/article-19926407.html Intervention de Sarkozy à la radio pour défendre sa politique 2008-05-27T19:09:17Z 2008-05-27T09:37:00Z Marion Mourgue http://www.over-blog.com/profil/blogueur-55969.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/48/66/15/logos/LOGO-eclairage-150px.jpg" />ECLAIRAGE Un mois après son intervention télévisée qui refermait une parenthèse de relative discrétion médiatique, Nicolas Sarkozy a décidé de s'occuper du service après-vente des réformes. Il était ce matin l'invité de RTL, pendant une heure. Une heure pour défendre sa politique et tenter de reprendre la main dans les sondages, en abordant notamment l'épineux dossier du pouvoir d'achat. Le président de la République a expliqué sa venue, a-t-il dit, par son &quot;envie de parler à la France qui travaille, qui se lève tôt (...) qui ne casse pas les abris-bus, qui ne manifeste pas et qui n'en a pas pour autant moins de problèmes que les autres&quot;. Drôle de mise en bouche. Quelque peu tendu au début de l'interview, le chef de l'Etat s'est ensuite détendu. Vers la fin de l'entretien, quand Alain Duhamel faisait allusion aux tensions qui pouvaient exister avec le Premier ministre, le président a d'ailleurs plaisanté. Alors que le journaliste avait utilisé le mot &quot;divorce&quot; qui pouvait se rapporter à la vie politique comme à la vie privée, Sarkozy a rattrapé la balle au bond: &quot;heu... vous parlez de divorce??&quot;. Une manière habile de signifier que sa vie privée était harmonieuse et de contrer les rumeurs qui se mutiplient sur une détestation commune entre lui et Fillon: &quot;Vous n'arriverez pas à mettre un coin entre M. Fillon et moi. On a fait campagne ensemble, on travaille ensemble, tout se passe bien&quot;. Nicolas Sarkozy a d'ailleurs cité le nom de son Premier ministre, une dizaine de fois... ce qui n'était plus arrivé à ce point depuis longtemps. Un artifice qui n'occulte la volonté du chef de l'Etat de tenir toutes les ficelles politiques: ce matin, Sarkozy a abordé le pouvoir d'achat, comme la ligne du RER A, l'augmentation d'un plein d'essence, les 35 heures, la maîtrise des dépenses... Un patchwork de sujets d'habitude abordé par un Premier ministre, plutôt que par le président de la République. http://marionmourgue.over-blog.com/article-19926198.html Retour de vacances 2008-05-27T09:32:59Z 2008-05-27T09:31:00Z Marion Mourgue http://www.over-blog.com/profil/blogueur-55969.html Après quelques jours de vacances, me voici de retour sur le blog. L'actu a été dense ces derniers jours. Alors à suivre: un article sur le PS, un autre sur les tiraillements au sein de la majorité. Un troisième sur l'intervention de Sarkozy, ce matin à la radio. Bonne lecture! http://marionmourgue.over-blog.com/article-19523667.html Pouvoir d'achat : leçon de rattrapape pour Sarkozy 2008-05-13T15:26:03Z 2008-05-13T14:49:00Z Marion Mourgue http://www.over-blog.com/profil/blogueur-55969.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/48/66/15/logos/LOGO-eclairage-150px.jpg" />ECLAIRAGE En déplacement à Vienne, en Isère, ce mardi, le président Sarkozy a tenté la leçon de rattrapage sur le pouvoir d'achat. Attablé avec des commerçants de la région, Nicolas Sarkozy a déclaré :    &quot;Je pense que ce n'est pas foutu. Il n'y a pas de fatalité. Je dois montrer l'exemple en allant chercher le point de croissance&quot; qui manque à la France. Des propos qui contrastent avec ceux tenus par Nicolas Sarkozy le 8 janvier    et qui avaient amorcé sa chute dans les sondages : &quot;Qu'est- ce que vous attendez de moi? Que je vide des caisses qui sont déjà vides? Réduire le débat politique français à la seule question du pouvoir d'achat, c'est absurde&quot;.     Six mois, deux discours. Ce changement s'explique en partie par la chute vertigineuse subie par le chef de l'Etat dans les sondages. L'opinion publique avait peu goûté cette déclaration du 8 janvier, alors que Nicolas Sarkozy s'était présenté pendant sa campagne électorale comme le futur &quot;président du pouvoir d'achat&quot;. Les propos de ce mardi 13 mai marquent, au contraire, la volonté de Nicolas Sarkozy de reprendre la main sur le thème du pouvoir d'achat, préoccupation numéro 1 des Français. Et de tenter  une remontée dans les sondages.  Depuis six mois, Nicolas Sarkozy est à la traîne. . Sa cote de popularité e st stable en mai (40%) selon le baromètre mensuel Ipsos-Le Point, à paraître jeudi. . Si les opinions favorables sont &quot;stables&quot;, les opinions &quot;défavorables&quot; à la politique du chef de l'Etat progressent toutefois encore en mai, à 58% (+1), soit un niveau égal au record d'impopularité enregistré par cet institut, en février. http://marionmourgue.over-blog.com/article-19307812.html Sarkozy installe Fillon sur la scène internationale 2008-05-05T15:23:33Z 2008-05-05T14:44:00Z Marion Mourgue http://www.over-blog.com/profil/blogueur-55969.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/48/66/15/logos/LOGO-eclairage-150px.jpg" /> ECLAIRAGE Nicolas Sarkozy a décidé d'envoyer régulièrement son Premier ministre, François Fillon, à l'étranger.  Un calcul politique, qui dans l'esprit du chef de l'Etat, doit lui permettre d'occuper seul le terrain en France en écartant son principal &quot;collaborateur&quot;. Jeudi et vendredi derniers, François Fillon était à Washington, pour une &quot;visite de travail&quot; centrée principalement sur les questions économiques avec trois rencontres importantes : le patron de la Banque centrale américain (Fed), Ben Bernanke, le secrétaire au Trésor, Henry Paulson et le dîner de gala du comité des Américains juifs (American Jewish Committee, AJC). Cette semaine, Fillon se rendra à Malte et Chypre pour préparer la présidence française de l'Union européenne qui commence le 1er juillet prochain. La semaine prochaine, le 16 mai, il représentera le chef de l'Etat à Lima pour un sommet UE-Amérique latine. Un voyage express encore imposé par l'Elysée. Ces déplacements, loin de ravir le Premier ministre qui rappelle que son agenda n'est pas extensible, pourraient lui être  politiquement bénéfiques. Sarkozy se place lui-même dans le rôle d'un chef de gouvernement concentré sur les questions nationales, laissant de facto à son premier ministre la scène internationale. Une scène internationale bien utile pour se forger une stature de présidentiable. A trop vouloir écarter Fillon de la scène française, Sarkozy risque donc de le transformer en principal rival politique pour les années à venir.  Le calcul politique du court terme pourrait à long terme se révéler très coûteux pour Nicolas Sarkozy. http://marionmourgue.over-blog.com/article-19291361.html Réforme des institutions: UMP et PS cherchent le compromis 2008-05-05T15:20:28Z 2008-05-04T21:08:00Z Marion Mourgue http://www.over-blog.com/profil/blogueur-55969.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/48/66/15/logos/LOGO-eclairage-150px.jpg" /> ECLAIRAGE Le rendez-vous mardi entre Jean-François Copé et Jean-Marc Ayrault, respectivement président du groupe UMP et PS à l'Assemblée nationale, pourrait déboucher sur un accord. Au centre de la discussion: le projet de réforme des institutions souhaité par Nicolas Sarkozy et sur lequel la commission Balladur a planché. Le gouvernement espère que le texte sera discuté le 20 mai par les députés à l'Assemblée, avant d'être adoptée en juillet par le Parlement réuni, pour l'occasion, en congrès à Versailles. Pour être adopté, le texte doit être approuvé par les trois cinquièmes des suffrages exprimés par les parlementaires présents. Un vote qui n'est pas acquis car à droite comme à gauche, le texte est loin de faire l'unanimité. Côté UMP: Une partie des députés UMP estime  ne pas pouvoir voter le projet &quot;en l'état&quot;. Premier sujet qui fâche à droite: le référendum sur l'adhésion de la Turquie dans l'Union européenne. Le projet de loi constitutionnelle, s'il était voté, supprimerait l'obligation d'un référendum préalable à tout élargissement de l'UE, comme le prévoit l'article 88-5 de la Constitution. Certains redoutent la réaction de l'électorat de droite. Les élus UMP dénoncent aussi la suppression d'une déclaration de principe qui figurait dans le projet initial de la commission Balladur: le Parlement &quot;concourt à l'évaluation des politiques publiques&quot;. Une mention qui a disparu du projet soumis en Conseil des ministres, le 23 avril dernier. Les élus dénoncent un texte jugé faiblard, loin des promesses présidentielles du candidat Sarkozy, qui devait conduire à un rendorcement des pouvoirs du Parlement. Enfin, d'autres élus de la majorité critiquent l'encadrement de l'article 49-3 de la Constitution, qui permet de faire adopter un texte à l'Assemblée sans vote. Le projet de loi prévoit que le recours au 49-3 est limité aux budgets de l'Etat et de la Sécu. Côté PS : front uni contre la venue du Président dans l'Hémicycle Les élus socialistes mettent une condition préalable au vote de ce texte: la suppression de la mention autorisant le chef de l'Etat à venir s'exprimer, une fois par an, devant la représentation populaire. Depuis 1873 et &quot;la constitution de Broglie&quot;, les interventions du chef de l'Etat devant les parlementaires ont été codifiées. Le texte avait été décidé à l'époque pour limiter les pouvoirs d'Adolphe Thiers. Les élus socialistes, en 2008, redoutent la même chose avec Nicolas Sarkozy et voient en cette disposition le symbole d'une représidentialisation du régime. Selon le premier secrétaire du PS, François Hollande, &quot;le consensus est possible dès qu'on enlève cette disposition&quot;. Les élus socialistes exigent un décompte du temps d'antenne du président dans le décompte des voix politiques partisanes. Pour le PS, les temps de parole de Nicolas Sarkozy seraient donc à comptabiliser dans ceux de l'UMP. Les députés du PS souhaitent le renforcement du pouvoir de pouvoir de nomination au Conseil supérieur de la magistrature, au Conseil constitutionnel et au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA). Ils demandent des « engagements précis et datés » sur la modification du mode de scrutin des sénateurs et réclamrent l'introduction d'une dose de proportionnelle aux élections législatives. Les désaccords - nombreux dans chaque camp - pourraient paradoxamelent permettre l'établissement d'un compromis entre l'UMP et le PS. Tous unanimes sur un point: la nécessité de renforcer les pouvoirs des Parlementaires pour éviter, selon eux, de se limiter à une simple chambre d'enregistrement. http://marionmourgue.over-blog.com/article-19293768.html Royal-Delanoë: la guerre pour le PS a commencé 2008-05-04T23:07:47Z 2008-05-04T18:23:00Z Marion Mourgue http://www.over-blog.com/profil/blogueur-55969.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/48/66/15/logos/LOGO-bref-150px.jpg" /> EN BREF Ségolène Royal versus Bertrand Delanoë. Deux styles, un même objectif: la prise du parti pour devenir le candidat légitime à la présidentielle en 2012. L'un a décidé d'affirmer franco ses ambitions pour 2012, l'autre essaie de s'imposer comme incontournable. L'un est en campagne depuis plusieurs mois, l'autre a dû se retenir à cause des municipales. Aujourd'hui, Royal et Delanoë comptent peser sur le Congrès du parti, en novembre prochain, et plus largement sur le cours de la vie politique. Il y a quelques semaines, Ségolène Royal appelait les militants du PS à une &quot;consultation participative&quot; sur son nouveau site, au nom éloquent &quot;Congrès utile et serein&quot;. La candidate à la présidentielle en 2007 a retenu la leçon: il est quasiment impossible d'accéder à l'Elysée sans le soutien du parti et de ses membres. Par conséquent, la présidente de la région Poitou-Charentes sait qu'elle va devoir se constituer un réseau de soutiens parmi les élus du PS. Face à cette offensive, Bertrand Delanoë réplique avec les mêmes armes. Cette semaine, le maire de Paris, Bertrand Delanoë, dévoilera un texte &quot;d'idées&quot; préparé depuis plusieurs semaines avec ses proches: Harleme Désir, Daniel Vaillant, Jean Glavany, Lionel Jospin... Le maire de Paris, contraint pendant les élections municipales d'être discret sur la scène nationale pour ne pas mettre en péril sa réélection, a désormais les mains plus libres. Et tente de ne pas se laisser distancer par sa rivale. La bataille devrait aussi avoir lieu dans les librairies. L'année dernier, Ségolène Royal publiait son livre: Ma plus belle histoire d'amour chez vous. Le 22 mai prochain, c'est au tour de Bertrand Delanoë de sortir le sien, un livre d'entretien avec le directeur de la rédaction du quotidien Libération, Laurent Joffrin.